- Qui
ne peut pas le plus peut le moins...


- Sacré Jonathan
! Depuis qu'il fricote avec les amis des hérissons,
il a pris du poil de la bête! Faire accepter au
proviseur d'organiser une boum dans l'enceinte du
collège, ça c'est du travail d'artiste. La fête
nationale de l'association ? Du bluff ! Une requête
prétexte pour que Dubonnet cède pour la boum. Voilà
une démonstration de «la
porte au nez»
!
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- Cette technique
de manipulation proche du marchandage consiste,
pour obtenir quelque chose de quelqu'un, à commencer
par lui demander un service extrêmement coûteux,
puis juste après le service qui importe réellement.
Le premier (recevoir
30'000 personnes dans le collège) sert d'étalon.
Face à lui, le second (un local pour la boum), qui aurait
semblé démesureé au départ, apparaît dérisoire. S'il
s'agit d'une bonne cause, il se peut en plus que la
personne culpabilise. Désolée de n'avoir pu vous aider
la première fois, elle sera ravie de le faire la seconde
!
Par cette technique,
des chercheurs ont obtenu d'étudiants qu'ils consacrent
deux heures de leur temps pour accompagner des jeunes
délinquants au zoo.
Lorsque la demande
est faite directement, seuls 16,7 % acceptent.
Mais si les scientifiques la font précéder d'une demande
exorbitante «(travailler comme bénévoles dans un centre
de détention, pour jeunes délinquants deux heures par
semaine pendant deux ans»), 5°% acceptent ensuite de
servir d'accompagnateurs.
Attention, pour
que cela fonctionne, il faut respecter quelques règles
élémentaires.
Pour la première
requête, demandez l'impossible (tout le monde doit refuser),
mais pas n'importe quoi. La
demande ne doit être ni incongrue ni déplacée, juste
trop coûteuse,
et s'inscrire dans le même projet que la seconde.
L'intervalle entre
les deux requêtes doit être le plus court possible,
et ce doit être la même personne qui les formule.
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