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«Le
vrai visage du Nord»
&
- «Les
églises évangéliques fondamentalistes
- ou
le danger du Mind Control Power américain»
par
BOMBIL BOSONGO Litho
Introduction
à la compilation des deux livres de Bombil Bosongo Litho :
Dans
une société libre, il n'est pas possible de faire passer
la richesse de la classe pauvre à la classe riche sans
exercer une oppression.
Nous
vivons dans un monde fondé sur des inégalités, et de
ces inégalités naissent les interactions dynami- ques
de la vie. Si tout était au même niveau, le monde serait
statique, sans vie. Mais, il y a lieu de mieux gérer
ces inégalités aux fins d'accorder à la vie une dynamique
positive, instructive et enrichissante.
La
dualité riches-pauvres perdurera toujours aussi longtemps
que ce monde restera monde; elle est fonda- mentale à
son essence, mais il y a lieu de l'appréhender avec
maturité.
Depuis
les temps immémoriaux, les empires et les royaumes ont
toujours bâti leur puissance sur le pillage et la domination
des autres peuples, des autres nations; les ressources
d'un État ambitieux n'ont jamais été suffisantes pour
assouvir ses délires de grandeur : il lui faut traverser
des frontières et conquérir d'autres territoires de
gré ou de force. Cet élan expansionniste et égocentriste
vers plus de pouvoir, d'espace et de puissance introduit
indiscutablement une logique de discrimination et d'inégalité
: les autres peuples sont maîtrisés au rang inférieur
de serviteurs ou d'esclaves au service du seigneur;
toutes leurs ressources multiformes et toutes leurs
énergies humaines sont canalisées au seul bénéfice du
seigneur; s'il arrive qu'on les soigne et nourrit, ce
n'est pas tant par sursaut d'humanité que par pur entretien
de l'outil de production aux fins d'un maximum d'efficacité.
Pour
pérenniser la domination des peuples assujettis au service
du seigneur, plusieurs astuces sont utilisées dont la
plus efficace a toujours été la captivité spirituelle
: on récupère, au service de la classe dirigeante, des
enseignements religieux ou spirituels spécialement retaillés
dans le sens à embrigader et dompter les gens au service
d'une divinité quelconque, mandat du pouvoir en place,
qui affranchira ses fidèles obéissants vers une félicité
éternelle et jettera impitoyablement dans la fournaise
ardente les récalcitrants à ses dogmes et préceptes
de bonne conduite et moeurs ; la théologie intentionnellement
malicieuse a toujours été celle de la culpabilité, de
la terreur et de la bénédiction conditionnelle pour
mâter et exploiter tranquillement les peuples. Et rien
n'a changé jusqu'aujourd'hui !
Au
19ème siècle, les puissances occidentales, dans leurs
ambitions et rivalités, ont colonisé (asservi) les peuples
du Sud, dont les Noirs d'Afrique, aux seules fins d'avantages
économiques, l'alibi humanistique d'un souci à l'émancipation
d'une race, préjugée inférieure, n'étant qu'une récupération
oblique consistant à voiler et racheter leur cupidité
primaire : ces peuples colonisés en avaient-ils intimé
le désir ? Le fait que ces peuples aient été torpillés
une fois l'argument économique compromis par leurs indépendances
(nominales) infirment ouvertement l'argumentation humanistique
: où sont-ils, aujourd'hui, les Noirs d'Afrique après
leurs indépendances ? Les infrastructures héritées sont
seulement un accident dû au fait que les Européens n'entendaient
jamais quitter leurs colonies un jour.
D'une
manière classique, la religion fut encore exploitée
pendant la colonisation pour faciliter l'exploitation
à long terme des peuples opprimés : la Bible y a élu
domicile et l'Homme d'Afrique noire en est devenu plus
accro et plus aliéné que l'Européen lui-même qui l'a
introduite stratégiquement.
De
nos jours encore, avili par une théologie importée des
USA, et taillée sur mesure depuis des lustres aux seules
fins de pouvoir, l'Homme insensé du Sud s'y plonge corps
et âme, en démissionnant de sa souveraineté autodéterminatrice,
et sombre naïvement dans un sommeil narcotique, alimenté
de rêves illusoires d'être plus proche de Dieu que l'Homme
blanc qui se libère massivement de l'emprise religioniste
(Américains exceptés), et se refuse de regarder les
choses en face pour réagir concrètement, se complaisant
d'attendre passivement l'intervention d'un «Dieu» hypothétique
ou le retour imminent d'un Jésus abstrait qui viendrait
l'enlever de ce monde profane pour l'amener au paradis,
pendant que l'Homme du Nord l'exploite et l'asservit
davantage, et se félicite de la bonne marche de sa ruse
théologique ; c'est en vain que l'Homme noir d'Afrique,
qui oublie de boire et de manger à la sueur de son front,
attendra l'intervention de ce Jésus dénaturé pendant
que le rusé Blanc du Nord continue à prendre de l'avance
économique et technologique.
Les
pays du Nord, qui ont connu la révolution industrielle,
ont modernisé le monde par différentes réalisations
techniques impressionnantes ; mais leurs industries
sont tributaires des matières premières qui se trouvent
en grande partie au Sud. Ces pays ont horreur de toute
dépendance économique, et il leur faut obtenir ces matières
premières de gré ou de force. D'où une attente à leur
niveau pour asseoir des mécanismes subtils d'oppression
et d'exploitation des pays du Sud, statués en simples
réservoirs, pour la santé de leurs économies et la démesure
de leurs ambitions.
Dans
l'entre-temps, les pays du Sud, d'Afrique noire à fortiori,
qui ont goûté à quelques délices du moder- nisme apporté
par l'Homme blanc, se mettent à rêver eux aussi à plus
de modernisme et d'expansion écono- mique; subjugué
par l'Homme blanc qui lui a ouvert la brèche du modernisme,
l'Homme noir d'Afrique s'en est aliéné profondément
au point de s'oublier soi-même, voire se détester, par
référence à l'étoile brillante du Nord. Etourdi par
la lumière quasi-illusoire de cette étoile du Nord,
l'Homme noir d'Afrique finit par souffrir d'une grave
cécité qui occulte à ses yeux la brillance même de ses
propres valeurs ô combien précieuses.
La
puissance séductrice du modernisme nordique a corrompu
presque la totalité des habitants du Sud; tous les dirigeants
du Sud et leurs peuples se mettent alors à rêvasser
d'un certain idéal de développement et de mode de vie
du type occidental; ils contemplent les horizons du
modernisme sans lui accorder des limites finies dans
le temps ni dans l'espace : pour eux, tout le monde
a voie au chapitre du luxe occidental; pour les peuples
du Sud, s'ils n'ont pas encore accédé au développement
moderne du type occidental, c'est la faute à leurs dirigeants
égoïstes et corrompus ; pour les dirigeants d'aujourd'hui,
la faute est plutôt aux précédents ; et les gens s'entretuent
alors facilement de suite de cet élan frénétique au
modernisme intégral (à l'occiden- tale) qui continue
à éluder nerveusement leurs rêveries de jouissance matérielle
à la nordique.
Ceci
étant, au lieu de sombrer aveuglement dans des rêveries
inutiles et incongrues, il conviendrait plutôt de regarder
les choses d'une manière globale pour comprendre les
mécanismes qui régissent ce monde afin d'ajuster par
la suite un comportement pertinent.
Le
but de cet ouvrage est d'aider nos concitoyens du Sud
à voir les choses en «vraie grandeur» pour mieux se
redéfinir et ramener leurs ambitions de développement
dans de justes proportions tout en se libérant d'une
aliénation mentale dégradante et inutile.
Les
concitoyens du Sud, en effet, sont attirés irrésistiblement
par l'actif du Nord et se complaisent d'une abstraction
vraiment irresponsable sur son passif. Un bilan analytique
et comparatif des deux sociétés, le Nord et le Sud,
sera ainsi dressé dans le seul dessein d'éclairer la
lanterne des Sudistes pitoyablement captivés par le
Nord ; la société américaine ( USA ) sera traitée à
part en raison de l'importance qu'elle revêt à la face
du monde.
L'ouvrage
s'adresse aussi à nos concitoyens du Nord que nous invitons
à plus de maturité dans nos différences culturelles
et à plus de responsabilité dans la politique extérieure
menée dangereusement par leurs dirigeants en contre
sens de la sécurité de l'humanité. L'interpellation
est donc planétaire.
Dans
cet effort d'illumination à l'intérêt de nos concitoyens
du Sud en principal, l'ouvrage finit par revêtir un
caractère multidisciplinaire donnant ainsi l'impression
d'être plusieurs livres à la fois : en effet, tout est
exploité à dessein dans le sens à mieux éclairer le
Sudiste à autant de points que possible afin qu'il retrouve,
nous l'espérons très vivement, son équilibre et sa dignité
essentiels pour lutter.
L'ouvrage
se veut aussi simple et aussi clair que possible pour
être accessible à l'Homme de la rue et aux élèves des
classes terminales ; il consiste en fait en une compilation
de deux livres différents que nous avons jugés complémentaires
pour attaquer simultanément les deux aspects du mal
qui entache aujourd'hui la vie des Sudistes, en particulier,
et l'humanité en général.
Le
premier livre est une pédagogie de désillusion sur l'image
que nous nous sommes toujours faite du Nord ; c'est
aussi une pédagogie de la résignation positive et de
l'autodétermination libératrice ; quel que soit le chapitre
abordé, référence est toujours faite au Sud aux fins
d'enseignement utile.
Le
deuxième livre est une sévère dénonciation du plan sinistre
américain destiné à abrutir et déraciner tous les peuples
du monde par voie spirituelle religioniste dans l'inique
but de coloniser la planète; l'exécution de ce plan
est dangereusement très avancée, et ceci constitue une
urgence de premier ordre pour tous les pays du monde.
Nous
y aidons le lecteur captif de ce mouvement religieux
néo-colonisateur à une auto-libération par la connaissance
de certaines notions fondamentales qui rétablissent
le Vrai Dieu dans toute sa grandeur et sainteté, et
qui infirment cette doctrine américaine malicieusement
déroutante.
Le
pays du Sud qui a servi de terrain de travail est le
Congo-Zaïre qui est un pays au centre de toutes mes
préoccupations en tant qu'originaire meurtri. On ne
parle pas beaucoup du Congo-Zaïre pour ne pas trop éveiller
l'attention du monde international sur ce que le Nord
considère avec barbarie et gourmandise comme sa dernière
réserve privée.
Cet
ouvrage est une incitation du peuple zaïrois à beaucoup
plus d'éveil et de détermination pour reprendre les
commandes de son pays dangereusement menacé aujourd'hui
: on a décidé d'affaiblir cyniquement le Congo-Zaïre
dans des proportions extrêmes pour le dépecer et s'en
approprier ; urgence s'impose !
L'ouvrage
est aussi une expression d'opposition à toute forme
de méprise de la dignité et de la souveraineté du peuple
zaïrois par le dictat irrespectueux d'un seul homme
: en effet, le dernier ordre légal du pays demeure la
Conférence Nationale Souveraine (CNS) ; aussi, pour
nous, seul le peuple zaïrois avait le pouvoir de statuer
sur le changement de nom du pays : par opposition, nous
continuerons à utiliser le terme «zaïrois», l'unique
légalement valable à la CNS; tous les changements provoqués
au pays au mépris de la CNS relèvent de l'illégalité
et ne peuvent être pris en compte, quoique l'on fit.
Cet
ouvrage se veut ainsi une sévère mise en garde du peuple
zaïrois sur une menace réelle d'expropriation qui pèse
sur lui au moment où plusieurs de ses dirigeants brillent
par leur irresponsabilité : ce pays est vraisemblablement
le plus riche du monde : tous les minerais du tableau
de Mendeleïev y sont presque représentés et toutes les
grandes ressources stratégiques du monde y sont réunies
: la gestion d'un tel patrimoine n'est pas une affaire
des invertébrés.
Cet
ouvrage est aussi une expression de révolte au sujet
de la mort de plus de 3,5 millions d'innocents zaïrois
- provoquée par la barbarie du Nord - et de l'indifférence
coupable qu'entretient la communauté interna- tionale
à ce sujet, laquelle communauté semble aujourd'hui une
simple expression des puissances occidentales dominatrices
(juges et parties).
Cet
ouvrage est enfin une apologie de résistance à tout
dictat malicieux du Nord aux seules fins de pérenniser
sa domination et son exploitation du Sud.
Ceci
étant, le présent ouvrage n'est en rien une oeuvre de
complaisance ni de la diplomatie du «politiquement correct»:
il conviendrait d'appeler les choses par leurs noms
aux fins de les voir réellement en «vraie gran- deur»
afin de prendre des mesures adéquates.
Tant
que le monde continuera à entretenir des mensonges,
des hypocrisies, des ambivalences, des contradictions
malsaines, la barbarie, l'injustice et l'illégalité
s'érigeront en mode de gestion et conduiront l'humanité
à sa perte; l'animal de la jungle paraîtrait alors plus
sage que l'insensé homo-sapiens, et de loin moins cruel.
Le
bien-être n'est pas que matériel, la dimension morale
est tout aussi fondamentale. L'existence des riches
justifie celle des pauvres et en appelle à plus d'humilité
et de respectabilité essentielles à la nature de l'homme
dit instruit et civilisé.
*Le
rôle de la civilisation est de rendre la cruauté socialement
inacceptable* (Hubert Reeves)
Mais,
dans ce siècle du postmodernisme, les réflexes barbares
des anciens empires qui consistaient à opprimer et piller
inconsidérément d'autres peuples n'ont plus voie au
chapitre; l'interdépendance des phénomènes planétaires
introduit à jamais une logique de solidarité et de paix
planétaires, et riches et pauvres sont contraints de
coopérer autrement dans la dignité et l'équité pour
un optimum du bien-être de la planète et de l'humanité.
C'est en fait le but ultime de cet ouvrage.
Ici,
le Nord signifie le système du Nord, ou le Conglomérat
du Nord, dirigé seulement par une infime minorité d'Hommes
de l'espace Nord ; le peuple du Nord tout entier, que
nous avons convenu d'appeler les «Nordi- ques», représente
environ 1,4 milliard d'individus. Cette précision est
nécessaire pour éviter toute suscep- tibilité.
L'outil
mathématique est utilisé en renfort aux fins de confirmer
la véracité de nos conclusions pour éviter ainsi toute
tergiversation.
Bombil Bosongo Litho
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