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La
scientologie et sa dangereuse thérapie
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La
médecine illégale de la scientologie doit
être interdite
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- Le
Procès de l'église de Scientologie
et de sa pseudo-thérapie
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- Le
«programme» de purification
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- Source
Prévensecte: http://www.prevensectes.com/rev0906.htm#7
- [Texte
intégral]
Audience
du 2 juin 2009 Première partie
La
journée sera essentiellement consacrée
aux témoignages et aux interrogatoires des prévenus
concernant le « programme » de purification
– de façon systématique, tous les scientologues
interrogés refuseront d'utiliser le terme de
cure de purification pour ne pas voir qualifier leur
actes comme relevant de l'exercice illégal de
la pharmacie ou de la médecine.
Le
tribunal entend un expert de l'Afssaps (Agence française
de sécurité sanitaire des produits de
santé) sur les produits de la Société
G&G dont tout indique qu'elle est intiment liée
à la Scientologie. S'il refuse de s'exprimer
sur la toxicité des produits administré
durant la cure de purification – il n'est pas toxicologue
– il distingue clairement au regard des différentes
vitamines entre des médicaments par présentation
et des médicaments par fonction. La propriété
médicamenteuse se déduit – quand elle
est présente – uniquement des propriétés
pharmacologiques du produit ( s'agit-il oui ou non d'un
principe actif, quels sont ces effet et à quelle
dose). C'est ainsi que la prépa- ration dite du
Calmag n'est pas considérée comme un médicament.
Pour
l'expert en pharmacie l'invocation par la défense
d'une directive européenne de 2002 sur les compléments
alimentaires par la défense ne change rien quand
au fond du problème. Certains des produits sur
lesquels il est interrogés sont bel et bien des
médicaments et auraient du bénéficier
d'une autorisation de mise sur le marché avant
toute commercialisation. Mis en présence des
scellés où les vitamines sont contenus
dans de simples sachets plastiques pour tout conditionnement,
il n'hésitera pas à affirmer que jamais
l'agence n'autoriserai la diffusion d'un produit sous
cette forme et que cela le faisait d'abord penser à
une pratique «charlatanesque».
Le
tribunal pose ensuite quelques questions à la
partie civile madame M, sur les conditions dans lesquelles
elle s'est procurée ces produits. C'est qu'il
a été affirmé en défense
qu'il n'y avait aucune obligation de se procurer les
vitamines auprès de la société
G&G. Elle explique alors qu'on ne lui a indiqué
que de façon tardive que ces vitamines étaient
nécessaire et qu'elle est passé par l'intermédiaire
d'une scientologue madame P à laquelle elle faisait
parvenir un chèque – pour les obtenir -. Le numéro
de téléphone – barré – figurait
sur l'un des courriers publicitaires qui devaient lui
être adressé par la suite comme contact
de la société pour la France.
Les
investigations diligentées n'ont pas permises
de localiser la société G&G, les pays
bas n'ont pas donner suites aux demandes du juges d'instruction
français malgré plusieurs relance. Madame
M, explique qu'elle recevait les vitamines par la poste
– sous le conditionnement précédemment
décrit – accompagné d'une simple liste
des produits sans notice au sens pharmaceutiques du
terme. Il est à noter que le coût apparaît
comme très supérieur à celui des
mêmes produits délivrés en pharmacie.
Pour ce qui est de la prise des dits produits, on lui
indiquait simplement d'amener les vitamines au Sauna,
là bas son superviseur de cas Aline lui préparait
la dose quotidienne des vitamines qu'elle devait absorber
pendant son «purif».
Madame
Aline F. responsable à l'époque du programme
de purification est ensuite entendue. Elle explique
qu'elle était rémunérée
entre 100 et 150 € par semaine pour ce poste. Elle présente
d'emblée la purification comme une pratique religieuse
comparable au jeune dans d'autres religions basée
sur les écrits de L.R.H. Elle présente
son rôle comme totalement passif en effet selon
elle le programme étant entièrement écrit
– dans le livre de L.R.H : « UN CORPS PUR L'ESPRIT
CLAIR », il suffit à l'adepte de s'y référer
et d'en appliquer les préceptes – sans jamais
les interpréter – pour appliquer le programme
de purification. Aussi à l'entendre tout au long
de son audition son rôle se bornerait à
être là – pour répondre aux questions
– et pour entretenir les locaux du Sauna où est
délivré le programme. Elle se défausse
de la même façon sur le médecin
qui autorise le programme par un certificat médical
– après avoir lu le livre – .
L'avocat
de l'ordre des pharmaciens ne manquera pas d'ironiser
ce certificat médical. Il s'agit en effet d'un
formulaire standard de l'église de scientologie
qui doit être signé par un médecin
qui affirme que le candidat au programme ne souffre
ni de trouble cardio-vasculaire, ni d'hypertension et
la dégage de toute responsabilité.
Si
Aline F. affirme que le postulant au purif, peut consulter
son médecin traitant ainsi qu'elle l'avait fait
elle même. Madame M, précisait pour sa
part, qu'on lui avait indiqué le «médecin»
qu'elle devait consulter. En effet ce n'est qu'à
la dernière minute qu'on lui avait signalé
que ce certificat médical était indispensable.
Madame
M, précise aussi qu'elle n'avait pas le livre
de référence et que par conséquent
il lui était impossible aussi bien de s'administrer
elle même les vitamines dont elle ignorait tout
du dosage, que d'en
lire les recommandation. Elle disposait pour toute documentation
que de la description succincte du programme de purification
sous la forme d'une bande dessinée ! Quand au
médecin consulté, il semblait très
bien connaître le programme de purification. Aline
F. affirmait que le programme n'avait fait l'objet de
contre indication médicale qu'à de très
rares exceptions , ainsi sur les milles cures de purifications
qu'elle aurait supervisé, elle ne pouvait se
rappeler que de deux personnes dans cette situation.
Dans
quelques cas le médecin modifiait la prise de
vitamine ou les exercices physiques qui devaient accompagner
le Sauna. Enfin Aline F, affirmait n'avoir jamais rencontré
le moindre problème de santé chez les
participants à la cure qu'elle aurait de toute
façon envoyé chez un médecin à
la moindre alerte… Dans tout les cas examinés
par le tribunal elle n'a rien observé de suspect
– ni la fatigue extrême de madame M, ni les hallucinations
de monsieur A. et elle les décrit uniquement
comme parfaitement satisfait. Ses réponses «fuyantes»
n'ont semble-t-il convaincu ni le tribunal ni les représentants
du parquet .
Commentaire
du site prevensectes:
Pour
ma part je me bornerais à observer que dans le
monde magique du programme de purification de madame
Aline F – qui l'avait même débarrassé
des radiations SIC – le taux de prévalence des
maladies susceptibles d'être considéré
y compris par les scientologues eux-même comme
interdisant la cure de purification est anormalement
bas pour ne pas dire nul ! Il est ainsi tout sauf crédible
de prétendre que les troubles cardio-vasculaires
l'hypertension ou le diabète pour ne parler que
de ceux-là ne seraient présents qu'à
hauteur de deux pour mille dans la population de référence…
Ayant fait ce constat il est à peine besoin de
commenter son affirmation selon laquelle, elle n'aurait
jamais rencontré aucun problème de santé
– malaise ou autres – tout au long de son activité
de superviseur du dit programme. S'il elle semble à
ce point aveugle c'est que selon toute probabilité
les certificats qui n'ont de médicaux que le
nom sont en réalité délivrés
par des praticiens qui sont avant tout des scientologues,
plus préoccupés de leurs marottes que
de la santé de leur patient.
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Procès
de la Scientologie:
«J'ai subi un préjudice moral»
Aude-Claire
Malton, ex-adepte victime
par
Marine Scherer
- http://www.leparisien.fr
- 11 juin 2009
- [Texte
intégral]
Depuis
deux semaines, face à la 12 ème chambre
du tribunal correctionnel de Paris, sept membres de
l'Eglise de Scientologie (ASES-CC) de Paris sont jugés
pour escroquerie en bande organisée, et exercice
illégal de la pharmacie. Ils auraient berné
deux jeunes femmes, il y a une dizaine d'années,
dans le but de leur extorquer de l'argent. Mercredi
soir tard, après plus de six heures d'audience,
la présidente a confronté parties civiles
et prévenus.
Aude-Claire
Malton, l'une des plaignantes, s'avance à la
barre pour être entendue. Nerveuse, elle explique
avoir subi des pressions de la part de Jean-François
Valli, un des mis en cause, qui l'aurait poussée
à acheter des cours supplémentaires. Pour
elle, la méthode tient du harcèlement.
«Moi,
je ne vous ai pas versé 140'000 euros»
On
aborde la soirée du 14 juillet 1998. Selon Aude-Claire
Malton, Jean-François Valli aurait insisté
pour la raccompagner chez elle, afin de lui faire signer
des chèques. «Il semblait impatient de
recevoir l'argent». Il réfute: «
Elle venait de faire des nouveaux achats, elle était
chargée. L'idée venait d'elle. C'était
de l'entraide». L'homme se dit choqué par
ces accusations. « Je ne comprends pas, c'est
très dur. Je suis là, devant le tribunal
et c'est ma vie qui est en jeu». Il ajoute: «Quand
Mme Malton avait quelque chose à dire, elle le
disait! Nous avons toujours eu des très bon rapports
». Il conclut en faisant un geste vers l'avant:
«Vous voyez, c'était comme vous et moi
madame la Présidente !»
Sophie-Hélène
Chateau sourit: « Non, monsieur, moi je ne vous
ai pas encore versé 140 000 euros!».
La
défense souligne à plusieurs reprises
que lors de ses premières déclarations,
en 1998, la plaignante parlait «du bien-être
dans lequel elle baignait à l'église».
A
cela, son avocat Me Morice répond en parlant
«de phrases sorties de leur contexte » et
rappelle d'autres propos de sa cliente: « J'ai
dit à plusieurs reprises que je ne pouvais pas
payer». Dernière passe d'arme entre victime
et accusé, quand Me Alexis Gublin, un des avocats
de la Scientologie demande à Aude-Claire Malton:
«Vous avez été remboursée
par la Scientologie, avez-vous encore des préjudices
?». Elle répond: «J'ai mis neuf ans
à m'en remettre... J'ai subi un préjudice
moral, j'attends réparation».
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Le procès de la scientologie
Video:
Télétoc est allé à la découverte
du procès de la scientologie, le 25 avril 2009.
Différents intervenants: l'avocate d'une des
prévenus, la représentante de la Scientologie
en France, et des militants anti-sectes. Un reportage
de Jonathan Halimi et Jean Charles Mayer. (www.teletoc.net
- www.halimijonathan.wordpress)
Source:
http://www.youtube.com/watch?v=GQSbZQRiJ2Q
- 31 mai 2009
La
Scientologie jugée comme une Entreprise
par
Philippe Gras
- http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article6258
-
16 juin 2009
- [Texte
intégral]
Le
parquet a créé la surprise en requérant
la dissolution de l’Église de Scientologie en
France. Le jugement du tribunal doit être rendu
à l’automne prochain. La Scientologie nie les
charges et se dit victime d’une atteinte à la
liberté de religion.
Les
Français ont eu l’impression d’une nouvelle donne
en matière de religion depuis l’arrivée
de Nicolas Sarkozy au pouvoir. Non seulement le chef
de l’État s’est affiché avec Tom Cruise
dans le passé, mais il propose une réflexion
originale par rapport au principe de laïcité
inscrit comme un dogme en république. Dans le
procès qui oppose d’anciens adeptes qui s’estiment
floués par la Scientologie, prétendant
avoir été dépouillés en
1998 de 21.000 et 49.500 euros, le ministère
public a refusé de disserter du sexe des anges.
«
Religion prétendue ou réelle, ce n’est
pas le lieu d’en débattre. Le fait religieux
pas plus que le mobile religieux ne constituent une
justification en droit pénal », a fait
valoir le procureur Maud Coujard, soutenant que l’organisation
utilisait une série de techniques frauduleuses
pour dépouiller ses adeptes. Le but est d’obtenir
de l’argent contre des promesses, a dit le magistrat.
Selon elle, cette entreprise d’escroquerie a été
créée sciemment aux États-Unis
dès l’origine, dans les années 1950, lors
de la fondation de la Scientologie par l’écrivain
de science-fiction Ron Hubbard.
Des
responsables de la Scientologie ont déjà
été condamnés pour escroquerie
à Lyon en 1997 et Marseille en 1999. Sa branche
francilienne a été sanctionnée
de 8.000 euros d’amende en 2002 pour le fichage informatique
d’anciens adeptes. Les présentes réquisitions
sont une surprise puisqu’à la fin de l’instruction,
en 2006, le parquet avait demandé un non-lieu
général, estimant que les prévenus
avaient agi de bonne foi en raison de convictions religieuses.
Les peines requises sonnent également comme un
coup fatal pour la Scientologie : amendes substantielles,
prison (avec sursis) et dégradation civique…
- Jugé
depuis le 25 mai pour escroquerie en bande organisée
en tant que personne morale,
- la
Scientologie pourra-t-elle s’en relever en cas
de dissolution ?
«C’est
une demande de condamnation à mort pour la personne
morale de la Scientologie», a dit Me Patrick Maisonneuve,
avocat du groupement d’origine américaine, annonçant
qu’il plaiderait la relaxe lors des ultimes audiences.
L’accusation a demandé des amendes d’un total
de quatre millions d’euros contre les deux principales
entités juridiques de la Scientologie en France,
l’Association spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity
Center et la librairie SEL (Scientologie Espace Liberté).
Le
jugement, avons-nous relevé, n’interviendra qu’à
l’automne prochain. Si la dissolution est prononcée
par le tribunal, elle n’entrera en vigueur que si elle
est confirmée en appel et en cassation, ce qui
prendrait des années. D’ici là, beaucoup
d’eau va couler sous les ponts, et la Scientologie,
qui bénéficie de statuts plus favorables
à la réalisation de ses activités
dans d’autres pays européens, aura peut-être
trouvé la parade. Quoi qu’il advienne et quel
qu’en soit le bien fondé des raisons avancées
par les pouvoirs publics, la censure n’a jamais fonctionné.
Les idées possèdent une faculté
à se répandre qu’aucune barrière
ne saurait empêcher.
Le jugement, avons-nous relevé, n’interviendra qu’à l’automne prochain. Si la
dissolution est prononcée par le tribunal, elle n’entrera en vigueur que si elle
est confirmée en appel et en cassation, ce qui prendrait des années. D’ici là,
beaucoup d’eau va couler sous les ponts, et la Scientologie, qui bénéficie de
statuts plus favorables à la réalisation de ses activités dans d’autres pays
européens, aura peut-être trouvé la parade. Quoi qu’il advienne et quel qu’en
soit le bien fondé des raisons avancées par les pouvoirs publics, la censure n’a
jamais fonctionné. Les idées possèdent une faculté à se répandre qu’aucune
barrière ne saurait empêcher.
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L’église
est si prudente avec ses préventions,
Car
le commerce est la valeur de notre envie
D’échange
ici, et quand la table est desservie
La
promesse a plutôt nourri plus d’afflictions.
Les
gens ont le penchant pour les juridictions
Et
font un trouble à toute annonce inassouvie,
Le
dogme au fond n’est point vital à
la survie
Quand
l’affaire aboutit ensuite à des frictions.
Si
la doctrine est telle, une offre est de
façade,
Personne
en fait, ne voit après une ambassade
La
conséquence au terme et le bien du
produit.
Si
le divin demeure en somme incontournable,
Quand
chacun se fait fort d’être assez introduit
Au
fond du ciel où rien ne paraît
plus minable.
le
16/06/2009
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Le
parquet de Paris requiert la dissolution
de la Scientologie
PARIS
- La dissolution de la branche française de l'Eglise
de Scientologie a été requise par le parquet
de Paris au procès où le groupement est
jugé depuis le 25 mai pour "escroquerie
en bande organisée".
- Par
Reuters, publié le 15/06/2009
- Source:
http://www.lexpress.fr-
15 juin 2009
- [Texte
intégral]

Le
dirigeant français de l'Eglise de Scientologie,
Alain Rosenberg
Le
parquet de Paris a requis la dissolution de la branche
française de ce groupement d'origine américaine,
qui est jugé depuis le 25 mai pour "escroquerie".
Le jugement du tribunal correctionnel doit être
rendu à l'automne prochain. (Reuters/Philippe
Wojazer)
L'accusation
a aussi demandé des amendes d'un total de quatre
millions d'euros contre les deux principales entités
juridiques de la Scientologie en France, l'Association
spirituelle de l'Eglise de Scientologie-Celebrity center
et la librairie SEL (Scientologie espace liberté).
Quatre
peines de prison avec sursis allant de deux ans à
quatre ans assorties d'amendes allant de 10.000 à
150.000 euros et de privation de droits civiques ont
en outre été demandées contre quatre
responsables français de la Scientologie.
La
peine la plus élevée, quatre ans de prison
avec sursis, 150.000 euros d'amende et cinq ans de privation
des droits civiques, vise le principal dirigeant français
de l'Eglise, Alain Rosenberg, 60 ans.
Le
jugement du tribunal correctionnel doit être rendu
à l'automne prochain. La Scientologie nie les
charges et se dit victime d'une atteinte à la
liberté de religion.
Me
Patrick Maisonneuve, avocat du groupement d'origine
américaine, s'est dit surpris. "C'est une
demande de condamnation à mort pour la personne
morale de la Scientologie", a-t-il dit, annonçant
qu'il plaiderait la relaxe lors des ultimes audiences.
LE
PROCUREUR REFUSE LE DÉBAT RELIGIEUX
Dans
un réquisitoire de quatre heures, le procureur
Maud Coujard a estimé que l'argument concernant
la nature religieuse de la Scientologie n'avait pas
sa place dans un tribunal.
"Religion
prétendue ou réelle, ce n'est pas le lieu
d'en débattre. Le fait religieux pas plus que
le mobile religieux ne constituent une justification
en droit pénal", a-t-elle dit.
Elle
a soutenu que l'organisation utilisait une série
de techniques frauduleuses pour dépouiller ses
adeptes. Le dossier ne concerne que deux plaignants
qui disent avoir été dépouillés
en 1998 de 21.000 et 49.500 euros.
Les
techniques d'escroquerie vont selon elle du test de
recrutement aux différents formulaires que les
adeptes doivent remplir aux étapes de leur initiation,
en passant par les auditions et les cures de "purification",
faites de séances de sauna et de jogging intensives.
Le
but est d'obtenir de l'argent contre des promesses,
a dit le magistrat. Selon elle, cette entreprise d'escroquerie
a été créée sciemment dès
l'origine aux Etats-Unis, dans les années 1950,
lors de la fondation de la Scientologie par l'écrivain
de science-fiction Ron Hubbard.
Le
procureur balaye les explications des prévenus
qui expliquent que les adeptes ne font que des "dons"
sur le chemin de leur accomplissement.
"Nous
avons entendu à plusieurs reprises que le bonheur
n'avait pas de prix. Le ministère public pense
que s'il n'a pas de prix, il a eu un coût",
a-t-elle dit.
Les
réquisitions sont une surprise puisqu'à
la fin de l'instruction, en 2006, le parquet avait demandé
un non-lieu général, estimant que les
prévenus avaient agi de bonne foi en raison de
"convictions religieuses".
Cette
position avait été mise en échec
par un juge d'instruction qui a saisi le tribunal. L'enjeu
est donc crucial pour ce mouvement, qui revendique aujourd'hui
des millions d'adeptes dans le monde et poursuit son
expansion.
Si
la dissolution est prononcée par le tribunal,
elle n'entrera en vigueur que si elle est confirmée
en appel et en cassation, ce qui prendrait des années.
Des
responsables de la Scientologie ont déjà
été condamnés pour escroquerie
à Lyon en 1997 et Marseille en 1999. Sa branche
francilienne a été sanctionnée
de 8.000 euros d'amende en 2002 pour le fichage informatique
d'anciens adeptes.
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Vers
la fin de l'Eglise française
de Scientologie ?
Par
LEXPRESS.fr
- http://www.lexpress.fr/
-15 juin 2009
- [Texte
intégral]
Le
parquet a requis la dissolution des deux principales
structures françaises de l'Eglise de Scientologie:
s'il était suivi par les juges du tribunal correctionnel
de Paris, c'en serait peut-être fini des activités
de la secte dans l'Hegaxone.
On
s'y attendait dès avant le procès et son
déroulement, depuis le 25 mai dernier, rendait
pratiquement inévitable la décision du
parquet, qui a requis ce lundi la dissolution des deux
principales structures françaises de l'Eglise
de Scientologie, poursuivie devant le tribunal correctionnel
de Paris pour escroquerie en bande organisée.
Le
parquet a en outre demandé aux magistrats de
la 12e chambre de condamner l'Association spirituelle
de l'Eglise de Scientologie - Celebrity Centre (ASES-CC)
- et sa librairie (SEL) à payer chacune une amende
de 2 millions d'euros.
Par
ailleurs, 150'000 euros d'amende, quatre ans de prison
avec sursis et cinq ans de privation des droits civiques
et civils ont été requis contre le responsable
spirituel du Celebrity Centre, Alain Rosenberg. Le parquet
a requis de la prison avec sursis et des amendes contre
les cinq autres prévenus scientologues: outre
le Celebrity Centre et sa librairie, basées dans
le XVIIe arrondissement, à Paris, étaient
également renvoyés devant la justice six
cadres de l'association.
Ils
sont poursuivis pour "escroquerie en bande organisée"
et/ou "exercice illégal de la pharmacie":
l'association a distribué à ses adhérents
des vitamines et des traitements relevant du monopole
pharmaceutique.
Deux
des plaignants, sur quatre, s'étaient désistés,
sous la pression, notamment financière, de la
secte.
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Le
réquisitoire met à mal la défense
de la Scientologie
- http://www.la-croix.com
- 16 juin 2009
- [Texte
intégral]
Au
dernier jour du procès de la Scientologie, mercredi
17 juin, les avocats de la défense tenteront
de faire oublier le réquisitoire surprise du
parquet, qui, lundi 15 juin, a demandé la dissolution
des deux principales structures françaises de
cette «Église»
Trois
semaines après son ouverture, le procès
de la Scientologie touche à sa fin avec les plaidoiries
de la défense, entamées mardi 16 juin.
Devant la 12e chambre du tribunal de grande instance
de Paris, les avocats des respons- ables de cette «Église», poursuivis pour escroquerie en
bande organisée et exercice illégal de
la pharmacie, se sont succédé à
la barre.
Pour
l’un d’eux, les vitamines massivement administrées
aux adeptes dans le cadre de « cures de purification
» ne constituaient pas des médicaments
mais des compléments alimentaires, compléments
pour lesquels, à l’époque des faits, à
la fin des années 1990, il n’existait pas de
doses maximales.
Une
de ses collègues, elle, a insisté sur
le fait que lesdites cures «constituaient un
programme spirituel et non thérapeutique».
Un troisième avocat, à son tour, a invité
le tribunal à ne pas confondre «actes
de foi et manœuvres frauduleuses».
"La
Scientologie fait l'objet d’un acharnement"
Mercredi
17 juin, dernier jour d’audience, interviendront notamment
les avocats des deux principales structures françaises
de l’Église de scientologie, l’association spirituelle
Celebrity Center et sa librairie, qui ont à répondre
des mêmes chefs d’accusation.
Selon
toute vraisemblance, ils devraient chercher une nouvelle
fois à démontrer que la Scientologie,
reconnue comme religion dans d’autres pays d’Europe,
fait, en France, l’objet d’un acharnement. Ils tenteront
en tout cas de dissuader les juges de suivre les réquisitions
du parquet, qui a opéré, lundi 15 juin,
un spectaculaire revirement.
Alors
qu’en septembre 2006 le ministère public, considérant
que les personnes mises en examen, «mues par
leur seule conviction religieuse», n’avaient
tiré «aucun bénéfice personnel», avait demandé un non-lieu général,
ses deux représentants ont, lundi 15 juin, prononcé
un réquisitoire des plus sévères.
Les
représentants de la Scientologie y voient le
résultat d’une campagne de désinformation
menée par les associations de lutte contre les
sectes. Mais si le parquet a ainsi revu ses positions,
c’est que les expertises, les témoignages, les
débats ont permis de parcourir « beaucoup
de chemin », a souligné la procureur Maud
Morel-Coujard, avant de disséquer la méthode
scientologue, «un prêt-à-penser
aux allures de bric-à-brac».
Des
méthodes plus que controversées
En
s’appuyant sur les parcours parallèles de deux
anciens adeptes qui estiment avoir été
floués et se trouvent maintenant dans le camp
des parties civiles, elle a évoqué les
tests de personnalité proposés notamment
à la sortie du métro, un outil de recrutement
destiné « à faire entrer les clients
dans un processus d’achat » et à identifier
les personnes vulnérables.
Elle
s’est aussi attardée sur le fameux électromètre,
censé mesurer scientifiquement les émotions
et qui ne représente à ses yeux qu’«un leurre». Élément d’une «
mise en scène » destinée à
tromper, il est également vendu aux adeptes pour
des sommes comprises entre 3'000 et 3'500 €, soit six
à sept fois son prix de revient…
Selon
Maud Morel-Coujard, au fur et à mesure que les
personnes entrent dans un processus de dépendance,
bâti autour d’un sentiment de culpabilité,
d’autres sollicitations interviennent, sur un mode qui
se rapproche du harcèlement. On impose plus qu’on
ne propose un enseignement de dianétique – technique
de guérison spirituelle – sous forme de «
package » successifs de plusieurs dizaines ou
centaines d’heures, facturés à l’époque
des dizaines de milliers de francs.
Quitte
à aider les adeptes à s’endetter en les
orientant vers des organismes de crédit, on vend
aussi, pour des montants astronomiques, des cures de
purification, consistant en d’interminables séances
de sauna à une température de 65 °C,
complétées par une prise massive de vitamines,
qui, selon la procureur, répondent parfaitement
à la définition de médicament.
Un
but ouvertement commercial
Son
collègue, Nicolas Baïeto, s’est quant à
lui employé à démontrer que les
responsables scientologues mis en examen ont bel et
bien réalisé des profits personnels. De
même, il a fait valoir que l’association Celebrity
Center et sa librairie, structure à but ouvertement
commercial, ne formaient qu’une seule et même
entité, tant sur le plan de l’organisation que
sur celui de la comptabilité.
Des
transferts d’argent réguliers avaient ainsi lieu
de l’une vers l’autre, et aussi vers la maison mère,
aux États-Unis. «Des dérives individuelles,
je n’y crois pas», a insisté la procureur,
mettant en avant une véritable «orchestration» de la part de l’Église de scientologie.
Le
parquet demande la dissolution de l' "Eglise"
Au
final, le parquet a demandé au tribunal de dissoudre
les deux structures et de condamner l’une et l’autre
à payer une amende de 2 millions d’euros. Il
a également requis quatre ans de prison avec
sursis, 150'000 € d'amende et cinq ans de privation
des droits civiques et civils à l’encontre d’Alain
Rosenberg, fondateur du Celebrity Center et «
omniprésident » de l’association.
Regrettant
que les prévenus brandissent « le bouclier
religieux » pour éviter de répondre
aux questions des juges, le ministère public
a demandé trois ans avec sursis et 50'000 € d’amende
contre le «libraire» Didier Michaux, trois
ans avec sursis et 25'000 € contre le conseiller-orienteur
Jean-François Valli, ainsi que deux ans avec
sursis et 10'000 € d’amende contre Sabine Jacquart,
ex-présidente du Celebrity Center, peines assorties
d’une privation des droits civiques. Le jugement devrait
être mis en délibéré.
Denis
Peiron
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La
secte scientologue cherche à échapper
à la mort civile
- FRANCE
| Le parquet réclame sa dissolution pénale.
- Les
avocats de la scientologie stigmatisent «une
décision politique»
par
Jean-Noël Cuénod / Paris
- http://www.24heures.ch
- 17 juin 2009
- [Texte
intégral]

- Patrick
Maisonneuve, principal défenseur de l’Eglise
de scientologie,
- dénonce
un revirement complet du parquet, qui obéirait
à des considérations politiques.
- Pour
l’homme de loi, le pouvoir français veut
la mort pénale de la scientologie.©
AFP |
La
scientologie survivra-t-elle en France à son
procès, qui se termine aujourd’hui à Paris?
Les deux substituts du parquet parisien ont réclamé
la dissolution pénale – en tant que personne
morale – de l’Association spirituelle de l’Eglise de
scientologie et de sa librairie, la SEL. Il s’agit des
deux principales structures de la secte outre-Jura.
Liquidation
ou dissolution?
De
plus, le parquet a demandé aux trois juges de
la XIIe Chambre correctionnelle un verdict de culpabilité
contre sept dirigeants de la scientologie française,
accusés notamment d’escroqueries en bande organisée.
Les peines requises sont toutes assorties du sursis,
mais dans certains cas les substituts ont réclamé
des privations de droits civiques.
Dans
de précédentes éditions, nous avions
évoqué la possibilité d’une liquidation
judiciaire de la secte si celle-ci devait être
condamnée en tant que personne morale. Le parquet
est allé encore plus loin en réclamant
la dissolution pénale. Or, entre la liquidation
judiciaire et la dissolution pénale, il n’y a
pas qu’une nuance académique.
La
liquidation judiciaire est ordonnée par un Tribunal
de commerce et n’interdit pas, a priori, une renaissance
sous d’autres formes. La dissolution pénale,
en revanche, signifie la mort civile de la société,
du parti ou de la secte visés. Faire renaître
une entité dissoute constitue une infraction
pénale. La loi française punit d’ailleurs
sévère- ment la «reconstitution d’association
dissoute»: trois ans de prison et 45 000 euros
(plus de 67'000 francs) au maximum.
Cette
disposition remonte au gouvernement du Front populaire
en 1936; il s’agissait alors d’interdire les ligues
d'extrême droite. Elle a servi aussi au général
de Gaulle en Mai 68 pour bannir les groupuscules d’extrême
gauche!
Cela
explique donc l’anxiété des nombreux avocats
de la scientologie qui arpentaient, hier après-midi,
les couloirs du Palais de justice parisien, en émettant
moult commentaires accompagnés d’impressionnants
envols de manches noires et moirées.
Brusque
changement de cap
Le
principal défenseur de la secte, Me Patrick Maisonneuve,
nous fait part de son indignation. «Dans cette
affaire, le parquet avait d’abord conclu au non-lieu
devant la faiblesse des charges. Finalement, c’est la
Cour d’appel qui a décidé d’organiser
ce procès. Or, nous assistons à un revirement
complet de ce parquet. Ce dossier qui était vide
doit maintenant aboutir à une condamnation à
mort civile! Le parquet étant lié au gouvernement,
il est évident que ce changement de cap est politique.
Le pouvoir veut actuellement ménager les organisations
antisectes.»
Dès
lors, les avocats de la scientologie se succèdent
jusqu’à ce soir pour tenter d’arracher des acquittements
qui permettraient la survie de la secte. Avant de connaître
l’issue de ce dossier, ils devront faire preuve de patience:
le verdict de la XIIe Chambre correctionnelle ne sera
rendu qu’en automne.
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“Je suis convaincu qu’il faut interdire la scientologie”
- Témoignage
d'un ancien patron de l’antenne lyonnaise
de Scientologie.
- http://www.mag2lyon.com
- 3 juin 2009
- [Texte
intégral]
“La
scientologie se présente comme une église
mais elle n’en a que l’apparence. Comme son symbole
inspiré d’une croix catholique espagnole du XVe
siècle légèrement relookée.
Et il faut cesser de croire que les Etats-Unis l’ont
reconnue comme une religion. Ce qui est faux. En fait,
le fisc américain lui a simplement accordé
un statut spécial qui est toujours contesté.
Et surtout, ce statut fiscal ne valide ni son discours
ni ses méthodes. Car la sciento- logie reste une
secte dont le principal objectif est d’amasser un maximum
d’argent pour développer son influence. D’ailleurs,
son fondateur Ron Hubbard, un écrivain de science-fiction,
demandait lui-même aux scientologues de faire
de l’argent ! Pour y parvenir, ils sont prêts
à combattre tous leurs opposants. C’est écrit
très clairement dans Target Defense, un document
confidentiel rédigé par Ron Hubbard.
Mais
au fond, tout ce que la scientologie propose, ce n’est
qu’une mauvaise psychothérapie. Au premier contact,
on a droit au questionnaire OCA (Oxford capacity analysis),
un test de personnalité conçu pour forcément
vous trouver des problèmes. Ce qui n’est pas
très difficile car tout le monde a un jour ou
l’autre des problèmes relationnels avec sa famille,
ses collègues, des amis... Ou des passages à
vide.
On passe aussi un test avec leur fameux électromètre,
en réalité un simple ohm-mètre
qui mesure la résistance électrique du
corps. L’aiguille bouge parfois quand on stresse. Toujours
pour vous persuader de votre fragilité mais aussi
qu’il y a dans votre entourage des perturbateurs dont
il vaut mieux s’éloigner. La sciento les appelle
des PTS (potentiel trouble source), c’est-à-dire
des sources potentielles d’ennuis. Bref, des casse-pieds
comme on en connaît tous. Mais la sciento peut
aussi vous pousser à vous séparer de vos
proches. Si l’adepte adhère à ces discours
bidon, c’est qu’au départ il peut ressentir un
léger mieux. Comme toute personne qui réfléchit
sur elle-même, l’adepte fait quelques découvertes
sur sa personnalité.
Même
si ces découvertes sont bidon, on a l’impression
de progresser.
Alors
on se paye une nouvelle audition plus longue pour 400
euros. Puis on suit des procédures de purification,
qui consistent à passer des heures dans un sauna
pour 2 000 euros. Tout en prenant de la miacine, en
fait une surdose de vitamines, notamment de l’acide
nicotinique. Ce qui peut être dangereux pour le
foie. Après il faut franchir les niveaux supérieurs
de thétans opérants, les OT. Et encore
payer ! Un véritable engrenage. Voilà
comment certains y laissent des dizaines de milliers
d’euros. Mais aussi comment des adeptes, totalement
déstabilisés, se suicident. D’ailleurs,
des responsables de la scientologie ont été
condamnés à Lyon.
Mais
ce qui est intéressant avec ce procès
à Paris, c’est qu’on peut aujourd’hui condamner
pour escroquerie l'organisation elle-même en tant
que personne morale. Et donc obtenir sa dissolution
et son interdiction en France. Ce n’est pas impossible
car la scientologie se défend très maladroitement.
Exemple, elle s’est battue sur la procédure pour
retarder ce procès, confirmant qu’elle est très
gênée sur le fond.
D'ailleurs,
à Lyon, cette organisation a beaucoup baissé.
Quelques dizaines d’adeptes contre 150 à mon
époque. Et quand une star comme Tom Cruise se
mouille pour elle, il se fait allumer. En France comme
aux Etats-Unis. Mais si la sciento a pu approcher Sarkozy
avec Tom Cruise en 2006, c’est le résultat d’une
stratégie très réfléchie.
D'ailleurs, elle se dissimule souvent derrière
des associations antidrogue style Narconon, des aides
aux devoirs comme Applied Scholastic ou Game... Ou elle
pratique l’infiltration.
Bref,
je suis convaincu qu’il faut interdire la scientologie,
qui a déjà fait beaucoup de dégâts
et qui ne peut pas s'abriter derrière la liberté
religieuse car au fond c’est un vrai business. Et je
suis au fond assez optimiste à terme car la scientologie
a enregistré de sérieux revers. Mais il
faut rester vigilant.”
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- Scientologie: le parquet demande la
dissolution
- d’un système “maniaque et paranoïaque”
- http://lesinfos.com-
16 juin 2009
- [Texte intégral]
Le procès de l’Eglise de la Scientologie,
jugée en tant que personne morale devant le tribunal
correctionnel de Paris depuis le 25 mai pour “escroquerie
organisée” se poursuit.
Lundi 15 juin, le ministère public a réclamé
des peines sévères à l’encontre
de la secte. Lors de ses réquisitions, le Parquet
a demandé des peines d’emprisonnement avec sursis
- 2 à 4 ans - avec des amendes (10'000 à
150'000 euros) contre quatre des six membres de l’Eglise
de Scientologie renvoyés devant le tribunal.
Contre l’association spirituelle de l’Eglise de Scientologie-Celebrity
Center et de la librairie SEL (Scientologie espace liberté),
le parquet a requis 2 millions d’euros d’amendes chacune
et la dissolution.
Le procureur Maud Morel-Coujard a expliqué
que les tests de personnalité réalisés
sur les futurs membres étaient un outil de conditionnement.
Que la pratique de l’électromètre (censé
localiser la charge mentale négative d’un adepte),
le harcèlement commercial et les programmes de
formation vendus aux membres constituaient autant de
“manoeuvres frauduleuses” qui caractérisent l’infraction
d’escroquerie en bande organisée.
“Il s’agit
d’un système maniaque et paranoaïaque” a
avancé la magistrate, qui également décrit
”un véritable pacte faustien” par lequel les
adeptes “renoncent par avance à toute réclamation
et toute plainte”…
Le jugement de la 12e chambre sera mis en délibéré
après les plaidoiries de la défense qui
s’achèveront le 17 juin.
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Scientologie:
la victoire de la notion d’emprise
Par
Guillaume DASQUIE
- http://www.liberation.fr
- 17 juin 2009
- [Texte
intégral]
A
la barre
Procès.
Le parquet ne penche plus pour le non-lieu et prône
la dissolution de la structure mère de la secte.
Avec
la plaidoirie de Me Patrick Maisonneuve, aujourd’hui,
devant le tribunal de grande instance de Paris, les
avocats de l’Eglise de scientologie achèveront
de présenter leurs moyens de défense.
Sans trop y croire, sonnés depuis le réquisitoire
du parquet. Lundi soir, devant des hiérarques
de la scientologie, blêmes, le ministère
public a réclamé la dissolution pure et
simple de la structure mère, l’Association spirituelle
de l’Eglise de scientologie. Et quatre ans de prison
avec sursis pour Alain Rosenberg, son gourou français,
assortis de 150'000 euros d’amende.
Jamais
une telle décision n’a été requise
en France. Ce procès pour escroquerie en bande
organisée intenté par une ancienne adepte
de la secte, Aude-Claire Malton, a transformé
l’appréciation du parquet de Paris. Au stade
de l’instruction, le vice-procureur Jean-Paul Mazon
avait demandé, le 4 septembre 2006, un non-lieu
général pour les dirigeants et pour l’Eglise
de scientologie, poursuivie en tant que personne morale.
Après avoir écouté témoi-
gnages et expertises qui se sont succédé
à la barre, les vice-procureurs Maud Morel-Coujard
et Nicolas Baieto ont donc désavoué l’analyse
de leur collègue.
Cette
victoire, pour les associations de défense des
victimes des sectes, a pour principal stratège
Me Olivier Morice. Un avocat spécialiste des
dossiers sensibles - comme celui concernant l’assassinat
du juge Borrel. Sa plaidoirie contre la scientologie,
débutée lundi après-midi, s’articulait
autour de la notion d’emprise ; concept central au cours
de ses dix années de défense du dossier
(la plainte de sa cliente remonte à fin 1998).
Me
Morice a expliqué que cette emprise se manifeste
par un «mécanisme de séduction,
de persuasion, et de fascination». Entamé
par un test de personnalité destiné à
installer un doute chez un être fragile, il consiste
à développer un état de «suggestion
psychologique», de manière systématique,
selon un canevas prévu par la secte.
Analyse démontrée
par les éléments matériels recueillis
par les cinq juges d'instruction, et largement étayée
lors des débats.
Au
final, l’entreprise de manipulation des esprits a servi
«des manœuvres frauduleuses conduisant les parties
civiles à des remises de fonds importantes»,
a insisté l’avocat.
Cette
démonstration-là a sapé la défense
de la scientologie, axée depuis des années
sur le consentement de ses adeptes à se délester
de leurs économies. Dès lors que leur
libre arbitre s’avère annihilé, difficile
de s’en prévaloir.
Conséquence,
au plan du droit: les magistrats ont pu retenir, pour
la première fois à l’égard d’une
secte, le
délit «d’escroquerie en bande organisée».
Dont le nouveau code pénal, entré en vigueur
en 1994, a prévu qu’il viserait aussi les personnes
morales. Les deux vice-procureurs ont suivi ce raisonnement
en appliquant - ni plus ni moins - les peines prévues
pour les personnes morales reconnues coupables de tels
faits: un ordre de dissolution.
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La
dissolution n'assure pas la disparition
d'une association
Mathieu
Delahousse avec Bruno Dusaussoy
- http://www.lefigaro.fr
- 17 juin 2009
- [Texte
intégral]
La
dissolution a été requise contre l'Eglise
de Scientologie, poursuivie pour escroquerie. Les groupes
sanctionnés de cette façon tentent généralement
de renaître de leurs cendres, mais l'arsenal législatif
progresse.
Disparaître,
mais survivre tout de même. Comme tout groupe
menacé par une dissolution, l'Église de
scientologie avait prévu une parade. L'article
21 des statuts de l'association spirituelle de l'Église
de scientologie - l'une des deux entités poursuivies
devant le tribunal correctionnel de Paris - prévoyait
ainsi que si elle devait être dissoute, les actifs
de l'association reviendraient à la maison-mère…
Pour empêcher ce subterfuge, le parquet a donc
requis - outre la dissolution de la personne morale
- la confiscation du stock de la librairie et des électromètres.
Si
les réquisitions sont suivies par le tribunal,
la condamnation ira donc au-delà du symbole.
Seul le patrimoine immobilier des deux associations
poursuivies restera intact puisqu'elles louent leurs
locaux à des sociétés civiles qui
n'appartiennent qu'indirectement à la Scientologie.
«C'est la problématique générale
de la dissolution des personnes morales condamnées
pour escroquerie, analyse le procureur général
de Lyon, Jean-Olivier Viout, qui avait requis contre
la Scientologie en 1997. Comme les sociétés
dissoutes, elles peuvent renaître de leurs cendres
et tenter de se reconstituer.»
La
loi sur les ligues de 1936
La
seule mesure décisive est la liquidation des
biens, qui suit nécessairement la dissolution
judiciaire. Les regrou- pements humains, eux, se reforment
toujours malgré la loi. Le groupe d'extrême
droite Unité radicale auquel appartenait Maxime
Brunerie, auteur de la tentative d'assassinat contre
Jacques Chirac le 14 juillet 2002, a été
dissous par décret. Mais il s'est reconstitué
sous la forme des Jeunesses identitaires.
Même
phénomène pour le groupuscule raciste
et antisémite Tribu Ka. Ou encore pour les supporters
violents du Parc des princes qui étaient regroupés
chez les Boulogne Boys. «Ils se sont éparpillés
dans deux autres clubs clairement identifiés,
expose un magistrat, mais il est encore difficile de
les poursuivre pour reconstitution de ligue dissoute,
qui est un délit.» Selon la loi, les «groupes
de combats et milices privés» tombent sous
le coup de la loi sur les ligues votée en janvier
1936 par le gouvernement Blum. Les clubs de hooligans
sont eux spécifiquement visés par la loi
de juillet 2006 sur la prévention des violences
lors des manifestations sportives.
Texte
trop récent pour être appliqué au
procès actuellement en cours à Paris,
la loi About-Picard, votée en 2001, s'applique
quant à elle spécifiquement aux sectes,
et permet, une fois que des condamnations pour abus
de faiblesse sont devenues définitives, de prononcer
la dissolution.
Théoriquement, les mouvements
peuvent tenter de renaître par le biais d'autres
associations. Mais
ce stratagème a peut-être vécu.
Une disposition de la loi pourrait en effet toucher
une à une les structures de la Scientologie.
Elle stipule qu'un tribunal peut prononcer la dissolution
de toutes les structures sem- blables à celle qui
est condamnée «dès lors qu'elles
poursuivent le même objectif et sont unies par
une communauté d'intérêts».
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PROCÈS
DE LA SCIENTOLOGIE POUR ESCROQUERIE
Jugement
rendu le 27 octobre
- AFP
- http://www.lepoint.fr
- 17 juin 2009
- [Texte
intégral]
Le
tribunal correctionnel de Paris se prononcera le 27
octobre sur les poursuites engagées à
l'encontre de l'Eglise de Scientologie pour escroquerie
en bande organisée.
Depuis
le 25 mai, six scientologues et les deux principales
structures françaises de la Scientologie comparaissaient
devant la 12e chambre correctionnelle, présidée
par Sophie-Hélène Château.
Dans
son réquisitoire, le ministère public
a demandé lundi au tribunal de dissoudre l'Association
spirituelle de l'Eglise de Scientologie - Celebrity
Centre (ASES-CC) et sa librairie SEL, estimant qu'elles
avaient usé de
"manoeuvres frauduleuses successives" de manière
"consciente et planifiée".
C'est
la première fois que le ministère public
demande la dissolution d'une organisation à caractère
sectaire.
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- Pourquoi
la dissolution de l'Eglise
- de
scientologie a-t-elle été requise
?
- Le
procès de la scientologie
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