Scientologie en video

Des vidéos montrent les abus de la scientologie

Video: Le goulag de la scientologie existe (Emission "ODYSSEE" - 1999)

Video: Une ex-adepte fait une grève de la faim pour obtenir son remboursement (La Croix - septembre 1989)

Témoignage: La scientologie c'est une prison sans barreaux (La Croix - 4 juin 2004)

Attention danger: Liste de stars endoctrinées par la secte de scientologie

Le Goulag de la scientologie

Témoignages d'ex adeptes de la scientologie sur un goulag pour adeptes récalcitrants
Emission "ODYSSEE" de 1999

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Une ex-employée de la scientologie fait une grève de la faim !


 
«Scientologie, rendez-moi mon argent !» - Mona Vasquez, artiste peintre (1989)

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Devant le siège français de la Scientologie, rue de Dunkerque à Paris, en 1989, Mona Vasquez fait la grève de la faim pour récupérer le restant des sommes qu'elle réclame à la secte.

Le couple Junqua-Vasquez a dépensé en 9 ans plus de 400'000 francs (60'000 Euros) en «donations » et formations. Sous la pression des exigences financières incessantes de la secte, ils étaient allés jusqu'à solliciter desprêts importants dont un montant de 230'000 francs (35'000 Euros), en présentant des factures fabriquées.

Le couple de scientologues étaient sur leur petit nuage jusqu'à ce que la réalité les a rattrapés ... Etudiante aux Beaux-Arts de Toulouse en 1981, elle est séduite par le livre «La Dianétique» prêté par un ami, et franchit rapi- dement le premier pas : elle s'offre, un peu par curiosité, un stage de deux jours au centre de Dianétique d'Angers pour la modique somme de 200 F.

C'est à ce moment-là, à ses yeux, que le double piège est bouclé: «Il y a d'abord ce piège financier : les livres, les stages que l'on effectue au début sont très bon marché. Ensuite, il y a le piège mental, spirituel. Pour Mona c'est le début de l'engrenage.

Elle est "rémunérée" 50 F par semaine, on l'envoie à Copenhague pour suivre une formation interne à l'Eglise de scientologie.

Au Danemark, Mona a vécu une expérience difficile qu'elle qualifie de véritable endoctrinement.

"Nous travaillions douze à quinze heures par jour. En plus de cours qui s'inspiraient exclusivement des théories de Ron Hubbard, il fallait faire ses preuves, avec un travail de manutention par exemple. Coupés de nos familles car impossibles à joindre à cause de cet emploi du temps, nous n'avions même pas cinq minutes pour réfléchir." (La Croix, septembre 1989).

http://video.aol.com/video-detail/scientologie-rendez-moi-mon-argent-/2721539

La prison sans barreaux de la scientologie
Le témoignage de Mona Vasquez, artiste peintre

Curieusement, c'est en me retrouvant en prison, face à un juge, que s'amorça ma libération ! C'est une longue histoire ...

On m'a volé dix ans de ma vie. Je croyais être libre et j'étais une esclave dans ma prison sans barreaux. La secte me piégea, comme une fleur, alors que je vaquais à mes études d'art. J'avais 20 ans, l'amour de la poésie, de la philo, et je sévissais aux Beaux-Arts où j'espérais parfaire mon coup de crayon, quand soudain !...

Oh ! je ne poussai pas la porte d'une Église parallèle ni d'un groupe « zen ». Bref, je ne suis jamais entrée dans une secte, mais elle me capta, me captura par le biais d'un ami, comme moi grand lecteur. Pour sa propagande circulait ainsi La Dianétique, d'un certain Hubbard. Je le dévorai ; au milieu, un marque-page « si vous voulez en savoir plus... », un numéro de téléphone à Angers... Dix ans de goulag ! Angers ne fut que l'antichambre, la goutte de miel (empoisonné) pour nous appâter. On est accro à une secte comme à une drogue ; au début on vous l'offre, puis c'est l'escalade et vous tueriez père et mère pour en avoir. La doctrine est étudiée pour vous mettre en euphorie, puis en dépendance.

L'enfer dura ainsi sept ans ; je m'enfuis, trois fois, ils me récupéraient. Poussée à faire des prêts illégaux, je me retrouvai en prison. Là, dans un effort mental énorme, je renversai la vapeur et la culpabilité suprême : « Vous êtes, seul, responsable de tous vos problèmes et malheurs. » En comprenant enfin que tout cela était de leur faute commença ma vraie libération.

Trois jours de garde à vue et donc de méditation forcée pour en arriver là ! Goût de paradis perdu, comme une douce réminiscence. Un jour, il y a longtemps, j'étais un être libre mais n'en savais rien ! Le juge me relâcha et me sauva la vie sans le savoir, m'apportant par le sevrage forcé la délivrance. Elle m'avait dit : « Je vous libère, mais si j'apprends que vous avez contacté un scientologue tant que durera l'enquête, je vous fais coffrer. » Celle-ci dura un an.

Année noire, d'autant que j'avais reçu une lettre d'excommunication de l'ES (l'église de scientologie). Je redevins fragile, il fallut tout réapprendre, vivre sans sa dose, coupée de la parole du gourou (père) et de la secte (mère); libre mais encore trop perdue pour en apprécier la juste saveur. Il fallut du temps, me réinsérer dans une société indifférente ou plutôt ignorante des dégâts des sectes. Comme toujours, c'est l'usage intensif des pinceaux qui fut ma vraie victoire. Au lieu de devenir folle ou de rechuter, je me mis à la tâche, j'écrivis.

Il s'agissait de survie

Durant six mois, tout en élevant mes trois enfants, eux aussi rescapés, je racontais tout ce que je vécus durant sept ans au coeur de l'hydre ! Tâchant d'analyser, pour en faire une chose hors de moi, ce travail fut libératoire ; il fut ma catharsis ! Ainsi naquit Et Satan créa la secte qui se voulait une mise en garde. Puis le manuscrit dormit dans un tiroir ; en l'instant, je n'avais pas la force de le faire publier ! Il s'agissait de survie.

Mais l'aventure n'était pas terminée ; je me sentais pieds et poings liés encore car la scientologie m'avait tant poussée aux prêts, que je travaillais dur pour manger ! L'heure du bilan et des comptes avait sonné. La secte m'avait escroquée de 75 000 Euro en livres et cours de tout poil. Dans l'état de stress dans lequel j'étais, je n'appréciais pas encore d'être à l'air libre. Le juge m'ayant blanchie, j'eus le droit de contacter la scientologie. Je leur présentais la note, sûre de mon fait car Hubbard a écrit : « Si quelqu'un n'est pas content des services de la scientologie, il faut le rembourser. » Mais les petits gourous de Copenhague ne l'entendaient pas ainsi et je compris au bout de six mois que je n'aurais rien !

Je perdis le sommeil, l'appétit, toute joie de vivre car, endettée, travaillant jour et nuit pour rembourser ces maudits prêts. Je décidais de faire une grève de la faim. Août 1989, j'arrivai à Paris, déterminée. Le bras de fer dura dix jours et j'obtins gain de cause grâce au passage d'Antenne 2 qui m'envoya une équipe de TV. Sans cela, je serais morte à Paris, devant le siège national de l'église de scientologie.

Je revivais enfin

La libération physique était accomplie. Je revivais enfin: le simple plaisir d'acheter des glaces à mes enfants qui n'en avaient jamais mangées, paradoxe cruel, même au pays des icebergs ! Ne plus culpabiliser si je travaillais moins de dix-huit heures par jour, l'impression d'être en congé quand je produisais huit heures de travail. Je repris mes pinceaux. De ce temps datent les portails ouverts sur des jardins d'Éden, symboles de l'éternelle enfance et des paradis perdus. Mais il fallut tout de même sept ans complets de convalescence, une cure de sommeil, pour me défaire de tous les blocages dans mon cerveau. Un à un, faire sauter chaque barreau de cette satanée cage dorée !

Aujourd'hui, la page est tournée, la meilleure preuve, je reprends ma vie là où je l'avais laissée. Tous mes rêves abandonnés, je les réalise l'un après l'autre. Je suis un être libre, libre-penseur, liberté dans mon atelier que j'ai voulu et créé plus grand que la maison au pied de la montagne qui m'a vue naître. Un juste retour aux sources, là où ma vraie vie, spirituelle et artistique, avait commencé, au coeur de mon Ariège, au pied des Pyrénées. Et Satan créa la secte a été édité à compte d'auteur certes, mais il fait son bonhomme de chemin; au gré des rencontres, des conférences, j'informe et je dis «oui, on peut s'en sortir», et j'affirme que les marchands de rêves vont mourir.

Comme un ruisseau qui va à la rivière, la rivière au fleuve qui se jettera dans la mer, j'accomplirai ma résilience !

(1) Courriel : mona.ateliere@free.fr

site galerie virtuelle, commande livre : http://mona.ateliere.free.fr/

La Croix du 04/06/2004

Liste de stars endoctrinées par la scientologie

Soucieux d'élargir son mouvement au plus grand nombre, le fondateur de la scientologie, L. Ron Hubbard crée en 1955 le «Project Celebrity» afin d'inciter les adeptes à recruter des V.I.P. En voici quelques-unes :

Tom Cruise

Converti en 1987 par Mimi Rogers, sa première épouse, il est depuis l'emblématique ambassadeur de la scientologie à travers le monde. Selon une biographie du journaliste Andrew Morton, Tom Cruise serait le n°2 de l'Eglise de scientologie.

Isaac Hayes

Le compositeur du thème mondialement célèbre du film «Shaft» a adhéré à la scientologie en 1995. Il était aussi la voix de «chef» dans le dessin animé satirique «South Park» avant que ses créateurs ne s'en prennent à la scientologie. Il a depuis renoncé à doubler ce personnage.

Juliette Lewis

D'abord actrice («Les nerfs à vifs», «Kalifornia», «Tueurs-nés»...), elle s'est ensuite lancée dans la chanson avec succès en 2003. Elle considère la scientologie comme une religion anti-conformiste et ne comprend pas l'achar- nement des médias à l'encontre de ce mouvement. Elle ferait bien de lire le témoignage des victimes de sa secte.

John Travolta

Converti très tôt (1975), c'est depuis un des plus éminents membres de l'Eglise. Apprenti acteur, on lui aurait prêté le livre fondateur du mouvement, «La dianétique, la science moderne de la santé mentale» sur le tournage d'un film. Deux ans plus tard, sa carrière explosait grâce à «La fièvre du samedi soir» ...

Kirstie Alley

Cette actrice américaine («Allo Maman, ici bébé», «Veronica's closet», «Fat actress»...) est entrée en scientologie en 1979 pour se débarrasser de son addiction à la cocaïne. Depuis fervente adepte, on raconte qu'elle aurait hésité avant d'accepter un rôle de psychanalyste dans le film de Woody Allen «Harry dans tous ses états», la secte de scientologie ne reconnaissant pas la psychanalyse.

Beck

Ce chanteur, fils de scientologues, prétend que l'Eglise de scientologie est comme une «organisation humanitaire». L'auteur de «Loser» a depuis essayé d'endoctriner Thom Yorke (Radiohead), sans succès.

Priscilla et Lisa Marie Presley

La femme (D) et la fille unique du King sont toutes deux adeptes de l'Eglise depuis la fin des années 70. Elles ont été introduites par John Travolta.

Mimi Rogers

Après avoir convaincu son mari (Tom Cruise), Sonny Bono (ex-mari de la chanteuse Cher) et bien d'autres, cette ancienne actrice, fille et femme de scientologues a finalement quitté l'Eglise. Elle se consacre désormais au poker...

William S. Burroughs

Ce romancier américain affilié à la Beat generation (Le Festin nu), s'est converti dans les années soixante pour l'aider à guérir sa toxicomanie. Il s'est par la suite montré critique vis-à-vis de l'organisation, en dénonçant notamment «les propos fascistes» de L. Ron Hubbard dans un recueil de textes intitulé « Ali's Smile/Naked Scientology».

Xavier Deluc

Cet acteur français («Dolmen») a créé une association «Non à la drogue, Oui à la vie», parrainée par l'Eglise de scientologie.

Charles Manson

En prison à vie depuis 1969, l'assassin de Sharon Tate, la femme du réalisateur Roman Polanski a entrepris depuis sa cellule d'étudier la dianétique. Qu'il a fini par abandonner, jugeant ces théories trop folles !

Arnaud Boetsch

Cet ancien joueur de tennis a été dans les années 90 le représentant officiel de la scientologie en France . Dans un article de Paris Match paru en 2006 il prétend que faire de la scientologie pour lui "c'est comme d'autres vont chez le psy ou font du yoga" (sic)

Julia Migenez

Selon des amis musiciens, son ex-mari et impresario l'a quittée car elle ne cessait de vouloir l'embrigader en scientologie !

Et oui il n'y a pas que Tom Cruise qui a besoin de parler de sa secte pour se rassurer et enfuir les couleuvres que la scientologie ne cesse de leur faire avaler.