- Remarque
du centre Info-sectes :
-
- Aux
USA, comme pour nos médecins, il n'est pas
posssible aux évangélistes américains de
profiter de la faiblesse d'une personne
pour tenter de l'endoctriner.
-
- La
Cour suprême des USA vient de rejeter le
recours d'évangélistes qui voulaient poursuivre
leurs actions prosélytes envers des jeunes
en difficulté.
USA: la Cour suprême rejette le recours d'un
mouvement évangélique
WASHINGTON, 26 nov 2007 (AFP) -
La Cour suprême américaine a rejeté lundi le
recours d'une organisation évangélique spécialisée dans la prise en charge
d'adolescents à problèmes, qui contestait le retrait de ses financements
publics pour cause de zèle missionnaire excessif.
Comme à son
habitude, la Cour, qui examine moins de 1% des quelque 8.000 recours qu'elle
reçoit chaque année, n'a pas expliqué son refus de se saisir de cette
affaire.
Installé depuis 1966 dans le Michigan (nord), "Teen Ranch"
accueille des jeunes de 11 à 17 ans, victimes de sévices ou de négligences
chez eux ou auteurs d'actes de délinquance, dans une structure qui allie
vie au grand air, discipline, formation et évangélisation.
La plupart
des Etats américains travaillent en étroite collaboration avec les
associations confessionnelles qui effectuent ce type de missions de service
public: dans le Michigan, 35 des 96 organisations privées sous contrat avec
les services d'aide à l'enfance sont confessionnelles.
Dans la
quasi-totalité d'entre elles, la foi sous-tend l'action de l'organisation et
de son personnel mais ne s'impose pas aux bénéficiaires. Mais à "Teen
Ranch", on prie avant les repas, on va à l'église, et le psychologue est
aussi un catéchiste.
Séparation de
l'Eglise et de l'Etat
Après une inspection en 2003, les services sociaux
ont pris conscience du caractère ouvertement prosélyte de "Teen Ranch" et
choisi de ne plus y envoyer d'adolescents, au nom de la séparation de
l'Eglise et de l'Etat.
Insistant sur le fait que les activités religieuses
n'étaient que "conseillées", "Teen Ranch" a entamé des poursuites pour
dénoncer une discrimination et une atteinte à sa liberté d'expression.
L'argument n'a pas convaincu les juges de première instance et d'appel, ni
ceux, pourtant majoritairement conservateurs, de la Cour suprême.
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