LA MIVILUDES

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires

Alerte à l'entrisme des sectes La Mission interministérielle de vigilance s'inquiète de leurs stratégies de recrutement (La voix du Nord - 27 avril 2006)

Les thèmes prioritaires de la MIVILUDES

AEF, 26 avril 2006
[Texte intégral]
 
La protection des mineurs et les risques sectaires dans les entreprises
parmi les thèmes prioritaires de la MIVILUDES en 2005

La protection des mineurs face à l'emprise sectaire d'une part et "l'enjeu de sécurité" posé par les risques sectaires d'autre part figurent parmi les thèmes prioritairement abordés par le rapport de la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), rendu public aujourd'hui mercredi 26 avril 2006 (Le rapport 2005 de la MIVILUDES - format pdf - 1300 KB)).

Jean-Michel Roulet est président de la Mission depuis le 1er octobre 2005. Il répond aux questions de L'AEF.

L'AEF : Quelles seront les priorités de votre présidence ?

Jean-Michel Roulet : Appliquer rigoureusement les missions dévolues à la MIVILUDES par son décret fondateur, missions relatives à la prévention et à la coordination des services, en vue notamment de sanctionner les dérives. Il s'agit à la fois de prendre en compte les victimes et d'analyser les dommages. Ce qui fait la légitimité de l'action de l'État, c'est d'assurer la sûreté et la sécurité de nos concitoyens, dans le cadre du pacte républicain. C'est de lutter contre ceux, experts en manipulation mentale, qui portent atteinte à la liberté de conscience, de religion …, et dont l'action consiste à séduire pour détruire et reconstruire, dans un but d'enrichissement personnel, d'exercice d'un pouvoir physique, mental ou sexuel.

Les priorités de la MIVILUDES vont vers les personnes les plus faibles : enfants, personnes en souffrance…, et vers les sources d'argent pour les sectes : entreprises, tissu économique …

L'AEF : Vous n'êtes pas favorable à l'établissement de "listes" ou de "cartes d'implantation"…

Jean-Michel Roulet : Le Premier ministre l'a expressément proscrit. Certes, la liste des sectes annexée au rapport parlementaire de la commission d'enquête sur les sectes du 22 décembre 1995 avait l'avantage de présenter une photographie intéressante à l'époque et a permis de donner un grand coup de pied dans la fourmilière. Mais des listes ou des cartes ne seront jamais à jour. Les noms, l'implantation des mouvements changent très vite.

L'AEF : "La protection des mineurs face à l'emprise sectaire" est l'un des sujets "particulièrement préoccupants ces derniers temps", écrivez-vous dans votre rapport 2005. Pourquoi ?

Jean-Michel Roulet : Les enfants et les jeunes sont-ils plus exposés aux risques sectaires aujourd'hui qu'il y a 8 ou 10 ans? Je le crois. Pour schématiser, les sectes ont d'abord visé les parents pour toucher les enfants. Aujourd'hui, les enfants constituent en tant que tels une cible pour certains mouvements et sont une "clef d'accès" vers les parents. Cette tendance, qui s'accélère depuis quelques années, s'appuie sur l'évolution de notre société: davantage de familles monoparentales, parents qui travaillent tous les deux, disparition du personnel de maison, temps libre des jeunes accru, reprise de la natalité… L'offre et les supports en direction des jeunes sont multiples, c'est inquiétant. Bien loin aujourd'hui des supports de type "militaire", les mouvements sectaires se sont engouffrés dans le créneau de la demande d'épanouissement personnel et proposent des activités philosophiques, des activités physiques pouvant déboucher sur l'ésotérisme, ou des activités musicales quand par exemple certaines tendances "gothique" ou "métal" peuvent, dans un environnement favorable, déboucher sur le néo-nazisme. Nombre de familles sont touchées, parfois sans le savoir.

L'AEF : Dans quels domaines les mouvements sectaires sont-ils particulièrement actifs? Quel regard portez-vous sur l'action du ministère de l'Éducation nationale et sur celui de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative ?

Jean-Michel Roulet : Le ministère de l'Éducation nationale et celui de Jeunesse, des Sports et de la Vie associative sont très actifs, en particulier dans la formation des cadres administratifs, des contrôles des établissements pour le premier, et dans le contrôle des centres de loisirs et de vacances pour le second. Il reste cependant certains problèmes.

Le créneau du soutien scolaire semble être une des nouvelles pistes de la scientologie, qui propose des activités artistiques, ou des conférences philosophiques, par exemple données par la Nouvelle Acropole, avec tractage aux alentours de lycées, et stands dans l'enceinte des universités. Dans ce marché libre et concurrentiel, les seuls contrôles qui puissent être exercés sont ceux d' "hygiène et sécurité" et les organismes qui le souhaitent peuvent obtenir un agrément de l'Éducation nationale.

Le péri-scolaire est aussi très prisé par les mouvements sectaires, alors que l'Éducation nationale ne dispose que de peu de moyens de contrôle. Dans le domaine des centres de loisirs, seuls les organisateurs accueillant entre 8 et 300 mineurs pendant plus de 15 jours au cours d'une même année sont obligés de se déclarer auprès de Jeunesse et Sports. Quant au contrôle des séjours de vacances pour les mineurs, il ne peut s'exercer à l'étranger et seuls les lieux d'accueil avec hébergement de 12 mineurs au plus et durant plus de 5 nuits sont soumis à déclaration.

Les cours par correspondance constituent un marché ouvert et juteux dans lequel s'engouffrent les parents d'élèves inquiets du sort de leurs enfants. Mais il n'y a aucune garantie en dehors du CNED, ni aucun agrément. Citons également le problème des "écoles de fait", la dangerosité de l'utilisation d'internet sans suivi parental, et le problème certes plus marginal du coaching sportif des enfants qui s'appuie sur le désir d'accomplissement des adultes à travers leurs enfants.

L'AEF : Que pensez-vous de l'action des cellules départementales de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires ?

Jean-Michel Roulet : Elle est variable, mais il est vrai que les mouvements sectaires sont inégalement présents sur le territoire. J'ai relancé les cellules de vigilance. 32 cellules existaient l'an dernier, je souhaite qu'à la fin de cette année il y en ait une dans chaque département et qu'elles se réunissent au moins une fois par an. Car la coordination des services déconcentrés et décentralisés est fondamentale en matière de vigilance et de lutte contre les sectes.

L'AEF : La MIVILUDES s'alarme aussi du risque de dérive sectaire dans les entreprises …

Jean-Michel Roulet : Là encore les mouvements sectaires répondent à une forte demande sociale de perfectionnement professionnel et personnel, alors que de plus en plus de gens sont menacés de perdre leur emploi. Plusieurs grandes entreprises, ayant fait l'objet de tentatives d'approche par de grandes organisations sectaires multinationales, nous ont demandé conseil en 2005.

Au-delà de leur volonté d'emprise sur leurs adeptes, des organisations sectaires ayant une vision très globale de leur avenir s'intéressent de plus en plus aux enjeux économiques internationaux, et cherchent à s'introduire au cœur des entreprises les plus performantes ou les plus sensibles. C'est la première fois que la MIVILUDES y consacre un chapitre entier de son rapport.

Quant aux petites entreprises, elles sont plus vulnérables. Elles n'ont généralement pas les moyens de recruter des professionnels, un ancien officier, un ancien de la DST … Elles peuvent être aussi faussement rassurées par des organismes de formation - en fait des mouvements sectaires - présentant comme clients réguliers de grandes entreprises à forte image, avec lesquelles ils n'ont en réalité été en contact qu'une seule fois.

L'AEF : Quels sont les domaines privilégiés des sectes dans l'entreprise?

Jean-Michel Roulet : Les domaines porteurs sont la formation professionnelle, de manière accrue depuis la mise en œuvre de la loi du 4 mai 2004 sur la formation tout au long de la vie, le coaching, les services externalisés, en particulier les SSII (sociétés de services en ingénierie informatique), mais aussi le développement personnel, la reconversion professionnelle, le management des équipes ... Les tromperies sont multiples.

Par exemple, les mouvements sectaires actifs dans la formation professionnelle présentent le récépissé de déclaration d'activité comme un label de qualité, alors que de tels labels ou homologations n'existent pas. Ils peuvent aussi proposer aux stagiaires des cours complémentaires payants le samedi et le dimanche, et leur proposer de devenir eux-mêmes formateurs.

L'entreprise doit être vigilante à un éventuel changement de comportement des stagiaires sortant de ces cours complémentaires, on bascule très vite … Parfois, les pratiques de formation ne répondent ni de près ni de loin au métier de l'entreprise : je pense à une grande entreprise publique dont la DRH, membre d'une secte, avait fait appel à un prestataire de formation, qui faisaient mettre les stagiaires dos à dos, une orange coincée entre eux, et danser de manière à ne pas faire tomber l'orange … Avec les SSII, on est à la limite des techniques d'espionnage économique. Avides d'argent, ces dernières cherchent à monnayer les informations secrètes sur l'entreprise cliente, à s'en servir pour signer de nouveaux contrats, ou à les vendre au plus offrant.

L'AEF : Que propose la MIVILUDES contre l'emprise sectaire dans les entreprises ?

Jean-Michel Roulet : Le rapport propose des pistes méthodologiques, par exemple pour définir des critères d'appréciation du risque. En lançant ainsi "la balle", nous espérons que beaucoup de choses remonteront. Nous devons mieux comprendre le phénomène, son ampleur, ses manifestations, les conséquences à long terme pour les entreprises et le tissu économique.

"Nous ne stigmatisons pas,
nous rapportons des faits vérifiés."
 
Le Monde, 28 avril 2006
[Texte intégral]

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a présenté son rapport annuel, mercredi 26 avril ; le premier depuis que Jean-Michel Roulet a pris la tête de cet organisme, le 1er octobre 2005.

Le ton a changé : le nouveau président n'hésite plus à parler de "sectes" ou de "groupes sectaires", là où l'ancien, Jean-Louis Langlais, s'en tenait à la notion de "dérives sectaires". "Nous n'utilisons pas la langue de bois, justifie M. Roulet. Le mot "secte" n'est pas péjoratif. Nous ne stigmatisons pas, nous rapportons des faits vérifiés."

Le rapport met l'accent sur la protection des mineurs face à "l'emprise sectaire", ainsi que sur les dérives des thérapies alternatives proposées par certains groupes sectaires ou gourous.

C'est le cas du "respirianisme", dont la fondatrice, l'Australienne Ellen Greve, surnommée "Jashmuheen", prêche le jeûne total et prétend se nourrir uniquement d'air et de lumière.

La Miviludes n'hésite pas à mettre en cause certains courants chrétiens, des "groupes charismatiques et communautés pseudo-évangéliques (qui) ne sont pas à l'abri de telles dérives, notamment quand ils invitent leurs adeptes à suivre des séances de prières collectives, où les guérisons "miraculeuses" (...) affluent dans des proportions qui frôlent souvent l'hystérie".

Une communauté protestante est nommément critiquée par la Miviludes. Il s'agit des Frères de Plymouth, groupe d'inspiration évangélique de 1'500 membres environ en France, surtout présent dans le quart Sud-Est. Il se rattache au courant darbyste, fondé au XIXe siècle par le pasteur anglican John Nelson Darby. Un peu à la manière des Amish aux Etats-Unis, les Frères de Plymouth vivent repliés sur eux-mêmes et pratiquent l'endogamie.

Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France, voit dans les accusations portées contre les Frères de Plymouth un signe de durcissement de la Mivilitudes : "Je ne suis pas étonné que M. Roulet ait souhaité accrocher une communauté évangélique contestable à son tableau de chasse."

Dans un communiqué du 26 avril, les Frères dénoncent "une série de contre-vérités" à propos du rapport et précisent que "la Miviludes a préféré accorder du crédit aux témoignages d'une poignée d'opposants"

Xavier Ternisien

Le rapport 2005 de la MIVILUDES (format pdf - 1300 KB)

Alerte à l'entrisme des sectes

La Mission interministérielle de vigilance s'inquiète de leurs stratégies de recrutement

La voix du Nord, 27 avril 2006
[Texte intégral]

ENFANTS, médecines alternatives, et aide humanitaire sont les nouveaux supports des sectes qui ne cessent de transformer leur stratégie afin d'approcher leurs futures victimes.

«Il existe de vraies et bonnes raisons de ne pas renoncer à la lutte contre les dérives sectaires au motif fallacieux que cela porterait atteinte à la liberté de conscience ou aux libertés religieuses», écrit le président de la MIVILUDES Jean-Michel Roulet.

La Mission interministérielle de lutte contre les sectes vient de publier son rapport 2005. Elle donne l'alerte à propos des enfants devenus des «cibles», parfois avant leur naissance (Fraternité blanche universelle, Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix). Chez les dévots de Krishna, ils ont un emploi du temps harassant (lever à 3 h30, coucher à 20h30 pour les 10-15 ans). Ils peuvent être retirés de l'école (enfants «indigo» ou «cristal» de Kryeon), scolarisés à part (Tabitha's Place, Frères de Plymouth issus du darbysme protestant).

L'Éducation nationale évalue à 10'000 les enfants instruits en dehors du contrôle de l'État. Ils sont parfois soumis à de mauvais traitements voire à des abus sexuels.

La MIVILUDES s'inquiète aussi de l'engouement pour les médecines alternatives.

Autre souci : la crise des banlieues a attiré des sectes comme la scientologie sous prétexte d'aide humanitaire.

Enfin, les sectes s'attaquent aux entreprises par le biais de la formation professionnelle, sources de revenus confortables.

Le rapport 2005 de la MIVILUDES (format pdf - 1300 KB)

Les sectes s'emparent du marché du mieux-vivre

Figaro.fr - 27 avril 2006 par Thierry Portes
[Texte intégral]
 
Selon la mission chargée de la lutte contre les dérives sectaires,
l'engouement suscité par les médecines parallèles est une aubaine pour les gourous.
  DIX ANS après l'affaire de l'Ordre du temple solaire, qui a décidé la France à se doter d'une structure spécialisée. Celle-ci, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), a rendu public hier son rapport 2005 et souligné, par la voix de son président, que «le risque sectaire ne diminue pas». Nouvellement nommé à la présidence de la mission, Jean-Michel Roulet, adoptant un ton volontaire et offensif, n'a pas fourni de bilan chiffré. Il a toutefois mis en garde face à une «multiplication de l'offre» et sa «diversification».

Rassemblement de l'Eglise de Scientologie à Paris, le 23 octobre 2000,
contre le rapport parlementaire sur la lutte contre les sectes.

«Au cours de l'année passée, le phénomène sectaire n'a pas marqué de pause en France», indique ainsi le rapport, qui pointe quatre secteurs où la vigilance doit s'exercer. Les enfants mineurs demeurent une cible de choix pour les sectes, qui s'intéressent par ailleurs aux «alter-médecines», à l'aide humanitaire d'urgence et de plus en plus aux entreprises.

Parce qu'il «représente le développement potentiel du groupe» et qu'il est «malléable», l'enfant, note la Miviludes, est «au coeur des préoccupations des dirigeants sectaires». Le mineur peut être entraîné par des parents déjà sous l'emprise d'un gourou, ou manipulé contre sa famille ; il peut également être recruté par des associations censées délivrer des cours. «Le ministère de l'Education nationale, rappelle la Miviludes, indique que le contrôle des cours par correspondance est impossible» et qu'aucun agrément ni garantie ne sont offerts «en dehors du Cned», l'organisme dépendant du ministère. Quant au soutien scolaire, «c'est un marché libre et concurrentiel».

Inventaire à la Prévert

Les centres de loisirs et les séjours de vacances sont également propices à l'endoctrinement. «Seuls les organismes émanant de l'Education nationale ont un agrément garantissant leur fiabilité», insiste la Miviludes. Le ministère de la Jeunesse et des Sports n'exerce pas de contrôle sur les voyages à l'étranger, et seuls les séjours de cinq nuits sont soumis à déclaration, «ce pourquoi on constate des dérives sectaires dans les courts séjours».

Dans le domaine des médecines parallèles, la Miviludes dresse un inventaire à la Prévert : cristallothérapie, iridologie, chamanisme, reiki, corps subtils, kinésiologie, bio-psychogénéalogie ... les sectes ont bien compris les profits à tirer de notre culte du mieux-vivre, de notre perte de repères et de notre angoisse de la mort. De patient prêt à tout croire on peut vite devenir un adepte des plus folles pratiques.

Parmi celles-ci, la Miviludes pointe le traitement du cancer par la libération des capacités d'autoguérison prôné par Ryke Geerd Hamer, condamné en Allemagne, mais qui compterait une centaine d'émules français. Citons encore le «respirianisme», qui consiste à se nourrir d'air et de lumière pour accéder à «notre être divin». La «prêtresse» de ce mouvement, Jashmuheen – de son vrai nom Ellen Greve – est australienne et prétend ne plus se nourrir depuis 1993 !

La police a recensé en 2005 plus de 200 méthodes de médecine douce contre 80 quatre ans plus tôt. Les pratiques «psy» sont notamment en plein essor. «Nous attendons beaucoup de l'amendement Accoyer» visant à encadrer le métier de psychothérapeute, déclarait hier Jean-Michel Roulet.

Après avoir déjà relevé précédemment la présence de sectes dans l'aide humanitaire au lendemain des attentats du 11 Septembre et de l'explosion AZF à Toulouse, la Miviludes met à nouveau en garde contre «un risque sectaire potentiel dans ce domaine». Les exemples ne sont pas légion. Mais que des membres de la Scientologie soient venus au chevet des banlieues en flammes à l'automne 2005 mérite l'attention (voir ci-dessous).

Outre que les populations meurtries ou en danger sont vulnérables, les sectes utilisent les actions humanitaires pour redorer leur blason et profiter de la présence des médias sur les lieux des catastrophes.

«L'entreprise, note enfin le rapport de la Miviludes, est devenue une cible naturelle, car elle dispose de budgets destinés à l'achat de prestations externalisées. De nombreux mouvements ont ainsi constitué des liens avec des cabinets de formation professionnel, de recrutement, de conseils en gestion des ressources humaines, de services informatiques.» Le marché de la formation professionnelle génère, selon le rapport, plus de 22 milliards d'euros de flux financiers et près de 45'000 organismes prestataires sont recensés.

Formation : le label Demos ou comment lutter contre la concurrence des charlatans : Actuellement, beaucoup de demandeurs d'emploi essaient de faire valoir leur parcours professionnel en devenant à leur tour des formateurs (Le Figaro, 11 mai 2006)

Le rapport 2005 de la MIVILUDES au format pdf :