| Assemblée Nationale - Réponse - Jean-Luc Warsmann
kinésiologie
et dérives sectaires
- JO, 4 juillet
2006
- [Texte intégral]
12ème législature Question N°: 76088 de M.
Warsmann Jean-Luc ( Union pour un Mouvement Populaire - Ardennes )
QE Ministère interrogé: santé et solidarités Ministère attributaire:
santé et solidarités
Question publiée au JO le: 18/10/2005 page:
9675 Réponse publiée au JO le: 04/07/2006 page: 7118 Rubrique:
santé Tête d'analyse: traitements Analyse: kinésiologie. bilan et
perspectives
Texte de la QUESTION:
M. Jean-Luc Warsmann
attire l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur le
statut de la kinésiologie. En effet, il semblerait
que puisse être dissociée de la pratique donnant lieu à des dérives sectaires
une kinésiologie dite «appliquée», institutionnalisée et reconnue par les
autorités de divers États. En conséquence, il le prie de bien vouloir lui donner
des indications sur la situation réelle, ainsi que sur ses intentions en la
matière.
Texte de la REPONSE:
La kinésiologie est un
mouvement qui se qualifie de «thérapie énergétique», apparu aux États-Unis
dans les années soixante. La kinésiologie, proche de la chiropraxie, reposant
sur le concept d'énergie vitale, s'est développée en France en recrutant
notamment auprès de professionnels de santé et d'adeptes de médecines
parallèles.
Elle délivre des prestations très coûteuses, présentées comme
qualifiantes par leurs promoteurs, mais elle n'est ni définie ni reconnue dans
le cadre du code de la santé publique. À diverses reprises, la mission
interministérielle chargée de la vigilance et de la lutte contre les dérives
sectaires a appelé l'attention sur la kinésiologie. Il importe de souligner que
toute personne qui prend part à l'établissement d'un diagnostic ou au traitement
de maladies réelles ou supposées, par des actes personnels, consultations
verbales ou écrites, ou par tout autre procédé quel qu'il soit, sans être
titulaire d'un diplôme exigé pour l'exercice de la profession de médecin ou sans
être bénéficiaire des dispositions relatives aux actes qui peuvent être
pratiqués dans le cadre des professions paramédicales, est passible de
poursuites pour exercice illégal de la médecine, aux termes de l'article L.
4161-1 du code de la santé publique.
En outre, avant de reconnaître les
bienfaits d'une thérapie, il est indispensable de définir les pathologies
auxquelles celle-ci s'adresse et d'en apprécier l'efficacité. En effet,
l'article L. 4127-39 du code de la santé publique (code de déontologie médicale)
précise que « les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage
comme salutaire et sans danger un remède ou un procédé illusoire ou
insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite ».
À ce
jour, aucune étude sérieuse n'a été réalisée quant au respect de ces exigences
dans le cadre de la kinésiologie, qu'elle soit dite «appliquée» ou désignée
différemment.
Ainsi, aujourd'hui, aucun élément probant ne permet, dans une
perspective de protection contre des risques éventuels pour la santé des
personnes, d'établir des distinctions fondées entre les divers praticiens et les
diverses pratiques se réclamant de la kinésiologie.
Autres
articles sur les dérives médicales sectaires:
Rebirth,
renaissance, psychothérapie de groupe,
kinésiologie:
De
nombreux
praticiens de santé sont branchés sur le sectaire (journal-lamarseillaise.com
- 2 mai 2008)
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Dérives sanitaires, sectaires et thérapeutiques (La
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