- JEAN-FRANCOIS MAYER - UN
EXPERT SUISSE INCOMPÉTENT
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- Par Roland Huckel
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- En
septembre 1998 le département Fédéral de Justice et Police a commandé un rapport
sur la scientologie et la Sécurité de l'Etat à un groupe d'experts parmi
lesquels l'historien Jean-François Mayer.
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- Malgré une
prétention scientifique Jean-François Mayer n'a contacté à ce jour aucune
association suisse romande de lutte contre les dérives sectaires et a répondu au
président de l'ADFI- suisse qu'il n'avait pas le temps de lire les volumes
concernant les règles internes de la scientologie, (une dizaine de volumes,
chacun d'environ 500 pages). Une documentation que l'association se proposait de
mettre à sa disposition.
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- D'autre
part, Jean-François Mayer a signifié au président de l'ADFI-Suisse qu'il n'était
aucunement intéressé par le moindre témoignage d'une victime de la scientologie
! Un tel comportement est une violation déontologique grave. Un tel aveuglement
était-il prévisible ?
Oui, pour preuve
cette analyse du
professeur de
philosophie, Roland Huckel.
- Analyse
du livre de Jean-François Mayer :
- «Confessions d'un chasseur de sectes» (Editions Cerf
1990)
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- J'avoue
d'abord une grande perplexité face à un texte qui provoque au moins trois
niveaux de lectures :
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- Par son
apport divertissant et son titre accrocheur, il peut avoir du
succès dans les
kiosques des gares;
- Par son
apport documentaire sur des dizaines de mouvements religieux, il peut apporter
un intérêt journalistique;
- Par le
commentaire personnel qui encadre les récits, il ébauche une théorie, très
discutable, sur le rôle de l'historien et du sociologue des
religions.
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Je m'arrêterai particulièrement à ce dernier aspect du
livre parce qu'il défend des positions qui sont a l'opposé de celles que je
respecte avec mes amis du comité de l'Association de Défense des Victimes de
Sectes, Wissembourg. Je note d'abord avec satisfaction que l'auteur n'est pas un
«rat de bibliothèque» comme le laissaient supposer ses ouvrages précédents: bien
au contraire, il est un homme de terrain, n'hésitant pas à vivre quelque temps
avec les communautés qu'il se propose de décrire
théoriquement.
II avoue enfin qu'il existe des
«escrocs» (p.70), même s'ils ne sont pas des escrocs «totaux»:
après avoir «travesti leur biographie», certains fondateurs finissent par croire
réellement a leur rôle : «La manipulation de l'histoire est flagrante». Les
escrocs ne constituent pas la majorité. La s'arrêtent nos points d'accord. Les
points de désaccord convergent en une constatation : il ne s'agit pas avec cet
ouvrage des "Confessions", mais des
- «CONFUSIONS D'UN CHASSEUR DE
SECTES»
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- Première
confusion
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- II s'agit
d'une attitude, que je rencontre tous les jours avec les victimes de sectes,
autant avec les ex-adeptes qu'avec leurs parents ou amis, qui consiste à dire :
«Vous n'allez rien m'apprendre sur cette secte: moi, je la connais parfaitement,
puisque ma fille y est depuis dix ans» !
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- Eh bien,
non. Je remarque que personne ne peut se prévaloir du titre d'«expert» en telle
ou telle secte : chacun de nous, moi y compris, n'a qu'une connaissance
parcellaire, lacunaire donc, d'un mouvement religieux. Le fait d'avoir été
Témoin de Jéhovah ou Mooniste ne donne pas a quelqu'un une "autorité
infaillible" sur ces deux mouvements : au contraire, le vécu n'est qu'un seul
des paramètres de la réalité.
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- C'est la
convergence des témoignages, leur confrontation polémique surtout, qui nous
rapprochent d'une synthèse valable (synthèse a revoir d'ailleurs tous les six
mois !). Le vécu dans des dizaines de sectes par Jean-François Mayer n'est donc
qu'un des torrents qui forment une rivière grâce à d'autres ruisseaux, avant de
se jeter dans un fleuve, tranquille et utilisable. Mais il ne donne a l'auteur
aucun droit d'expertise en la matière, aucun monopole sur l'information, aucun
titre d'arbitre sur les questions litigieuses.
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- Se
présenter comme explorateur des cavernes sectaires ou comme aventurier des
expériences spirituelles, c'est certes intéressant. Mais s'il s'agit de se
désigner ainsi comme membre d'une élite, d'experts et de chercheurs
scientifiques, j'émets les plus grandes réserves. Le spécialiste attitré, ou
universitairement diplômé, qui se présente comme tel, est éminemment suspect par
le fait même qu'il nous suggère d'utiliser l'«argument d'autorité» (tel
spécialiste officiel l'a dit, c'est donc vrai !). Ma propre expérience de la vie
universitaire me rappelle précisément que les grands «spécialistes» d'une
discipline sont rarement d'accord entre eux !
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- Les
aventures du chasseur suisse des sectes ne peuvent avoir d'audience qu'à
l'intérieur de cette confusion entre l'«argument d'autorité» et l'argument,
synthèse d'informations de sources multiples et contradictoires.
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- La
profession «expert-es-sectes» est une imposture. Le prestige international d'un
écrivain, auteur d'une centaine de livres sur les mouvements religieux, ne donne
aucune valeur, privilégiée ou charismatique, à sa signature : au contraire,
celle-ci ne serait plus qu'un argument d'autorité, le poids de la célébrité.
C'est là le moteur, précisément, de toutes les croyances sectaires en un maître
spirituel, un prophète ou nouveau sauveur !
- Deuxième
confusion
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- Au long de
ses différents ouvrages, l'auteur s'obstine a fournir des descriptions de sectes
en l'absence de tout échafaudage conceptuel, mélangeant l'énoncé des croyances
au récit des divers comportements, ce qui s'y dit a ce qui s'y fait. Voila une
confusion méthodique, très consciente, qui rejoint l'amalgame volontaire que
pratiquent tous les porte-paroles des groupes sectaires (au nom de l'«adualité»
de leurs principes fondateurs). C'est cette attitude, de type oriental ou
traditionnel, qui permet aux faux gourous de présenter un bloc indifférencié et
inanalysable de règles et de répondre à tout essai de contrôle ou d'accusation :
«Mais vous ne respectez pas la liberté d'expression religieuse : ce que nous
faisons et ce que nous disons ne forment que la manifestation de notre foi
!».
-
- Si ces
mouvements religieux ont choisi l'adualité comme principe, c'est leur droit :
c'est aussi notre droit (et celui de nos tribunaux) de faire un choix différent;
je cite à ce propos le récent verdict d'un tribunal américain, qui oppose le
principe de dualité (scientifique et occidental) au principe de non dualité d'un
groupe qui veut rendre «clair» le monde entier ! «Juillet 1989. U.S.A. - Bien
que la COUR D'APPEL DE CALIFORNIE ait réduit les dommages et intérêts que la
Scientologie devra verser à un ex-adepte, Larry Wollersheim, à 2.5 millions
de dollars, ce verdict met fin à 10 ans de procédure. La cour a rejeté la
prétention de la Scientologie selon laquelle toutes ses pratiques étant
religieuses, elles devraient être protégées par la CONSTITUTION de toute
ingérence juridique.
-
- Le juge a
declaré que la Scientologie avait délibérément ruiné Larry Wollersheim
économiquement et psychologiquement et que cette conduite est trop scandaleuse
pour jouir de la protection constitutionnelle.»
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- Voilà
pourquoi, dès notre fondation en 1987, nous avons adopté, au compte de l'ADVS
(Association de Défense des Victimes de Sectes, Wissenbourg), la définition de
la secte dangereuse, élaborée par l'ADFI-Paris, parce que celle-ci distingue à
priori les croyances (du domaine de la liberté) des comportements (du domaine
juridique). Cela nous convient d'autant plus que nous ne nous occupons que des
personnes qui s'adressent à nous: celles-ci ne sont jamais victimes des
croyances théoriques, mais bien des manoeuvres malhonnêtes des dirigeants
sectaires.
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- En se
plongeant dans les petites communautés sectaires, Jean-François Mayer est bien
témoin de ce qui s'y fait : précisons, de ce qui s'y fait dans la belle vitrine,
destinée aux yeux des passants à séduire. La rapidité de ses nombreuses visites
ne lui permet certes pas d'arriver dans les arrière-boutiques de ces entreprises
fermées, où se décide la haute stratégie au jour le jour, autour du grand
maître, et où l'on distingue parfaitement le rôle du cerveau de celui de la main
qui exécute les missions, ce qui s'y dit de ce qui s'y fait ! Bref, le principe
de non dualité, constitutif de tout ce qui est sacré et transcendant (l'âme ou
la «création»), est valable dans notre «dire», dans la formulation de notre
credo, mais non dans notre «faire», dans ce qui se déroule sur les deux vecteurs
spatiaux et temporels, dans nos événements donc, dans les activités concrètes
d'un groupe.
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- Appliquer
la non dualité à notre activité, dans ses ouvrages (dont quelques uns à
prétention «scientifique»), c'est se cacher derrière un alibi savant, c'est
manipuler mentalement les juges ou les lecteurs.
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- L'échafaudage conceptuel, élaboré par Roger Ikor, me
semble plus honnête : il distingue 7 catégories: Historique - Doctrine -
Pratiques - Organisation - Propagande - Puissance matérielle - Le groupe par
lui-même. (Voir les Guides du CCMM).
- Troisième confusion
-
- Jean-François Mayer se réclame d'une démarche
scientifique, rappelant qu'il travaille avec le soutien financier du Fond
National Suisse de la Recherche Scientifique. Je lui demande ici de publier sa
définition du concept «science» ou «scientifique» pour nous aider, les lecteurs,
à découvrir ce qu'il y a vraiment de "scientifique" dans ses différents
ouvrages, en opposition avec ce qu'il appelle le «militantisme» des associations
qui aident les victimes des sectes (et qu'il appelle, trop globalement, et avec
de nouvelles confusions, des «associations anti-sectes»). Si je me réfère à mon
dictionnaire Larousse, l'activité de notre chasseur de sectes est vraiment
«militante» («qui lutte, combat pour une idée, une opinion, un parti»), elle
n'est aucunement scientifique (selon ma définition de la science, procède
d'analyses méthodiques et non de confusions).
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- Dans sa
chasse, l'auteur précise bien que son livre « a mûri et a été rédigé en marge»
de la vaste enquête officielle (p.1). Mais cette marge ne présente aucune
différence avec les méthodes habituelles de l'auteur, qui mêle continuellement
son commentaire personnel a toutes les descriptions historiques des sectes, qui
va, comme un syndicaliste, formuler des revendications au gouvernement : verser
aux Instituts deRecherche les subventions accordées jusque là aux «associations
anti-secte ». (p. 101 de «Sectes Nouvelles - Un regard neuf ?») Cerf 1985.
- Est-ce là
une démarche scientifique ?
-
- Mais cette
fois, sans doute grisé par ses succès de traduction, il va plus loin ; il
s'avance avec drapeau blanc entre deux camps (de son imagination) des pro-sectes
et des anti-sectes, il se prend pour un Ministre Plénipotentiaire chargé des
négociations, et il pose ses conditions, il édicte des règles à notre usage en
tant que Grand Protecteur des Sectes Persécutées, en Grand Responsable Mondial
des «engagements religieux d'une intensité à laquelle notre époque n'est plus
habituée» (p. 111).
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- Attention,
il se demande : «la critique des sectes ne risque-t-elle pas de tourner a une
critique de tout ce qui n'est pas dans l'esprit du temps ?» (p. 111). Dangers
qui nous guettent si nous nous permettons de montrer les «mensonges fondateurs»
des escrocs de la spiritualité et les pratiques sectaires, interdites par les
lois françaises : la démonisation des gourous, la médicalisation de leurs
comportements (paranoïaques) et, horreur, la criminalisation des conduites ! (p.
112). Le Plénipotentiaire, ami de tous les gourous sans distinction, nous
propose donc d'accorder une totale immunité morale, pénale, civile,
administrative, fiscale... à tous les dirigeants de sectes : il déconseille même
toute procédure de contrôle de notre part ou de la part du fisc ou des
Renseignements Généraux : sa procédure en effet suffit largement ! Pourquoi ?
«Car, malheureusement, trop d'intervenants ignorent l'histoire, quand ne leur
manque pas la connaissance du phénomène religieux lui-même» (p.
113).
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- Le voici le
monopole de l'expert-es-sectes, seul habilité à parler des phénomènes religieux
et de l'histoire, qui demande le silence a tous, même aux experts en droit (qui
condamnent les dirigeants pour criminalité), aux experts en médecine (qui
analysent les mégalomanies de certains discours de gourous)... En tout cas,
voila une démarche qui n'a absolument rien de scientifique, qui relève plutôt du
militantisme corporatiste, de la lutte des historiens super-experts en tout, qui
expertisent les différents experts spécialisés et qui leur donnent des conseils,
des interdictions même ! Médecins et juristes, il ne vous reste plus qu'à vous
inscrire à un stage de recyclage idéologique chez le chasseur suisse des sectes,
l'expert absolu, le seul, et en tout : il n'existe pas, dans les sectes, des
criminels, des fous ... Ce n'est donc pas la peine d'aller voir.
- Quatrième confusion
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- J'ai failli
sauter au plafond en lisant ces lignes prétentieuses : «Dans l'évaluation de ces
controverses (sur les crimes et les folies de quelques escrocs de la
religiosité), je crois que le regard de l'historien est particulièrement
précieux, car l'examen du passé relativise la nouveauté des débats en cours» ...
(et de rabâcher une fois de plus son lamentable exemple répété dans la plupart
des ouvrages !) (p. 112). Voila l'auto-promotion narcissique,
l'auto-félicitation professionnelle !
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- Si les
livres agressés pouvaient émettre un signal d'alarme, comme nos autos protégées
électroniquement, celui qui se tient là, sur mes rayons, hurlerait déjà a cette
phrase : il s'appelle «Les grandes doctrines de l'histoire de Confucius a
Toynbee » d'Alban G. Widgery (Gallimard 1965) et il montre tous les "regards
d'historiens" qui, loin de relativiser les débats, les ont portés à l'absolu, en
ont construit un système fermé, une synthèse finale, la toute dernière de
l'humanité !
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- J'avais
consacré quinze jours, en 1988, à examiner le «regard d'historien» de Moon, qui
découpe le passé en tranches artificielles de 2000 ans pour aboutir à la
synthèse de ses Principes Divins. Le «regard d'historien» de Ron Hubbard va
encore plus loin dans le passé, plus loin aussi dans ses guérisons par synthèses
... Non, les regards d'historiens ne relativisent pas plus qu'ils ne
synthétisent les débats : ils les dédramatisent peut-être en montrant qu'un
événement n'est pas unique mais sériel. Tel crime de tel escroc de la
spiritualité n'est pas le premier mais le millionième, depuis deux mille ans 150
nouveaux Christs ont fait leur apparition, etc ... Même sériel, un crime est
toujours punissable.
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- La plus
grave confusion qu'opère Jean-François Mayer consiste a écrire : «le regard
d'historien relativise», en faisant comprendre que, dans le débat sur les crimes
et les folies des faux gourous, le regard d'historien donne l'absolution à tous
les escrocs de peur de condamner un gourou innocent et sain d'esprit (les
juristes et les médecins n'ayant pas le niveau d'expertise et de compétences
universelles, que possède évidemment le chasseur de sectes).
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- Relativiser
signifie «absoudre», aussi dans les plaidoiries des avocats de la défense :
l'enfance malheureuse de l'accusé, les violences de la société, les injustices
qu'il a subies... tout le «regard de l'historien» d'un coupable en fait une
victime. Analysée ainsi, une faute n'est plus une faute, mais une saine
réaction...
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- Relativiser
signifie absoudre, aussi dans les conclusions des psychologues qui montrent des
mécanismes non maîtrisables à l'oeuvre dans les comportements d'un accusé (mais
beaucoup d'autres psychologues relèvent la responsabilité et la préméditation;
quand ils relativisent, ils accusent...).
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- L'historien
n'est pas seul à relativiser, mais il est sans doute le seul a dire qu'il
relativise pour cacher le fait qu'il innocente les accusés...
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- Dans la
chasse aux sectes, une telle confusion sournoise est une habile manipulation
conceptuelle. Et
- précisément, la manipulation conceptuelle, avec la
virtuosité de Ron Hubbard, est l'art suprême des
- dirigeants
de mouvements religieux discutables, objets de nombreux procès ...
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- P. 112 et
p. 113 : j'observe que ces deux pages constituent une répétition des schèmes
obsessifs qui hantent l'esprit du chasseur de sectes. C'est une liste de clichés
qui reviennent dans la plupart de ses écrits, rien que des stéréotypes :
démonisation, médicalisation, criminalisation... Ce qui est bizarre, c'est que
l'auteur utilise 4 fois le terme «stéréotype», faute commise par les
associations anti-sectes, dans ces deux pages : se rendra-t-il compte un jour
que ses reproches s'adressent avant tout à lui-même ?
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- «LES
CONFUSIONS D'UN CHASSEUR DE SECTES» ne s'arrêtent pas là : mais elles montrent
suffisamment le caractère militant, non scientifique en tout cas, de sa
démarche, la valeur peu fiable aussi de ses informations, la prétention ridicule
de son ton d'expert universel !
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- J'ai
analysé beaucoup de livres sur les sectes : c'est la première fois, avec
Jean-François Mayer, que mes appréciations sont violemment négatives. J'avoue
n'être pas un «expert» et je suis prêt à corriger mon opinion à la faveur
d'autres critiques, plus élogieuses.
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- Je n'ai pas
non plus la chance d'être un scientifique : mais je garde un petit espoir
qu'avec la définition du scientifique que va publier Jean François Mayer, tout
militant va devenir un vrai scientifique .
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- 17 juillet
1990, Roland Huckel
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