Laïcité en Espagne

Laïcité en Espagne: Zapatero veut transformer encore la société espagnole (07 juillet 2008)

Espagne: Le Parti socialiste veut renforcer la laïcité (RFI - 6 juillet 2008)

 Zapatero veut transformer encore la société espagnole

http://www.lesechos.fr/info/inter/4749683.htm - 7/07/08
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Réélu samedi secrétaire général du Parti socialiste au pouvoir, le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a affiché, hier, sa volonté de poursuivre une politique «progressiste» visant à la « transformation » de la société espagnole.

Sa formation, réunie en Congrès, s'est prononcée en faveur de réformes comme le vote de tous les immigrés aux municipales, une révision de la loi sur l'avortement, des mesures pour une « mort digne » ou encore un renforcement de la laïcité en Espagne.

Le leader de l'opposition de droite, Mariano Rajoy, a estimé, hier, que José Luis Rodriguez Zapatero ferait preuve «d'irresponsabilité» s'il fixait comme priorités législatives «l'avortement, l'euthanasie ou la laïcité», ou encore le vote des immigrés, au lieu de s'occuper des problèmes quotidiens des Espagnols et de la crise économique.

Espagne: le Parti socialiste veut renforcer la laïcité

Avec notre correspondante à Barcelone, Martine Pouchard

Article de "RFI" - 06/07/2008
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Réuni en congrès à Madrid, le Parti socialiste au pouvoir a manifesté samedi sa volonté de renforcer la laïcité en Espagne. Le PSOE a réclamé notamment une disparition progressive des symboles religieux des espaces publics et des actes officiels.

«Il n'y aura pas de religion d'Etat», ainsi le stipule, depuis trente ans, l'article 16-3 de la Constitution espagnole qui n'accorde ni droit ni privilège particulier à la religion catholique.

Durant la campagne électorale, José Luis Rodriguez Zapatero l'avait affirmé: il mettrait «les points sur les i» avec l'Eglise. Celle-ci s'est enmêlée de politique en appelant à voter contre le Parti socialiste.

Il y a eu des réunions au Vatican. Mais rien n'a filtré. Il y aura donc, si la loi finalement est adoptée par le Parlement, plus de laïcité en Espagne. Les funérailles d'Etat seront supprimées comme tous les symboles religieux dans les espaces publics.

Par exemple, les ministres ne jureront plus face un crucifix lors de leur prise de fonction. Pour autant, le Parti socialiste ne remet pas en cause les accords de 1979 avec le Vatican qui ne sont pas un concordat mais qui obligent les deux parties.

L'Etat paie en effet le salaire des religieux (153 millions d'euros), des professeurs de l'enseignement privé, maintient un million de prêtres dans les prisons et casernes et subventionne à hauteur de 4 milliards d'euros les activités de charité et d'assistance sociale catholique.

En comparaison, les autres religions reçoivent 3 millions d'euros, à condition de ne pas les dépenser pour le culte ou le clergé.