- Le
Grand Conseil genevois a décidé
de supprimer la subvention
- jusque là
accordée
au Centre d'information sur les croyances
(CIC)
-
- La
réaction
de François Lavergnat,
président du GPFI
- (Groupement
de protection de la famille et de l'individu)
-
- Le
Courrier, 11 Janvier 2008
- [Texte
intégral]
François
Lavergnat s'exprime sur la suppression par le Grand
Conseil genevois de la subvention jusque là accordée
au Centre d'information sur les croyances.
Depuis
plus de quinze ans le GPFI (Groupement de protection
de la famille et de l'individu) assiste des victimes
de dérives sectaires. Par respect pour elles,
nous rappelons que le 14 mars 1994, le GPFI déposait
auprès du Grand Conseil genevois une pétition
afin d'attirer l'attention de nos autorités sur
le danger de certaines organisations qui cachaient derrière
un masque religieux une affaire commerciale juteuse
consistant à exploiter les personnes vulnérables
ou rendues vulnérables par les aléas de
la vie.
Nous
avions dévoilé la mécanique de
ces mouvements qui en réalité sont «des
supermarchés de l'illusion dans lesquels les
vendeurs sont des escrocs qui proposent des produits
avariés qui ne correspondent pas à leurs
promesses» donc
«des
machines à broyer les idéaux humains et
à ruiner leurs adeptes et leurs familles à
leurs profits»,
définitions qui devaient attirer au soussigné
les pires foudres de leur part.
Notre
pétition et nos craintes devaient se justifier
huit mois plus tard par le premier drame de l'OTS, puis
le second à fin 1995.
Avec
le soutien de feu Me Dominique Poncet et de Me Robert
Assael, conseils de notre association, Gérard
Ramseyer, alors conseiller d'Etat en charge du Département
de justice et police, devait ordonner un rapport sur
ces organisations.
Ce
travail fut confié à Me Bellanger, qui
devait prendre, on compte les enquêtes faites
par le soussigné à ses frais, risques
et périls en collaboration avec les Renseignements
généraux français qui acceptèrent
de fournir à notre police genevoise le dossier
informatique qu'ils avaient établi face à
la gravité de ce problème.
Tous
ces efforts et les drames de familles connus ont abouti
à un premier pas timide, mais un premier tout
de même, vers la prévention par la création
du CIC, (Centre d'information sur les croyances) dont
le financement a été assuré jusqu'à
ce jour par plusieurs cantons romands.
Il
est donc particulièrement piquant que neuf ans plus
tard, alors que nos voisins s'inquiètent de l'évolution
et des infiltrations de ces mouvements, le Grand
Conseil décide de supprimer cette subvention
accordée au CIC.
En conclusion,
tous ces efforts fournis et risques pris pour
faire ce premier pas sont tout simplement
«balayés» au profit de ces organisations qui
peuvent s'en réjouir, et sans se soucier un seul
instant que chaque jour des victimes ou leurs proches
s'inquiètent.
Faudra-t-il
de nouveaux drames de personnes et de familles pour reconsidérer
ce fléau de la drogue psychique? C'est la question
que je pose à nos député(e)s treize
ans après notre première pétition
!
- FRANCOIS
LAVERGNAT
- président
et fondateur du GPFI
-
|
Dernière
nouvelle:
Le
Grand Conseil du canton de Genève
a finalement décidé de
revenir sur sa décision. Il a
voté pour 2008 un crédit
extraordinnaire de 150'000 francs suisses
(100'000 euros) pour le CIC (Centre
intercantonal d'information sur les
croyances).
Le
montant annuel de la subvention depuis
2002 était de 200'000 francs
suisses. Trois autres cantons soutiennent
le CIC:
- Le
canton de Vaud verse une contribution
au CIC d'un montant annuel de 40'000.-
- Le
canton du Tessin verse une contribution
au CIC d'un montant annuel de 10'000.-
- Le
canton du Valais verse aune contribution
au CIC d'un montant annuel de 10'000.-
- Le
canton du Jura a refusé de
soutenir le CIC (pas de secte
dans le Jura ?)
Les
demandes d'aide et d'information étant
de loin en majorité celles des
es habitants du canton de Genève
la question a été posée
par le Grand conseil genevois pour que
les autres cantons participent en 2009
davantage au financement du CIC.
Une
affaire à suivre
Centre
Info-sectes, le 19 novembre 2008
|
|