A. Sélection du
matériau
Le chercheur a demandé à d'anciens membres des organisations
d'Hubbard à quoi Hubbard appliquait ses règles de médias et de relations
publiques. La réponse d'Arnaldo P. Lerma, ancien membre de l'Organisation
Maritime d'Hubbard, était typique et a été aussi la plus explicite des réponses
obtenues. Il proposait le matériau décrit comme ceci
Pack de Division OEC 6
et une Série sur les Managements [...]
et une
copie de certains ordres d'OSA
et une copie du pack de Henning Heldt
Le chercheur a obtenu l'accés à des copies des éléments suivants:
Pack de l'Office du Gardien (Henning Heldt's)
volume OEC 7
(Management)
volume OEC 6 (Distribution)
et un large assortiment de
diverses règles et bulletins hubbardiens
B. Validité des
documents
Le corps initial des documents examiné dans cette étude de cas est celui des
travaux publiés et non-publiés de Lafayette Ronald Hubbard ou de ceux qui ont
travaillé sous son autorité. Les règlements ayant trait aux relations publiques
et aux médias ont été trouvés dans le Pack d'Information de l'Office du Gardien
des Etats Unis, le Cours OEC Division 7, le Cours OEC pour la Division 6, ainsi
que des règles générales et des écrits qui ont été publiés à l'usage du public
payant.
Ces documents, qui font également partie des sources initiales,
contenaient aussi une certaine quantité de matériaux de nature secondaire. Il
s'agit d'éléments qui n'ont probablement pas été écrits par Hubbard lui-même,
mais qui ont été publiés sous sa direction ou son autorité, par ceux qui
suivaient ses règles et voulaient que d'autres fassent de même.
Pack d'Information Complet de l'Office du Gardien des Etats
Unis
Un recueil du niveau de direction des relations publiques et du matérau de
médias peut être trouvé dans un pack d'entraînement intitulé "Pack Complet
d'Information de L'Office du Gardien des Etats Unis". Le pack examiné indiquait
"Pièce officielle 236 de la Cour de District de Colombia des Etats Unis". Un
"pack de casquette" est un recueil d'informations sensé être utilisé par les
membres lorsqu'ils accomplissent les fonctions qui leur sont assignées. Ce pack
particulier de matériau d'entraînement appartenait en principe à Henning Heldt
[20]. Heldt était Gardien Député pour les Etats Unis (DG US). Il a supervisé
tous les Offices du Gardien des Etats Unis depuis le 21 novembre 1973 jusqu'au
20 juin 1977. [21] Son mandat s'acheva à peu près lorsque le le FBI fit un raid
sur les Offices du Gardien de Los Angeles and Washington, D.C. le 7 juillet
1977. [22] A la suite de ce raid, le matériau de Heldt devint publique.
Alors qu'il n'y a aucun doute sur la validité des documents de la
"casquette" de Heldt au moment de sa saisie, on peut discuter pour savoir si de
nos jours, ces règles sont encore valables. En 1994, David Miscavige, dont la
position "est au plus haut sommet de la hiérarchie scientologue" [23], soutenait
que l'Office du Gardien (GO) avait été séparé de l'Eglise de Scientologie:
Pendant les années 1970, le GO a opéré en tant
qu'organisation entièrement autonome sans vérification ni supervision de la
direction ecclésiastique de l'Eglise. Le pouvoir du GO était absolu. A moins
d'être membre du GO, on ne pouvait même pas entrer dans leurs bureaux fermés à
clé. Ils tenaient tous les directorats d'entreprise. Eux et eux seuls traîtaient
les affaires légales de l'Eglise. Le GO opérait dans le secret le plus total et
conduisait ses affaires indépendemment de la direction et du personnel de
l'Eglise [24].
Diverses organisations sous contrôle d'Hubbard ont été efficacement
cloisonnées les unes des autres. Bien que cela puisse donner l'impression d'une
autonomie parfaitement légale pour les organisations privées, il s'est avéré au cours des années, qu'au contraire, toutes les
organisations faisaient partie d'une hiérarchie centrale [23]. Un autre exemple de la tendance des organisations d'Hubbard se
situe dans la propriété du mot "Scientologie". L. Ron Hubbard détenait les
droits sur le terme "Scientologie" jusqu'au 16 mai 1982. A ce moment, les droits
ont été transféré au Religious Technology Center, sous le contrôle de David
Miscavige. [25] L'histoire est truffée de preuves que la hiérarchie scientologue
a montré la plus grande agressivité à conserver l'usage de ses droits sur ce
mot. Dans ce sens, le pouvoir du GO était absolu comme il l'a été déjà dit, mais
seulement parce que le pouvoir d'Hubbard était absolu, que ce soit dans les
églises ou dans d'autres organisations.
Dans son argumentation pour distancer la Scientologie des crimes passés du
GO, Miscavige a aussi fait une déclaration qui affecte directement une partie
des matériaux pris en considération dans l'étude de ce cas:
Pour s'assurer encore davantage que l'influence de l'ancien GO était
entièrement terminée, tous les "Ordres du Gardiren", les publications
non-standards que le GO avait suivies au lieu des règlements de Mr. Hubbard, ont
été annulées. Il s'agit là de milliers de documents.
Il ne fait aucun doute que Miscavige ait fait annuler tous les Ordres du
Gardien et qu'il y en ait eu des milliers. Cependant, à peu près toutes les
règles significatives du GO ont été écrites par Hubbard lui-même et, d'après un
groupe de haut niveau de la Scientologie, appelé le Comité International des
Chiens de Garde de l'Eglise de Scientologie, il n'est pas possible d'annuler une
déclaration hubbardienne [26].
Cours OEC pour la Division 6 et 7
Le Cours OEC de L. Ron Hubbard, a été écrit pour des professionnels
appliquant la philosophie concernant la technique de direction d'Hubbard. La
Division 6 était celle qui servait dans les divisions de Distribution et dans la
Division 7 pour la Division d'Encadrement. On y a choisi du matériel ayant trait
aux médias et aux relations publiques. Les volumes étudiés ont des dates de
copyright qui vont de 1954 à 1974.
Divers règles et écrits de L. Ron Hubbard
Hubbard a écrit beaucoup d'ouvrages et de règlements pour le grand public,
nombre d'entre eux mentionnent le point de vue d'Hubbard au sujet de la presse.
Une certaine partie de ce matériau a été choisie et s'interresse à des aspects
essentiels des médias et des relations publiques, elle est couverte par les
trois premières sources de matériaux.
C. Procédure
Le chercheur a largement parcouru les trois volumes du pack du GO afin
d'avoir une vue générale du contenu, s'intéressant particulièrement au mots:
"presse, journal, relations publiques, information". Différents éléments ont été
retenus pour un examen plus poussé. Après avoir parcouru les trois packs, une
liste des éléments notés a été utilisée pour revenir aux éléments conservés aux
fins d'examen plus approfondi, leur contenu a été évalué par rapport aux
questions posées dans l'étude de cas. Par exemple, la relation entre les
relations publiques et les renseignements était directement liée à "Qui est à
l'origine de la communication?" D'après Hubbard, la source de communication est
connue en matière de relations publiques, mais inconnue lors d'opérations des
services de renseignements. Le contenu du pack a été détaillé, des citations ont
été incluses qui répondaient potentiellement aux questions de l'étude de
cas.
Le chercheur a ensuite parcouru les mêmes mot-clés dans les volumes OEC,
selectionnant des éléments qui correspondaient aux mots recherchés.
Significativement, cela a constitué plus de la moitié des éléments recherchés.
Après cela, les éléments ont été observés pour voir si la mention de termes de
recherche n'était qu'accidentelle, c'est-à-dire qu'elle pouvait faire partie
d'un autre sujet, ou si la discussion correspondait au mot-clé. Du fait
qu'Hubbard a utilisé les règles de vente de Les Dane, les règlements sur la
vente n'ont pas été incluses. Ce sont les éléments pour lesquels la discussion
correspondait au terme recherché et aux mentions individuelles qui ont été
retenus. Cela correspondait à la moitié des éléments.
Le chercheur a ensuite parcouru les éléments sélectionnés, décrit les
contenus et a ajouté les citations correspondant éventuellement aux questions
posées par l'étude. Le chercheur n'a pas exclu des règles qui ne comportaient
pas les termes de la recherche. par exemple, sous l'élément 104 de l'inventaire,
"le Test Suprême", on trouve quelque chose qui ne s'adresse pas directement aux
règles sur les médias, mais qui aide néanmoins à répondre à la question 5, "Dans
quelle circonstance la communication est-elle valide ou invalide ?" Il y a eu
aussi neuf bulletins choisis pour leur relation avec les documents faisant
partie des trois ensembles ci-dessus.
D. Analyse et
stratégie
Il s'est avéré que les données étaient plus ou moins organisées selon la
fonction. Le pack d'étude de l'Office du Gardien est un manuel d'instruction
pour le personnel du groupe central de direction. Le volume OEC 7 est un manuel
d'instruction pour les dirrigeants locaux d'une organisation cliente. Le volume
OEC 6 est un manuel d'instruction pour les personnels de la publicité locale,
dont les canaux seront utilisés par le personnel du groupe central de
direction.
En plus de décrire une série de règlements, le chercheur a également
effectué une analyse à partir de éléments examinés. Aux fins de cette étude, les
composants du système fondamental consistent en : canaux, données, processus et
points de contact. Les descriptions ont été examinées à la lettre afin de
s'assurer que les composantes de ces quatres systêmes soient efficacement
utilisés. Les définitions utilisées pour les composants du système se présentent
ainsi. Un canal est considéré comme une méthode par laquelle les données
circulent. Les données sont les images voyageant dans ces canaux. Les processus
sont les actions accomplis avec ces données. Les points de contacts sont les
terminaux représentant les lieux de qui et vers qui les données voyagent par les
canaux.
E.
Procédure d'Application
Le chercheur a brièvement parcouru chaque description d'une règle pour en
obtenir un petit nombre de composants de système. Plusieurs composants
similaires étaient déjà regroupés parce que pris dans les manuels d'instruction
qui étaient déjà vaguement organisés. Le chercheur a alors arrangé les
composants du système en paragraphes.
["F" manque aussi sur le
document anglais, ndt]
G. Analyse du Système des Eléments Examinés (voir
inventaire des éléments examinés)
Matrice du système utilisé pour l'analyse
1. Canaux
|
Entrant |
Sortant |
Interne |
|
ouvert |
ouvert |
ouvert |
|
caché |
caché |
caché |
2. Données
|
Entrant |
Sortant |
Interne |
|
ouvert |
ouvert |
ouvert |
|
caché |
caché |
fermé |
3. Processus / Evaluation
ouvert ("affluence", relations publiques)caché ("danger", opérations des services secrets)4. Points de Contact
ouvert
caché
1. Les Canaux
a. Entrant:
Les canaux sur lesquels les données peuvent voyager dans le système de presse
et de relations publiques d'Hubbard peut être divisé en deux catégories:
catégorie des canaux ouverts et catégorie des canaux cachés.
Les canaux ouverts comprennent : les journaux (3)(58)(59)(60), les recueils
d'informations (3), les services d'information (3), les lettres à Hubbard (9),
les divisions du public (132)(139), les unités d'enquête (149)(150), et les
livres "entheta" (les livres des enemis) (49).
En plus de ce qui peut être obtenu par ces canaux, les canaux cachés
comprennent : renseignements (4)(6)(10)(63), enquêtes (4), Section d'enquêtes
publiques (9), detectives privés (30), recueils de l'histoire des cas
(9)(28)(63), comités d'action (28), apparences de couverture, usurpation
d'identité (147), un "déguisement adéquat" (9) et les vérifications de sécurité
(176).
b. Sortant:
Les canaux internes comprennent : les rapports
hebdomadaires (51)(52)(53)(54)(55)(56)(63), qui peuvent contenir des
extraits des médias (55)(56). Des articles des médias
sont selectionnés dans un recueil
(58)(59)(60)(115)(125)(174).
b. Canaux sortants:
Ce sont les canaux sur lesquels les données peuvent sortir
du système de relations publiques et du système de presse d'Hubbard et qui
peuvent également être divisés en canaux ouverts ou fermés.
Les canaux ouverts comprennent : les livres (131), le
contrôle des médias de masse (134), les relations avec les communautés (134), la
publicité de masse (134)(168), les packs d'information (134), la promotion (3),
les relations publiques (4)(9)(131), les communiqués de presse sur autant de
canaux possibles (121), les droits de l'homme (4), les ventes (4), la réforme
sociale (4), et la réhabilitation (4).
Les canaux cachés comprennent une méthode où on
obscurcit les données (5)(57)(70). En plus de ces méthodes d'obscurcissement des
données, et en plus de la cryptographie, on trouve la substitution de mots
(5)(57) et la transposition (57). Il y a les méthodes pour communiquer un
message sans employer les mots qui constituent le message en utilisant
principalement la répétition (8)(121) et les exemples (169). Les méthodes pour
définir les canaux en limitant la communication externe (140)(169)(170)
comprennent : une seule personne s'occupant des relations avec la presse (117),
préparer les matériaux pour la presse à l'avance (170), ne pas faire connaître
les méthodes [des services cachés] au public, et la règle qui consiste à ne pas
se laisser interviewer par la presse (169).
Les canaux cachés utilisés
pour un ennemi comprennent la dénonciation des attaquants à l'aide d'une
publicité violente (9)(63)(109)(118)(169), la poursuite en justice des ennemis
(63), l'obtention de procés par des organismes d'état (9), diffusion de preuves
de crimes aux médias (9), les livres de source cachée (2)(19)(33), les telex de
source cachée (15), le fait de nier être l'auteur de documents
(38)(44).
c. En interne
Les canaux ouverts internes comprennent : les découvertes
publiées (3), les feuilles de contrôle de cours (1)(3) et les exercices et
méthodes d'entraînement (116).
Les canaux internes contrôlés incluent : les dossiers (64)(67)(69)(83), le CIC (Centre
d'Information du Combat) (6)(64), la vérification croisée des fichiers
(6)(61)(62)(63). Les dossiers sont considérés comme la mémoire de l'organisation
(64). Les catégories de fichiers comprennent :
1) Le doute sur des scientologues (possibles
traîtres)
2) Les traîtres scientologues
3) Les ennemis
non-scientologues
4) Zone générale -la psychiatrie, le crime, etc
5) Zone
générale internationale - la banque, la presse, les renseignements
6)
L'ennemi international
7) Les services secrets de renseignements
a)
Rapports de la branche 1 (Information dans les opérations. Voir l'élément 4 de
l'inventaire)
b) Rapports de la branche 2 (Maniement de l'information)
8)
Dossiers sur les journaux
Les articles sur la Scientologie
2. Données et images
a. Sortant/Sortantes
Les réussites
Les images de réussite comprennent "les alliances avec des groupes et des
chefs qui conviennent aux valeurs 'ethniques' acceptables. (Les valeurs admirées
par le public)". Une image qui a été largement utilisée est de s'identifier à la
"vérité" (8)(20)(23)(48)(114)(137). Une des clés consistait à s'assurer que la
vérité qu'on présentait soit confortée par une documentation (48)(159).
D'autres images positives de réussites comprennent : le pouvoir
(3)(89)(91)(109), le contrôle total (37), la victoire (9)(6)(27) et une
technologie qui a fait ses preuves (29)(74)(89).
Pour Hubbard, il était important de faire en sorte qu'il soit indispensable
(8)(9) et que le fait d'avoir raison ne soit jamais remis en cause (24)(29)(36).
Il n'estimait pas utile d'aller devant les tribunaux (25), ni de demander une
coopération (152). Le fait de survivre était une preuve de "bonté" (146).
Hubbard accordait beaucoup d'importance au fait d'avoir une image de marque
(134). Sa politique consistait à être populaire pour le public (134) et
d'exposer une bonne apparence (145). Cela l'aide à acquérir le contrôle de la
zone des relations publiques (134).
Les images positives comprennet le fait d'avoir un but valide (104) et une
intention pure (169). Cela impliquait que l'organisation ne devait pas avoir de
secrets (169), qu'elle devait être sincère (146) et qu'elle devait maintenir une
"présence éthique" (un courant que les gens suivraient) (107).
Les buts positifs comprenaient le fait de mettre de l'ordre dans la santé
mentale (120), guider le gouvernement (132), fournir des guides politiques (36),
prendre des responsabilités pour l'occident (40). Ce faisant, la politique
consistait à utiliser les politiques de liberté (20)(111)(112) et de posséder
ses propres codes de justice (40).
Afin de démontrer qu'il s'agit bien d'un groupe sur lequel on peut compter,
l'organisation cliente mettait l'accent sur le fait qu'elle était en expansion
(10)(11). A diverses périodes on a aussi insisté sur le fait que le client avait
une valeur militaire et de défense (33), qu'il était en mesure d'élever son QI
(33)(152), et qu'il pouvait se débarrasser de toute forme de lavage de cerveau
(33).
En résumé, il fallait que le groupe soit persuadé qu'il
était constitué de bons gars aux chapeaux blancs (36) convaincus que "la planète
leur appartenait" (36). Ce faisant, il était important
d'avoir les "mains propres" (120), d'être compétentt (120)(134)(152), et
de savoir comment savoir les réponses (169).
Réponse ouverte à la critique
Les images produites en réaction à la critique incluent le fait de faire
dégager les "poids-lourds" (35) et de contre-attaquer (36)(109)(169). Pour ce
faire, une tactique puvait être d'accuser la cible de ce dont on était soi-même
accusé (30)(31). En pratiquant ces contre-attaques, il était important de
corriger des conceptions erronées et d'être honnète (18).
Les images à montrer en cas d'attaque comprenaient l'association du groupe à
lidée d'"église" (17), à l'idée de "religion" (18)(112)(123), au Boudhisme (20),
à la théosophie (20) et à St Thomas d'Aquin (18).
Lorsque Hubbard lui-même était ciblé, il fallait faire savoir qu'il était
riche (20)(126) et que la Scientologie était très reconnaissante envers Hubbard
(20). Il fallait qu'Hubbard soit considéré comme un véritable écrivain, un
philosophe et un sauveur (23).
En réponse supposée au mauvais traitement des enfants attardés, Hubbard avait
mis l'accent sur le fait que l'organisation n'acceptait pas de prendre des gens
malades ou déments (31). En réponse à l'usage des mots "Gibier de Potence"
lorsqu'il s'agissait de manier l'ennemi, Hubbard disait que ces deux mots
devaient être évités car ils entraînaient de" mauvaises relations publiques"
(93). En réaction aux rapports des médias sur le fait que ses pratiques
n'étaient pas acceptables, Hubbard a écrit que ces rapports étaient tirés de
livres et d'articles et que les livres et les articles ne constituent pas des
pratiques (124).
b. Entrant/Entrantes
Images de soi pour l'ennemi
Pour faire coller l'image fabriquée de réussite ci-dessus, les images d'échec
devaient être utilisées pour l'éradication des ennemis sur les lignes publiques
en tenant compte des valeurs ethniques locales (les valeurs détestées par le
public)" (144). Dans ce domaine, une promesse était faite qui correspondait à
"l'article 4 du code", "Je promets de faire tout mon possible pour punir toute
personne qui utilise mal ou qui dégrade la Scientologie dans le but de lui
nuire"(169).
Au niveau de la direction, on a pensé que cette action constituait une
"guerre" au sens figuratif du terme (9)(41)(72)(94). Son but était de "détruire
l'ennemi" (6) en lui enlevant son travail (169) en le faisant courir à "sa ruine
personnelle" (33). Les ennemis étaient les "mauvais gars aux chapeaux noirs"
(36).
Les concepts adaptés à l'idée de guerre incluaient : isoler les attaquants
(33), balayer l'opposition (7), faire sauter les attaquants
(9)(10)(11)(50)(134). Ceci communiquerait à l'ennemi "un état d'esprit plus
maléable" (9). Pour ce faire, il n'y avait pas besoin d'"illégalité" (9)(112) et
l'échec possible pouvait être considéré comme un risque calculé (29).
A diverses époques, l'ennemi était assigné de diverses caractéristiques. A un
moment, Hubbard disait que l'ennemi, qui était responsable des dix-huit années
précédentes "d'attaques par la presse" et de "boulversement publique", ne
constituait qu'un seul groupe - La Fédération Mondiale de la Santé Mentale (37).
Il avait souligné le fait qu'attaquer une religion ou des écrivains était fou
(43), que par conséquent, personne ne croirait l'ennemi (159), dont Hubbard
disait qu'il était en dessous du niveau émotionnel requis pour la vérité (169).
En effet, le simple fait qu'on était attaqué était une preuve de sa propre
valeur (112).
Avantages internes
Hubbard souligna le fait que le personnel client avait un QI supérieur à la
moyenne. (86) De plus, le personnel était capable de mieux confronter la
complexité (75). Dans le cas où on n'obtenait pas le succés, la direction
pouvait mettre "des têtes sur une pique" (79).
Les images positives comprenaient le fait de gagner "une action en justice"
(51) et de poursuivre une "action de relation publique" favorable (51)(128). En
réaction à des revers négatifs, le personnel devait "réagir occasionnellement"
(125).
Hubbard considérait le fait de fournir de l'information fiable (134) comme un
avantage pour son groupe. Cela signifiait aussi qu'il fallait se débarrasser des
"fausses données" (177). Les fausses données étaient "réparties en couches
successives" (177) et on pouvait rencontrer une donnée fausse difficile à faire
sauter car la personne à l'origine de cette fausse donnée pensait qu'elle était
vraie (177).
En plus de faire sauter les fausses données, le personnel devait être protégé
d'un contact personnel avec les groupes ennemis (94). Les ennemis présents sur
le territoire devaient être expulsés (94). Comme mesure préventive, Hubbard
conseillait d'user du contre-espionnage (114), et d'étendre la lutte contre
l'ennemi hors du territoire, en utilisant des mesures de sécurité et de
propagande (110).
Les leçons tirées de l'ennemi par Hubbard (34)
Une des leçons essentielles d'Hubbard est que l'opinion publique est une
force bien supérieure à celle des fusils (34)(129). Pour le démontrer, il
indiqua qu'une population pouvait être dirigée par des terroristes (34). Hubbard
ecrivit un ensemble de règles: en utilisant le chantage à propos du sexe ou de
crimes et en promettant la punition (34), en rompant l'affection et la
compréhension naturelles (34), en utilisant le mensonge et la menace pour
corrompre les travailleurs (34), et en utilisant la provocation pour pousser un
employé contre son employeur (34). Hubbard appelait cela "subversion", il
expliqua qu'il y avait besoin de messagers, de délivrer des armes, et de
recueillir des fonds (34). Dans ces cironstances, expliqua Hubbard, seul
l'honnète individu aurait des droits (34), et pour y parvenir la technologie
correcte était nécessaire (34).
Un groupe de contrôle pouvait gagner en s'habillant en hommes d'affaires et
en se faisant passer pour des médecins (37). Ses membres tueraient les ennemis
en les "dépersonalisant" (37). La technologie à adopter, écrivait Hubbard, était
la même que celle utilisée par les services secrets (37).
Le gagnant utiliserait des attaques continuelles de propagande (43). Hubbard
ecrivit que la raison en était que pour se défendre il fallait attaquer
(43)(109)(169 - mais pas d'un ennemi)
La seule façon de se défendre de quoi que ce soit est d'ATTAQUER, et si
jamais vous l'oubliez, alors vous perdrez toutes les batailles dans lesquelles
vous êtes engagés, que ce soit en termes de conversation personnelle, débat
public, ou devant une cour de justice. (169)
La tactique gagnante doit être celle de l'attaque (43), le gagnant doit avoir
une cause (43) et les abus de l'ennemi doivent être bien réels (43). La force
qui contrôle ne doit pas débattre (169) de ce qu'elle fait, mais elle doit faire
preuve de sa méfiance et de sa détermination (43). En l'absence de débat, les
gens rejoindraient ceux que le groupe impopulaire a attaqué (43).
De temps à autre, Hubbard utilisa des ennemis bien connus pour illustration.
par exemple, il écrivit que les nazis et les stalinistes utilisaient les
relations publiques afin d'amener la dispute au sein de l'ennemi (153)(154),
qu'Hitler était un exemple d'échec en matière de relations publiques (158), et
que les nazis avaient perdu parce qu'ils n'avaient pas de bonnes manières
(160).
Hubbard ecrivit aussi, cependant, qu'une PR négative était utilisée par le
président des Etats Unis et par l'industrie de la santé mentale (154). Il
souligna qu'on passait dix fois plus de temps et d'efforts à exercer de la PR
"noire" que de la PR "positive" (153), et que l'abondance de mauvaises nouvelles
dans les journaux en était la preuve (153). La PR "noire" incluait de corrompre
les journaux et de mentir devant le Congrés (153).
Comme exemple d'une mauvaise méthode pour traîter les leaders d'opinion,
Hubbard cita le gouvernement, dont il disait qu'il envoyait ses agents après les
leadeurs d'opinion pour les influencer (158). Hubbard ajouta la catégorie des
"leadeurs anti-opinion", qui était constituée de dissidents dont il fallait se
débarrasser (158).
Les mots sont redéfinis en tant que technique de propagande (par les nazis et
les communistes) (164). Hubbard redéfinit la psychiatrie pour "les ennemis
anti-sociaux du peuple" (164).
Contribution d'Hubbard
Hubbard annonça que ses officiers de relations publiques devaient utiliser
les règlements sur "la personnalité anti-sociale" (121). Ce qui suit est un
résumé général de ces règlements à ce sujet
Personnalité anti-sociale (175)
Hubbard affirme sa position selon laquelle il existe un groupe de gens qui
"s'opposent à toute activité d'amélioration ou à tout groupe d'amélioration". Ce
groupe commet des crimes, opprime la civilisation et cause des problèmes
financiers. Il écrivit que c'est pour cela qu'il importait de surveiller le
gouvernement, la police et ceux qui travaillaient dans le domaine de la santé
mentale, afin de s'assurer que ce groupe (anti-scial) ne parvienne pas à mettre
le pied dans ces domaines. Dans cette minorité de gens "véritablement dangereux"
figuraient Adolf Hitler et Napoleon Bonaparte.
Hubbard avança dans cette voie en indiquant que ce groupe était
"inévitablement" la cause des faillites dans les affaires, dans le fait que des
familles étaient brisées, et des difficultés en général. Il raisonnait en disant
que si on pouvait clairement définir ce qu'était ce groupe, on serait capable de
reconnaître le danger et échapper à de nombreux "échecs et déchirements".
Hubbard écrivit que ce groupe était constitué d'individus qui exerçaient des
actions, de 12 types en tout, cela comprenait: répandre de mauvaises nouvelles,
supprimer les bonnes nouvelles, généraliser, embellir l'information, créer de
fausses informations, géner les autres, choisir de mauvaises cibles, et
supporter des groupes destructeurs.
Au cas où quelqu'un se reconnaîtrait dans cette liste de caractéristiques,
Hubbard écrivit
"Cependant la liste donnée ci-dessus consiste en éléments que ces
personnalités ne peuvent détecter sur elles-mêmes. C'est si vrai que si vous
avez pensé que vous faites partie de ce groupe, vous pouvez être sûr que vous
n'êtes pas un anti-social.
"Si la société savait reconnaître ce type de personnalité comme malade, et
l'isolait comme les gens atteints de la vérole, des améliorations sociales et
financières se produiraient."
Hubbard écrivit que la raison pour laquelle ce groupe se comportait de cette
façon, était que ses membres croyaient que tous les autres étaient leurs
ennemis. Hubbard expliqua que les membres de ce groupe ne faisait voir "aucun
signe d'anomalie mentale pour l'extérieur. Ils se montraient très rationnels.
Ils pouvaient être très convaincants." Hubbard écrivit aussi que se débarrasser
de ce genre de personne dans sa vie privée apporterait une énorme satisfaction
et un réel sentiment de libération. De plus, "si la société était en mesure de
reconnaître ce type de personnalité comme un être malade et si la société
isolait ces gens comme ceux qui sont atteints de maladie contagieuse, il se
produirait une importante amélioration sociale et économique."
D'après Hubbard, il n'était pas bon qu'une minorité anti-sociale soit
"autorisée à dominer et à nuire" aux autres. Le seul problème était que ce
soi-disant groupe refusait d'être aidé et ne "répondrait pas au traîtement
d'aide si on essayait de le lui appliquer".
Hubbard écrivit que le gouvernement était dangereux quand il était utilisé
par ce groupe anti-social. Il donna des exemples passés d'échecs dans la
reconnaissance de personnes anti-sociales et "estimait que c'était de cette
façon que l'Egypte, Babylone, Rome, la Russie ou l'Ouest étaient tombés."
Il écrivit que l'intelligence n'était pas un facteur déterminant pour être
anti-social. Que l'importance, l'ambition ou la capacité n'en faisaient pas non
plus partie. Hubbard écrivait que tout le monde peut expérimenter certaines
tendances anti-sociales, mais qu'une personnalité anti-sociale véritable posséde
généralement une majorité de ces caractéristiques. Pour avoir l'air d'équilibrer
cette situation, il écrivait:
"On doit donc examiner le bon et le mauvais avant d'étiqueter l'anti-social
ou le social."
Il fit alors une liste des caractéristiques de la personnalité sociale en
termes opposés à ceux qu'il avait établis pour la personnalité anti-sociale. Par
exemple, Hubbard estimait que l'anti-social parlait par généralités, il expliqua
qu'un personne sociale ne généralisait jamais.
3. Traîtement des
données
Les données sont rassemblées, évaluées, traîtées et distribuées dans les
conditions de "affluence" et "danger" (3)(106).
Dans la condition d'"affluence" (3)(106), l'organisation utilise des données
afin d'acquérir du support et de revitaliser la société (9)(42) en utilisant des
groupes similaires pour en faire des alliés (9)(146)(148). Cela se pratique au
moyen de campagnes (9) destinées à la fois à anticiper les évènements (9)(63) et
à sauvegarder l'organisation (10). Hubbard observa que pour acquérir des
informations dans un domaine, il fallait se familiariser avec le sujet (100), et
alèrter les gens afin qu'ils n'amènent pas la bagarre sur leur propre terrain
(9)(43)(72).
Les campagnes sont menées au moyen de programmes (9)(134), qui peuvent être
défensifs ou offensifs (9). Les groupes spéciaux responsables de ces programmes
comprenaient le département de la zone spéciale (109), le département des
affaires gouvernementales (109), le département des affaires officielles (110),
et l'office du Gardien (113)(122)(148). D'autres programmes sont utilisés pour
amener la Scientologie dans les écoles (116)(134). Il y a ausi un programme
religieux (134), un programme pour l'abus ds drogues (134) et un programme
contre la discrimination (134). Il faut maintenir les apparences lorsqu'on
accomplit ces programmes (135).
Le Gardien avait la responsabilité (148) globale et décidait de quoi faire
avec l'information (152). Il avait été bien précisé au personnel que seuls les
professionnels des PR [les Gardiens] avaient le droit de contacter ces groupes
(144).
Du côté défensif, Hubbard indiqua que la première caractéristique d'un ennemi
était de ne pas obéïr (94). Des programmes défensifs sont utilisés pour
localiser les ennemis (10), pour prévenir des attaques (9) et pour manier de
façon permanente les suppressifs (les ennemis) (10)(175). Les situations dans
lesquelles l'ennemi n'avait pas été manié en permanence étaient considérées
comme des conditions de danger (3)(72)(106). En réaction à la présence d'un
ennemi, "on coupe toutes les communications de l'ennemi, ses sources d'argent,
ses liens. On prive l'ennemi de ses avantages politiques, de ses liens et de son
pouvoir politique. On prend le territoire de l'ennemi. On l'attaque et on le
harcèle. Tout cela se fait sur le plan des idées - la presse,
l'opinion publique, les gouvernements, etc. (9) Afin d'accomplir ces
actions, il fallait un service de renseignements. "Le service secret est par
conséquent cette activité qui consiste à recueillir les données et les conserver
de façon à savoir qui sont nos ennemis et nos amis et afin que nous puissions
agir pour distinguer les sources d'ennuis dans toute situation". (9)
Relations Publiques
Dans le contexte de description des pratiques de relations
publiques, Hubbard écrivit:
Cette lettre de réglement de HCO traîte globalement du
travail moderne de relation publique. Ce n'est pas ce que nous avons fait. C'est
ce que les officiers des relations publiques font dans le monde lorsqu'ils sont
au travail. (121)
Hubbard rassura ici son personnel, lui assurant qu'en
accomplissant le travail d'un officier des relations publiques modernes,
l'identité en tant que religion n'interférerait pas avec les activités au jour
le jour (123). Mais les relations publiques
allaient servir au contraire à captiver le public (137) et à créer une illusion
acceptable (147).
Les PR pourraient devenir dangereuses si elles servaient un
but incorrect (153). La raison à cela est que toute connaissance antérieure sur
les PR avaient été perverties par la psychologie (153). Cependant, une PR
positive aurait une interaction avec une PR négative (153). Par conséquent,
Hubbard réecrivit les PR avec ses propres modifications (153)(155).
Hubbard donna la définition de "public" telle qu'on la trouve en général dans
le PR (155), c'est à dire un type d'audience ayant un intérêt commun. Il
expliqua que ces intérêts pouvaient être déterminés par des enquêtes (155).
Tandis que la PR était un travail difficile et que charmer s'avérait secondaire
(156), les bonnes manières y étaient cependant nécessaires. Les bonnes manières
signifiaient que les gens se "sentent importants" (161). Hubbard définit la PR
comme ce qui se passe entre direction et personnel (157). La PR exigeait une
préparation convenable (160), et son résultat final était une popularité
favorable (158).
Hubbard nota que les leaders d'opinion étaient ceux pour lesquels le public
avait de la considération (158). Cependant, les leaders d'opinion ne devaient
pas être confondus avec les responsables (158). En matière de leaders d'opinion,
les célébrités avaient plus d'importance que les politiciens (158). Ce qui
importait surtout en fait, c'était la bonne volonté des leaders d'opinion et non
la bonne opinion des masses (158).
Les "divisions publiques" d'une organisation étaient là pour capturer et
contrôler l'émotion humaine (162)(167). Cela s'obtenait en découvrant ce que le
public considérait comme valable (167). Pour cela, on se servait d'enquêtes
(154)(162)(164)(166)(167) et ces enquêtes pouvaient être considérées comme une
documentation destinée au travail de PR (154).
Hubbard donna un exemple d'annonce, qui servira ici comme exemple de résultat d'enquête.
Nous pouvons vous donner (168) 1. Un QI plus élevé afin de manier vos
problèmes. 2. Un niveau de conscience plus élevé pour obtenir un meilleur emploi. 3. Plus d'énergie pour gagner plus
d'argent. 4. Une meilleure santé pour respirer la vie. 5. Un meilleur moral pour
manier les boulversements. 6. Moins de désespoir. 7. Plus de vie. 8. Plus
d'années à vivre.
Hubbard prévint ses lecteurs qu'on ne devait jamais utiliser le mensonge en
matière de PR (158). La chose importante est que la survie dépendait de
l'opinion et que l'opinion dépendait des PR (158). Néanmoins, il fit aussi
observer que les réponses qui étaient trop progressistes mettraient les gens
dans la confusion (169). Par conséquent, il fallait de l'imagination pour faire
passer une "vérité acceptable" (154). De plus, des déclarations "imaginatives"
convenaient aussi, tant qu'elles ne "passaient pas pour des vérités" (154).
Parvenir à ce que le groupe désirait était PR "positive" (154). La PR
positive était "du bon travail bien publicisé" (163). Le fait de faire
disparaitre le mensonge des autres faisait partie de la PR "défensive" (154).
Pour exemple de PR défensive, Hubbard fit passer sa règle consistant à annuler
les mensonges de la psychiatrie (154). Cette pratique défensive de faire
disparaître les mensonges, d'après le livre de Sun Tzu, l'Art de la Guerre,
s'appelait la méthode de "l'agent mort" (154).
La PR s'en prend aux individus et non aux groupes (144). Le but de la PR
était de formuler et de guider l'opinion publique (121)(155). La PR devait
combiner l'action des médias et l'action législative (120). Cela combinait le
pouvoir de l'argent, de la force et des leadeurs d'opinion (158).
Dans un ouvrage qu'il intitula "la propagande noire", Hubbard expliqua la
relation entre la PR et les services secrets. En matière de PR, la source de
l'information est connue (159). Dans les Services secrets la source de
l'information est cachée (159). Par conséquent, révéler les secrets de l'ennemi
détruirait ses services de renseignements (159). Cependant, l'usage de
"tactiques du genre des services secrets" était nécessaire afin de découvrir qui
était l'ennemi (159). Ces tactiques étaient un "pont établi entre la PR et les
services secrets" (159). Hubbard écrivit que la "propagande noire" était la
"mauvaise méthode pour rectifier une erreur" (159). Dans cette sorte d'activité,
on se servait de la presse afin de créer une "publicité embarrassante" aux
opposants (169).
Par exemple, au cas où un scientologue aurait été arrêté, le conseil
d'Hubbard consistait en
faire danser une flamme bleue sur le toit du tribunal jusqu'à ce que tout
le monde s'excuse humblement d'avoir osé arrêté un scientologue qui, dans
l'exercice de son ministère, était en train d'accomplir ses devoirs habituels
(139).
"La PR de protestation" était la bonne façon de rectifier une erreur mais
cela ne marchait pas toujours (159).
Hubbard fit observer qu'une information précise sur lui-même était
indispensable pour avoir une bonne presse (170). Il rappela aux journalistes que
chaque communiqué de presse ne devait contenir qu'un seul sujet et qu'il devait
obtenir un document signé pour les lettres de succés (les PR positives) (151).
Il écrivit également une section promouvant l'usage de documents plus largement
publiés tels que le magazine "Ethique et Liberté" (119).
Maniement de l'échec (3)
La seule fois où le cas d'une personne ait empiré c'est lorsque la personne
avait un quelconque lien avec un ennemi. Dans le langage hubbardien, on appelait
cela une "source potentielle de trouble" (PTS), ce qui signifiait que la
personne était liée avec une personnalité dite anti-sociale, comme Hubbard le
décrivait dans ses "contributions" (92)(96). Le premier indicateur du PTS était
le fait qu'il n'obéïssait pas (94). Le PTS pouvait être provoqué par l'"Enthéta"
(données ennemies) (3)(9)(49). En bref, les SP (personnes suppressives, un autre
terme pour désigner les personnalités anti-sociales" ou les ennemis) étaient
responsables de tous les échecs (105). Pour se distancer de situations d'échecs,
Hubbard finit même par publier une déclaration disant qu'il n'avait fondé aucune
des organisations qui avaient échoué (20). Sa réaction à l'échec était de
"abattre les actions incorrectes" (74).
Quoi éviter
A diverses périodes, Hubbard décrivit des situations à éviter. Cela incluait:
l'usage d'une "technologie au hasard" (128), la dissémination auprès de gens qui
posédaient déjà des solutions (144), l'impolitesse (134) et les bouleversements
publics (134). Dans une lettre qui expliquait que son but était d'empêcher que
l'on coupe les lignes de communication, Hubbard décrivait aussi comment couper
les lignes de communication (127) c'est à dire comment couper court au trafic
inutile ou au trafic intermittent ou comment empêcher une ligne d'être noyée
avec un trop grand nombre d'informations. On devait également conserver la
distraction et le "bruit" (108) à un niveau minimum.
Il fallait également éviter, en matière d'information ce qui suit: la fausse
information (63), l'information mal dirrigée (65), le classement de choses non
accomplies (66), l'information mal expliquée (68), les rapports faits au hasard
(128). En particulier, le fait de faire passer de "mauvaises nouvelles" était
vivement découragé (98)(101)(102). Voir aussi la section qui concerne la
"personnalité anti-sociale" à ce propos.
Une apparence ne convenant pas, telle que "trop de parfum", "odeur
corporelle" ou les ongles sales devait être évitée (147). Hubbard était
également conscient que le sexe pouvait poser des problèmes
(80)(81)(82)(103).
Explications de l'échec
Hubbard avait de nombreuses explications pour l'échec, la plupart étant liées
soit à l'incompétence ou à la proximité d'un ennemi. Il est allé jusqu'à
inventer une "nouvelle définition de la psychose" (76). Si, comme il l'a dit,
les malades mentaux ne pouvaient obéïr, alors ne pas obéïr était également un
indicateur primordial de la folie (76). Hubbard définit également la folie comme
la "détermination à détruire" (77), à ce point de vue, il écrit d'ailleurs que
20% des gens sont fous (77). En ce qui concerne l'aspect moins alarmant, les
personnes folles tombent toutes malades ou s'en vont (77).
Cependant, tous les problèmes n'étaient pas uniquement causés par les fous.
Quelques personnes sont simplement incompétentes. Par exemple, les "êtres
dégradés" pervertissent les ordres (78). Ils veulent aussi être aidés (78).
Hubbard qualifia ceux qui rejoignaient l'organisation pour être aidés des
"déserteurs" (84), et fit une règle expliquant qu'ils seraient facturés
rétroactivement pour toute aide qu'ils avaient reçue lorsqu'ils quittaient
l'organisation. En plus des "êtres dégradés", il y avait aussi les "robots" (79)
qui avaient besoin d'ordres, mais qui ne pouvaient les exécuter que
lentement.
Les personnes à éviter
Hubbard pré-définit un certain nombre de gens étant des suppressifs ou des
sources potentielles d'ennui. Ceci incluait des gens qui voulaient voir si la
Scientologie marchait (86)(89). D'autres étaient ceux ayant un passé
psychiatrique (86)(89), ou ceux qui avaient "l'esprit ouvert" (86)(89). En ce
qui concerne les chercheurs et la presse, ceux-ci étaient également
disqualifiés, car ils "faisaient des enquêtes ou ils jugeaient la Scientologie"
(86)(89)(91). Hubbard a spécifiquement mentionné les journalistes de la
presse.
Les personnes respectueuses ou pas de la loi étaient évitées si elles étaient
criminelles (89)(90), ou si elles n'avaient pas réussi à passer une
"vérification de sécurité" [c'est à dire un questionnaire accusateur sur
l'électromètre de la secte], ou parce qu'elles tentaient de fournir des
preuves (88) pour une agence extérieure. Le simple fait d'être lié à des gens
ayant un antagonisme connu pour la Scientologie (89)(95) pouvait faire expulser
les personnes (89). La même chose avait lieu pour toute personne ayant jamais
pensé poursuivre la Scientologie devant les tribunaux (89).
Puisque ces gens-là étaient désignés pour leur concept permanent de
destruction (85)(91), parfois on ne pouvait les garder en vie (92). Les règles
controversées du "Fair Game" (gibier de potence) et de la "Déconnexion"
s'appliquent dans cette zone (93)(97).
Réaction aux attaques
En réaction aux attaques figurées, Hubbard écrivit quelque chose à propos
d'une "arme PR" qui pourrait être utilisée avec succés. Voici cette "arme": "Ils
ont peur de nous" (14)(18)(112). D'autres techniques de propagande (9)
s'appliquaient également, telles que par exemple les attaques des ennemis sont
une bonne recommandation (21), les attaques des ennemis ont pour effet notre
victoire (24), les méchants ressentent d'avance leur propre destruction (14),
les gouvernements cherchent à disparaître (43), et la documentation de l'ennemi
elle-même prouve qu'il a tort (25)(47).
En décrivant l'ennemi, il était important d'identifier l'ennemi avec des
mensonges (20), la malhonnêteté (9), l'irresponsabilité et l'hostilité (40).
L'ennemi mentait à la presse (36) et menait les attaques de la presse (37)(116).
L'ennemi était incompétent (24)(32)(47). La preuve de cette incompétence se
trouve dans le fait que l'ennemi se fie à la presse pour obtenir de
l'information (47), les preuves de l'ennemi ne valaient rien (25), et l'ennemi
ou les attaquants prenaient les choses hors contexte (32).
Hubbard mit l'accent sur le fait que l'ennemi était suppressif, et, selon ses
propres définitions, les gens suppressifs sont fous (76). par conséquent, il
fallait accumuler des données documentées et scandaleuses sur l'ennemi (9). Ceci
se faisait selon une technique qu'Hubbard nomma la "technique de l'agent mort"
(71).
Si des groupes invalidaient ou rejetaient la Scientologie (31), ils étaient
ennemis. La réponse correcte consistait à enquêter bruyamment (112). Il fallait
utiliser des vérifications de sécurité pour découvrir les crimes de l'ennemi
(176). On poursuivait l'ennemi en justice (27) et on découvrait ses crimes
cachés (112)(169). Les crimes en question pouvaient être des meurtres, des
agressions, la destruction, la violence et le sexe (9) (27) (28)(39), y-compris
les abus envers les enfants (26).
En tout cas, c'était l'ennemi qui s'attaquait aux "mauvaises cibles" (9).
C'était cette sorte d'action qui entravait la liberté humaine (9), qui brisait
des familles (38) et empêchait les gens d'obtenir une aide réelle (38). Le fait
de rendre les gens fous (38) était une méthode pour éliminer les rivaux (50).
L'ennemi recueillait de l'argent auprès des gens riches (39) et il était mu par
des intérêts évidents (26)(31)(43).
L'ennemi se servait du contrôle des médias (50), de la "propagande noire"
(50) et des fausses promesse (50). Il n'utilisait pas de données réelles (159)
et ne disait pas la vérité (159). En bref, l'ennemi exposait de mauvaises
oeuvres (163).
L'ennemi était comparable à Hitler (16), il se servait de persécution
religieuse (17), attaquait l'oeuvre d'Hubbard (14)(38), faisait partie d'une
conspiration (25)(38) et faisait fonctionner un monopo