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Aider
une personne happée par une secte
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| AIDER
LES VICTIMES
- Vidéo:
Quelle
thérapie pour les victimes
?
- Interview
de Franceline James, psychiatre
(Genève)
La
psychiatre genevoise Franceline
James fait un parallèle fort
intéressant entre
les patients migrants - qui se
représentent les choses d'après
leur culture d'origine - et
les victimes
de sectes qui sont aux prises avec des pensées qui leur ont
été inculquées.
- Extrait
de l'émission "Faut
pas Croire" - 30 janvier 2010
- (Télévision
suisse romande TSR)
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QUE PEUT FAIRE LA JUSTICE ?
- Video:
L'avocat Me Daniel Picotin répond aux questions posées
- par
les proches d'une personne happée par un mouvement sectaire
Si
un proche a été happé par un mouvement
sectaire, quelle est l'attitude à adopter ? Peut-on
le forcer à la quitter ? Peut-on poursuivre un
tel mouvement en justice ? Maître Daniel Picotin,
spécialiste en droit des dérives sectaires
en France, donne ses conseils,
Source:
tvdroit.fr
- 20 décembre 2011
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Pour
les ex-adeptes il n’est pas toujours facile de retrouver une vie «normale»
Dénouer
l’emprise
Il
leur reste un certain nombre d’automatismes de pensées
et de comportements susceptibles de les mettre en porte-à-faux
vis-à-vis de gens qui n’ont pas vécu la
même expérience. Y compris, d’ailleurs,
vis-à-vis des «professionnels de la santé
mentale» qu’ils pourraient être amenés
à consulter, si ceux-ci ne croient pas à
la possibilité de la manipulation mentale. Il
leur faut donc commencer par repérer les automatismes
implantés par la secte.
Guérir
les phobies
Il
peut leur rester une (ou des) phobie(s) tenace(s) qu’il
convient de débloquer avec les autres automatismes,
en remontant à leur source. Précisons
qu’il est impossible de changer la personnalité
de quelqu’un... Par manipulation mentale, il faut entendre
une modification de la perception du monde. Ce type
de modification peut s’inverser assez rapidement, à
condition de trouver la clé. Dans la plupart
des cas, lire l’un ou l’autre livre sur les techniques
de manipulation et/ou sur le groupe sectaire considéré
peut suffire à dégager l’ex-adepte de
l’emprise dont il était l’objet. Rencontrer d’autres
exadeptes peut s’avérer indispensable. Il n’y
a pas de honte à demander de l’aide à
des intervenants spécialisés.
Retrouver
une temporalité
Pendant
qu’ils étaient «en secte», le cours
normal de leur histoire s’est interrompu. Il leur faut
se réinsérer dans une histoire qui n’est
ni ce qu’elle était au moment de l’interruption,
ni évidemment l’histoire dans le groupe sectaire.
C’est toute une reconstruction, qui demande beaucoup
de créativité, à la fois pour faire
la synthèse, potentialiser tous les possibles
et faire le deuil de ce qui serait devenu impossible.
Il leur faut, entre autres, remplir l’immense vide laissé
dans leurs loisirs, aussi bien que dans leur vie spirituelle,
ou encore dans leur tissu relationnel, etc.
Renouer
les liens à l’extérieur du groupe
Il
leur faut affronter les proches qui auraient été
blessés par l’épisode sectaire, dépasser
le sentiment de culpa- bilité (inutile aussi bien
qu’injustifié) pour arriver à une position
responsable, c’est-à-dire prendre sur soi de
réparer ce qui peut l’être et tirer le
positif de son expérience. Cette étape
est souvent la plus difficile, en ce sens qu’elle réclame
énormément d’énergie à des
personnes qui, souvent, sont déçues, déprimées,
fatiguées, etc.
Eviter
l’amertume
Il
reste le problème des proches qu’on laisse derrière
soi dans le groupe sectaire, et avec lesquels, trop
souvent, le contact devient difficile, voire se rompt.
Il convient de déterminer ce qui est le plus
important, de l’affection qu'on a gardé vis-à-vis
d’eux et de la haine qu’on a développée
pour le système dans lequel ils sont pris. Il
arrive régulièrement que la rupture ne
soit pas imputable au désir de l’adepte ou à
une manoeuvre du groupe, mais à la colère
qui se développe de part et d’autre, du fait
de comportements «anti-sectes». Ceci dit,
il ne faut pas tomber dans l’excès contraire
consistant à nier qu’il y ait un problème.
Source:
http://www.sos-sectes.org/index.htm
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SORTIE
DE SECTE
Résumé
d'une conférence donnée à rennes
en octobre 2004 par Philippe-Jean Parquet, professeur
de psychiatrie à l'Université de Lille,
membre du Conseil d'Orientation de la MIVILUDES et président
de l'Observatoire des drogues et de la toxicomanie.
L’appartenance
à une secte est à considérer comme
une des diverses formes d’addiction (dépendance).
C’est l'équivalent d’une appétence contraignante,
qui fait négliger tout le reste. Quand un adepte
quitte une secte, il vit un moment douloureux de rupture
; il s’ensuit chez lui un sentiment de manque, de vide
qui se double d’un vertige devant la redécouverte
de l’autonomie qui s’offre à lui. On pourrait
rapprocher cet état de celui d’un otage qui,
se sentant abandonné, peut être tenté
de sympathiser avec ses geôliers (syndrome dit
de Stockholm), d'autant plus que la secte ne manque
pas de relancer sa victime en la culpabilisant et en
la menaçant des pires catastrophes. On a pu aussi
constater des cas d’ex-adeptes qui se réfugient
à nouveau dans une autre secte, incapables qu’ils
sont de supporter leur autonomie.
L’accompagnement
Devant
de telles situations, un accompagnement s’impose: accompagnement
par des bénévoles et des profes- sionnels
spécialistes (psychologues, juristes…). Bénévoles
et professionnels doivent travailler ensemble et chacun
doit avoir un rôle identifié pour une même
stratégie. Il s’agit de faire comprendre au sujet
que le fait de quitter la secte n’est pas aussi dangereux
pour lui et son entourage que la secte a voulu le lui
faire croire, et qu’il ne s’agit pas seulement de quitter,
mais d’aller vers un état futur. Tout en accompagnant
ce mouvement, il faut toujours avoir à l’esprit
que l’histoire de la personne comporte deux phases:
avant et pendant la secte.
Avant
la secte elle avait acquis des compétences dans
divers domaines, elle avait vécu dans une société
ouverte, s’était construit une personnalité
singulière, originale, qui justement s’oppose
au mode de pensée unique des sectes. Il faut
raviver le singulier au lieu du clone.
Patiemment,
sans stigmatiser «le temps sectaire» et
même en respectant l’expérience faite dans
la secte, il faut faire comprendre que ce que le sujet
a vécu là n’est pas satisfaisant, qu’il
a été «uniformisé».
Notons au passage que pour quelqu’un né dans
la secte, l’acquisition de compétences ayant
été pauvre, la possibilité de sortie
est plus faible – l’aide devra être constante.
Quoi qu’il en soit, le travail d’accompagnement qui
fera preuve de beaucoup d’humilité, est long
et procède par petites touches sans prétention
à l’instantanéité, encore qu’il
faille être attentif aux « déclics
» éventuels.
La
question qui se pose est donc de donner une représentation
de «l’après». Le propre des sectes
étant d'immobiliser le temps, il est nécessaire
de réintroduire la notion de changement, la représentation
du futur, alors que dans les sectes millénaristes,
chez les Témoins de Jéhovah par exemple,
la fin du monde est programmée, c'est le refus
du vieillissement et parfois le blocage sur une date
(Harmaguédon). La notion de temps comme cadre
de vie, c’est une redécouverte.
Et
enfin le maître mot sera sans doute la confiance:
faire confiance à ces personnes et reconnaître
leurs compé- tences et leur faculté à
les enrichir. Il n’y a pas d’autonomie si il n’y a pas
de confiance en soi. Sources:
ADFI revue BULLES 86 - 3ème trimestre 2005
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| FAMILLES,
GARDEZ LE CONTACT !
Quand quelqu'un adhère à un mouvement sectaire, les membres de sa famille sont en général surpris et destabilisés par la transformation qu'ils constatent chez celui ou celle qu'ils semblaient pourtant bien connaître. Ils ne le retrouvent plus, ne le comprennent plus, ils ont beau essayer de le raisonner, de discuter, de se fâcher, ils ne le reconnaissent plus. Il est devenu comme inaccessible et étranger. Cette attitude peut être perçue comme rejetante et blesse souvent les proches. Ils le croient définitivement perdu et peuvent être tentés de couper les ponts.
Quelques
conseils
- Ne
jamais envoyer d'argent et montrer son
affection par d'autres petites attentions.
- Ne pas se décourager, écrire un journal des événements qui se déroulent dans
la famille ou l'entourage pour permettre
au sortant de savoir ce qui s'est passé
pendant son absence.
- L'aider
à se réapproprier l'histoire familiale
et à se relier à sa vie d'avant.
- Toutes critiques venant de l'extérieur mettent en oeuvre des résistances. Pour la personne,
membre du mouvement, cela va même renforcer
son adhésion et lui faire en tout cas
penser, et peut-être dire: «Mais
si tu me dis ça, c'est que tu ne
comprends rien, tu n'en fais pas
partie, tu ne sais pas ce que je
vis, tu n'as pas reçu de révélation
et c'est donc normal que tu sois
critique.»
Le
dialogue est ainsi vite interrompu.
C'est donc négatif de prendre les choses
de front et même déconseillé. Cela ne
produit aucun résultat positif, bien
au contraire.
- Enfin, il ne faut pas hésiter à demander de
l'aide. Quand une famille, désemparée
par l'attitude de l'un des siens, ne
comprend plus ses choix, ne le reconnaît
plus dans ce qu'il est, et qu'elle reçoit
ces conseils, ceux-là peuvent vraiment
l'aider à mieux dissocier l'être aimé
de la doctrine. Sa personnalité propre
est tapie quelque part au fond de lui.
Je la comparerais à un arbrisseau sec
dans le désert, il suffit d'une pluie
pour qu'il refleurisse. Cette pluie
peut être l'amour et le non jugement
des proches qui l'aimeront et l'accepteront
malgré tout.
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UN
GUIDE POUR AIDER LES VICTIMES DE SECTES
Les
sectes, Guide pour aider les victimes se veut un outil
pour venir en aide aux victimes des sectes. Bien docu-
menté,
rédigé dans un langage simple par
un spécialiste des sectes, s'appuyant sur des
témoignages de première main, ce petit
guide sans prétention est à la portée
de tous.
- S'adressant en particulier aux familles et
aux proches des victimes de sectes, il trace les grandes
étapes d'une relation d'aide qui prend en compte
leurs véritables besoins Il donne les armes nécessaires afin de
lutter efficacement contre la manipulation des sectes.
|
Préface
Pas
un jour ne passe sans que les médias
nous rapportent les effets dévastateurs
de certaines sectes sur leurs adhérents.
Le phénomène des sectes n'est
pas nouveau dans l'histoire. Ce qui étonne,
c'est l'ampleur qu'il semble avoir pris
au cours des dernières décennies.
Il y aurait en effet plus de 800 sectes
au Québec et le nombre de personnes
membres d'une secte a quadruplé entre
1981 et 1991. Ce qui surprend souvent c'est
que nul ne semble à l'abri. En effet,
les membres des sectes sont en général
plus instruits que la moyenne des gens et
plus du quart d'entre eux ont un diplôme
universitaire.
Malgré
l'ampleur du phénomène, les
proches des adhérents sont souvent
très démunis lorsque vient
le moment de venir en aide à une
victime potentielle ou actuelle d'un de
ces mouvements. Or ce sont eux qui sont
les intervenants privilégiés.
En
se basant sur sa longue expérience
dans le domaine, Yves Casgrain leur offre
des moyens concrets d'identifier les risques
potentiels et une démarche concrète
de relation d'aide susceptible à
court, moyen ou long terme d'aider l'adhérent
à y voir plus clair. Contrairement
à certaines démarches plus
radicales qui ont déjà été
utilisées (ex. enlèvement
et déprogrammation forcée
de la victime), celle que propose M. Casgrain
respecte la victime et ses proches et ne
prône pas l'utilisation des mêmes
techniques coercitives que l'on reproche
aux sectes d'utiliser.
C'est
là une approche que je partage. Lorsque
l'on veut réapprendre à quelqu'un
à faire des choix libres, on ne doit
pas utiliser des techniques qui sont dans
leur essence même la négation
de l'objectif poursuivi.
L'ouvrage
de M. Casgrain devrait aussi être
une lecture obligatoire pour tous les professionnels
de la santé qui auront à intervenir
dans ce domaine. En effet, la victime d'une
secte représente un cas particulier
où le professionnel qui intervient
pour aider à réparer les dégâts
doit avoir plus que des connaissances de
base en psychologie clinique ou en psychiatrie.
Il doit en effet très bien connaître
le phénomène des sectes et
les techniques de manipulation et de contrôle
que ces dernières utilisent, ainsi
que les effets de ces techniques et la façon
de les contrer. Le volume de M. Casgrain
fournit des informations essentielles pour
tous les intervenants sur celles qui sont
utilisées par les sectes et sur la
façon dont il faut aborder ceux et
celles qui en sont victimes.
En
terminant, je me permets de rappeler que,
quelle que soit la compétence des
proches ou des profession- nels qui interviennent
dans ce domaine, le choix final doit toujours
être celui de l'adhérent. On
ne peut con- traindre quelqu'un à
être libre car, ce faisant, on en
fait un esclave.
- Luc
Granger, Ph.D.Psychologue
- Professeur
titulaire du département de psychologie,
Université de Montréal
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Extraits
d'articles de presse:
«Le
volume de M. Casgrain fournit des informations essentielles
pour tous les intervenants sur les techniques utilisées
par les sectes et sur la façon dont il faut aborder
ceux et celles qui en sont victimes.» -Luc Granger,
Ph. D., psychologue, Université de Montréal
«(Un livre) essentiel et que lui seul pouvait écrire
(…)» - Stéphane Baillargeon, Le Devoir
«Ce
petit guide de 142 pages nous introduit d’une façon
simple et concrète dans l’univers des sectes.
Il précise les mots et les définitions.
Il cerne une réalité en montrant comment
le gourou exerce un pouvoir qui tend a se confondre
avec la vérité. Il livre des informations
pertinentes sur les techniques utilisées par
les sectes et sur les approches à privilégier
pour aborder les victimes. (…) Ce guide à la
portée de tous peut être un outil très
utile dans les milieux préoccupés par
le phénomène des sectes.» - Jean
Périgny, Relations Autres
articles de presse:
critique1.pdf
- critique2.pdf - critique3a.pdf - critique3b.pdf
Commander le livre:
Vous pouvez contacter directement son auteur à l'adresse: lesectes@hotmail.com
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- Comment
aider une victime d'un mouvement sectaire
- par
le Dr. Ronald Bodmer (Genève)
I.
Psychothérapie de déconditionnement
Demander
le pourquoi de ci ou ça (par ex: signification
de la couleur jaune, des usages vestimentaires ou
alimentaires, etc.)
- Faire
ressortir les contradictions, ce qui amène
la personne à s'affirmer elle-même
- Ne
pas oublier la dimension du sentiment (tristesse,
chagrin)
- Répertorier
les contradictions
- Les
relever par écrit
- Les
reprendre les unes après les autres en
entourant la personne, en étant chaleureux
- Savoir
que la notion de culpabilité est cruciale
(l'adepte se sent coupable vis-à-vis de la
secte, qui exige de lui une loyauté totale)
- Décupalbiliser
la personne
II.
Psychothérapie d'accompagnement
- Retourner
à la situation initiale
Trouver
la cause d'entrée de la personne dans la
secte (échec professionnel, divorce, phase
difficile)
- Faire
passer la personne par une phase d'association d'idées,
qui se déroule alors selon une dynamique
propre à la personne et lui permet de retrouver
sa propre personnalité
--------
Question
du langage à utiliser
Lorsqu'on
a affaire à un adepte de sectes sataniques, utiliser
un langage religieux en mettant l'accent sur une théologie
normale. Dire d'où sortent, dans une religion
normale, les démons et petits esprits en tous
genres. Montrer comment la doctrine de la secte est
une déviation d'une religion normale.
S'il
s'agit d'une secte orientale, montrer quel est le sens
réel de "châkra" et autres termes
spécifiques de cette religion. Il est par exemple
idiot de parler de "redresser" un châkra.
S'il
s'agit de la scientologie, utiliser le langage de la
psychologie.
26
août 1992
Témoignage
du docteur Ronald Bodmer
- Le
docteur Ronald Bodmer peut venir en aide aux victimes
de sectes car il connait parfaitement les manipulations
mentales de ces mouvements. Dans sa jeunesse, jeune
étudiant à New-York, il a lui-même
été happé par un mouvement
sectaire soufi. Le Dr Bodmer a publié un
témoignage à ce sujet sur le net:
Frithjof Schuon: Child molestation and Obstructi
on of Justice (4th,
1991, Dr. Ronald Bodmer made out an affidavit)
- Bodmer Ronald
spéc. FMH
- rue Prévost-Martin 21
- 1205 Genève
- phone:
022.231.26.90
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- Comment
prévenir
que les jeunes ne succombent aux promesses de «paradis»
-
- 24Heures
- 5 janvier 1993
- [Extrait]
-
C'est le rôle des parents et
des éducateurs de prévenir
que les jeunes ne succombent aux promesses de «paradis».
Pour cela, les auteurs du livre
«Le paradis peut attendre» (*) préconisent, entre autres, de les
entraîner à vivre les difficultés
qui peuvent se présenter dans notre société pluraliste et multiculturelle. Notamment en leur
enseignant à ne pas cataloguer trop vite ceux qui pensent
autrement, et à essayer de les comprendre.
Et il faut les encourager à ne pas éviter les conflits,
à les affronter ouvertement.
Il s'agit aussi de développer leur
autonomie et leur maturité. Les
auteurs conseillent également d'éviter les «manques» que les
prometteurs de paradis se proposent de combler -
amour, dialogue, confiance, sentiment de sécurité.
Enfin, les éducateurs doivent montrer qu'ils croient en l'avenir, malgré les
problèmes qu'il comporte, et qu'ils ne sont pas résignés.
-
- (*)
Présentation
du livre: «Das Paradies kann
warten» (Werdverlag
- 1993)
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Que faire si un de vos proches est scientologue
?
Quelques
conseils
Ne
coupez pas les liens. Dites-lui que c'est sa personne,
LUI-MÊME, qui continue à vous intéresser
et non sa secte ou ses croyances.
Intéressez-vous
à ses projets, ses problèmes, ses but,
ses relations et activités en dehors de la secte.
Par exemple intéressez-vous à ses prochaines
vacances. (Les scientologues ruinés par des vendeurs
peu scrupuleux n'en ont généralement plus
les moyens !)
Expliquez-lui
les limites de votre tolérance au prosélytisme
d'une quelconque croyance. Expliquez-lui que les théories
et révélations de Ron Hubbard doivent
rester du domaine de la sphère privée.
Si
vous savez qu'il a commis certains dérapages
prosélytes (distribution de tract de propagande
sur son lieu de travail par exemple), dites-lui les
conséquences que peuvent entraîner de tels
actes. (Perte d'emploi, rejet de la part de CEUX QUI
NE SAVENT COMMENT RÉAGIR EN POSANT DES LIMITES
PRÉCISES AUX PROSÉLYTES, scientologues
ou autres...).
La
secte de scientologie n'hésitant pas à
exiger une coupure des liens avec toutes personnes hostiles
ou critiques, ne faite pas de démarches visant
à l'exclure davantage de ses amis ou parents,
ni de son entreprise.
Un
jour, ayant gardé un excellent contact et surtout
ayant manifesté UN SINCÈRE ET RÉEL
INTÉRÊT POUR SA PERSONNE, vous pourrez
lui faire lire qui est vraiment son Maître à
penser («Le
gourou démasqué» par Russel Miller
- fichier pdf 220 pages) ou même lui faire
rencontrer des ex-adeptes.
N'oubliez
pas que la scientologie a pu déclencher avec
sa thérapie des psychoses et que les rituels
scientologues peuvent induire une paranoïa qui
nécessite l'aide d'un psycho-thérapeute
spécialisé.
La
scientologie avec ses techniques manipulatrices crée
une dépendance qu'il faut comparer à une
drogue. Des mécanismes mentaux pour faire face
au stress de la secte se sont enclenchés. (Refoulement,
inhibition, peur, paranoïa, automatismes, refuge
dans une "IMAGE DE RÊVE", etc.)
Une
victime de manipulations sectaires emporte avec lui
une part des conditionnements et des rituels. Pour prendre
conscience que les réponses de sa secte étaient
simplistes ou sans valeur cela pourra prendre des années
avant de les ABANDONNER TOTALEMENT. Soyez donc très
patient. |
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- Recommandations
pour les proches d'un adepte de la Scientologie
-
-
- Tom
Voltz - 1995 «Scientology und (k)ein Ende»
-
- (Editions
Walter - Düsseldorf - 1995)
Extrait:
(p.266)
1.-
NE CRITIQUEZ PAS AVEUGLEMENT L'ADEPTE
Cherchez
plutôt les raisons personnelles pour
lesquelles il est entré dans ce groupe...
2.-
ESSAYEZ DE COMPRENDRE CE QUE L'ADEPTE CHERCHE
Demandez-lui
ce qui s'est amélioré dans
sa vie...
3.-
POSEZ-LUI DES QUESTIONS SI VOUS NE COMPRENEZ
PAS
Les
scientologues ont leur proie jargon
4.-
SOYEZ TOUJOURS UN INTERLOCUTEUR OUVERT ET
HONNÊTE
Veillez
à ce que l'adepte parle son propre
langage sans répéter des
propos appris. Parlez-lui des craintes que
vous avez à son sujet.
5.-
L'ADEPTE EST AUSSI TROUBLÉ ET REMIS EN QUESTION
QUE VOUS
Si
le scientologue se dit heureux dans son
groupe, ne le niez pas.
Parlez-lui des autres groupes où
les gens sont tout aussi heureux,
même en dehors de la scientologie.
6.-
VOTRE AMOUR PEUT ÊTRE DÉCISIF
Vous
lui montrez votre attachement en tenant
bon tant que l'adepte
a besoin de vous...
7.-
NE LUI ACCORDEZ AUCUN CRÉDIT, DON OU PART
D'HÉRITAGE
8.-
SOYEZ LA QUAND LA VICTIME À BESOIN DE VOUS
Au
besoin demandez l'aide d'un avocat qui connaît
la scientologie,
s'il s'agit de faire rembourser les cours
payés non
donnés.
9.-
RECONNAISSEZ CE QUI EST BON
Si
vous relevez ce qui est bon en scientologie,
vous serez aussi crédible
quand vous y relevez ce qui est mauvais.
10.-
N'EXTRAYEZ PAS L'ADEPTE DE SON GROUPE PAR
LA VIOLENCE
"N'essayez
JAMAIS de faire sortir l'adepte par la violence
de la scientologie.
Sans parler des limites légales que
vous risqueriez de dépasser,
vous ne faites que déchirer le lien
qui vous unit encore aujourd'hui.
Accordez la confiance à cette personne.
Donnez-lui la force: car ce n'est que par la force que son
don d'observation peut être
éduqué. Il doit savoir que
chez vous il peut défendre son point
de
vue personnel et qu'il doit le défendre."
11.-
N'INTERROMPEZ JAMAIS VOTRE RELATION AVEC
L'ADEPTE
12.-
POSEZ-LUI DES QUESTIONS, CRITIQUES MAIS
NON AGRESSIVES
Parlez-lui
de tout votre coeur... N'acceptez pas les
réponses stéréotypées.
Présentation
du livre de Tom Voltz
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Nos
conseils pour répondre à
un
scientologue
Le
scientologue vous dit: «la presse ne dit que des
mensonges»
Faites
remarquer à l'adepte qu'un mensonge est une falsification
de la réalité et que les journalistes
n'ont pas le droit de raconter des mensonges. S'il le
font, on peut leur intenter un procès pour diffamation
ou calomnie.
Aussi
les journalistes se gardent-ils bien d'inventer ou de
falsifier des faits. Ce qui est discutable dans leurs
articles, c'est l'interprétation qu'ils donnent
des faits, non les faits eux-mêmes.
Les
journalistes ne sont pas tenus d'être entièrement
et parfaitement objectifs, Ils ont droit de sélectionner
tel fait plutôt que tel autre, d'avoir leurs opinions
et de donner leurs interprétations. En revanche,
ils sont absolument tenus de rapporter les faits de
façon précise (date, lieu, déroulement,
chiffres exacts). En aucun cas, ils ne peuvent rapporter
des faits inexistants, inventés, ou falsifiés.
Remarque:
La
scientologie à Lausanne a intenté un procès
en diffamation au Reader's Digest, le juge chargé
d'instruire l'affaire l'a tranchée en faveur
du Reader's Digest, car ce dernier a pu prouver que
les faits rapportés dans l'article incriminé
étaient exacts.
Le
scientologue vous dit: «c'est un complot d'Interpol»
Demandez
à l'adepte d'où il tient un tel renseignement.
Quelles sont ses sources d'information ? Quelle preuve
a-t-il de l'existence d'un tel complot ? Certainement,
il tient cette information de ses amis scientologues.
Mais qu'en sait-il lui même ? Qu'a-t-il vu lui-même.
Qu'en savent-ils eux-mêmes ? Qu'ont-ils vus eux-mêmes
?
Ne font-ils pas que répéter ce qu'ils
ont entendu dire par d'autres, comme l'homme qui a vu
l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours ?
Le
scientologue vous dit: «c'est scientifique»
Demandez
à l'adepte ce qu'il entend par «scientifique»
Faites-lui observer qu'il ne suffit pas de dire qu'une
chose est scientifique pour qu'elle le soit. Est scientifique
ce qui peut être vérifié et résiste
à toutes les objections qu'on pourrait apporter.
Quelle
est vraiment la procédure scientifique ?
Lorsqu'un
chercheur fait une découverte, il ne la garde
pas secrètement pour lui-même. Tout au
contraire, il la publie au grand jour afin que ses confrères
puissent en prendre connaissance et tester sa nouvelle
théorie. Qui est vraiment habilité à
se prononcer sur la validité d'une nouvelle théorie
?
Des
jeunes gens ? Des étudiants ? N'importe qui ?
Assurément non. Seuls sont habilités à
se prononcer ceux qui sont d'éminents spécialistes
de la branche considérée. Ces derniers
testent la solidité de la nouvelle théorie
en lui opposant toutes les objections qu'ils peuvent.
C'est seulement lorsque toutes les tentatives de prendre
la nouvelle théorie en défaut ont échoués
que les spécialistes s'inclinent devant elle.
Il a fallu au moins 10 ans d'âpres controverses
pour que la théorie d'Einstein soit admise.L'adepte
aurait avantage à étudier l'histoire des
sciences.
Remarques:
L'adepte
devrait se rendre compte qu'une adhésion à
des idées nouvelles n'est pas une vérification,
qu'il ne faut pas confondre foi et science. La foi n'implique
pas une vérification, mais une croyance. Tout
un chacun est libre d'adhérer aux croyances de
son choix, mais doit être conscient qu'une croyance
n'est pas une vérité scientifique.
L'adepte
pourrait objecter que la scientologie est une science
nouvelle et ne peut donc être vérifiée
que par des scientologues, lesquels sont tous unanimes
sur son excellence.
A
cela, vous pouvez répondre que la scientologie
n'est pas toute seule à être une science
nouvelle. Notre siècle en a vu apparaître
beaucoup d'autres, dont l'astrophysique et le génie
génétique, mais ces sciences ne sortent
pas de rien. Elles sont le prolongement de sciences
traditionnelles, auxquelles elles apportent de nouveaux
développements. L'astrophysique implique que
l'on soit d'abord physicien, le génie génétique
que l'on soit d'abord biologiste.
Question:
De
quelle science traditionnelle la scientologie tire-t-elle
ses racines ?
Sachez
que Ron Hubbard tire une bonne partie de son inspiration
de la psychanalyse freudienne, grossièrement
simplifiée et accommodée à sa sauce.
L'adepte
peut-il citer des noms et des ouvrages d'experts qui
se seraient prononcés en la matière ?
Il vous répondra probablement que de nombreux
scientifiques se sont montrés élogieux
(réponse toute faite). Demandez lesquels. L'adepte
sera bien embarrassé car Ron Hubbard n'indique
jamais aucun nom ni aucun ouvrage autre que les siens
à l'appui de ses dires. Il procède uniquement
par affirmations.
Faites
remarquer à l'adepte qu'une affirmation n'est
pas une preuve. Pour que preuve il y ait, il faut indiquer
des références exactes (nom des auteurs
ayant publié des articles élogieux, titre
des articles et ouvrages publiés, date de leur
publication).
Il
faudrait également savoir qui sont les auteurs
en question, si ce sont des spécialistes renommés
ou d'illustres inconnus. Enfin une fois toutes ces données
rassemblées (et elles ne peuvent l'être,
car il n'y en a pas), vous souhaiteriez vivement vous
procurer quelques articles et ouvrages (inexistants)
traitant des découvertes de Ron Hubbard afin
de pouvoir vous en faire une idée objective.
Bref,
montrez à l'adepte que la scientologie ne se
prête à aucune vérification d'ordre
scientifique mais seulement à une expérience
subjective, laquelle n'a rien de «scientifique»
Le
scientologue vous dit: «tu devrais aussi en faire»
Réclamez-vous
de la liberté de conscience.Tout un chacun a
le droit d'adhérer aux croyances de son choix.
Vous respectez ses convictions, qu'il respecte donc
les vôtres !
Si
de violentes querelles ont déjà éclaté
entre l'adepte et vous, excusez-vous des paroles dures
que vous aviez prononcées. Dites que vous n'en
aviez pas à ses convictions, mais au fait que
l'adepte ne respectait pas votre liberté de conscience.
Si
vous même ne pouvez vous réclamer de solides
convictions religieuses, vous vous trouverez dans une
situation assez difficile vis-à-vis de l'adepte,
car ce dernier, croyant le terrain libre, pense avoir
de bonnes chances de vous convertir, pour votre bien.
Gardez
en tête que l'adepte est sincère, c'est
précisément parce qu'il vous apprécie
qu'il veut vous apporter la lumière. Faites-lui
observer que la liberté de conscience implique
le droit de n'adhérer à aucune religion,
que vous avez la conviction de n'avoir aucun besoin
de ces choses-là. Mais ne vous sentez par pour
autant en droit de l'empêcher d'adhérer
aux croyances de son choix. Et lui n'a aucun droit de
vous les imposer. Dans tous les cas prêchez la
tolérance et le respect mutuel.
Le
scientologue fait l'éloge de Ron Hubbard
- Mettez
en doute l'infaillibilité de son leader.
Quand
on commence à avoir un doute, un jour le déclic
se fera.
Ron
Hubbard fumait.
N'est-ce
pas contraire à l'éthique scientologue
et au programme de purification ?
Ron
Hubbard était gros.
Connaissait-il
la diététique ? Que préconise la
scientologie comme alimentation ?
Le
scientologue ne cesse son prosélytisme
Procédez
toujours avec gentillesse, tact et ménagement.
Il
faut absolument éviter les affrontements qui
pourraient déboucher sur une rupture. Si vous
faites un drame de la scientologie, elle ne tardera
pas à le devenir. En revanche, rien n'est perdu
tant que vous restez patient et tolérant.
Utilisez
vos arguments à doses homéopathiques,
c'est-à-dire à très petites doses,
de façon à introduire des doutes dans
l'esprit de l'adepte. Lâchez simplement quelques
remarques en passant, calmement et sans insister, puis
déviez la conversation sur autre chose.
- Renforcez
les liens affectifs, cultivez les centres d'intérêts
que l'adepte avait avant de connaître la scientologie
ou la dianétique. Bref, faites comme si c'était
une chose parmi d'autres, que vous ne vous en formalisez
pas, n'en voulez aucunement à l'adepte de penser
autrement que vous.
N'hésitez pas à nous contacter pour des conseils
Contact: stopsectes@yahoo.fr
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