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Sri Ram Chandra envoie son argent en Inde
:
pas d'impôts ?
SRCM - Sahaj Marg
Lettre d'information confidentielle N°48
- 8 mars 2007 What about
SRCM ?
Ressources et patrimoine de la Mission -
Des comptabilités locales très
encadrées
Le président de la SRCM ® (Chari) est le seul grand décideur. Son accord
est indispensable pour toute ouverture de compte bancaire et il doit y
disposer d'une signature individuelle et permanente. Chaque compte
bancaire doit faire l'objet d'un rapport trimestriel et d'un budget
prévisionnel annuel soumis au président ou à son secrétariat (OSIA,
dirigé par Santosh Khanjee).
Le budget prévisionnel doit avoir été
validé avant d'engager toute dépense. Un accord supplémentaire de l'OSIA
doit être obtenu si le montant de la dépense atteint ou dépasse 1000
US$. Les décisions d'investis- sement (terres, infrastructures) doivent
obligatoirement passer par l'OSIA puis par le président.
En France, une
comptabilité analytique en 3 secteurs est tenue : séminaires,
publications et fonctionnement (dont cotisations), chaque secteur devant
s'équilibrer. Sur les 75 € de cotisations d'un adhérent, 60 remontent au
national pour la gestion globale, 15 seulement restent au niveau du
centre local qui doit se débrouiller pour assurer son propre
fonctionnement, dont la location de salle (ce qui les oblige à trouver
des financements complémentaires). Les donations nationales ne sont pas
encouragées car la SRCM France n'est pas reconnue d'utilité publique
(taxation fiscale de 60%), en revanche on est incité à donner à la SRCM
Inde ou à la SMSF, ou à défaut verser une cotisation de membre
"participant", "actif", "associé" ou bienfaiteur" jusqu'à 1200 €.
Les
donations pour le "Corpus Fund" contribuent au capital de la Mission,
comme les donations en nature, de terres et d'infrastructures. Au moins
3 quarts des fonds camouflés… D'après la SRCM ®, ses ressources
proviennent des cotisations de ses adhérents, de la vente de ses
publications et des donations qui lui sont faites.
D'après les éléments
comptables dont nous disposons, le chiffre d'affaire des structures
nationales hors Inde varie entre 77 et 229 € par abhyasi. Il se répartit
à peu près en trois parts égales entre cotisations, ventes et dons. Une
extrapolation basée sur un produit moyen de 150 € par abhyasi hors Inde
et de 30 en Inde donnerait un chiffre d'affaire global de 3 à 10
millions d'euros selon les effectifs du mouvement (70 à 250'000).
Le
patrimoine des structures nationales hors Inde estimé à partir de leur
bilan varie plus fortement encore entre 167 et 2092 € par abhyasi. Si
l'on retient le montant moyen de 750 € hors Inde et de 150 en Inde, on
arriverait alors à un patrimoine de 15 à 50 millions. Le 20 juin 1997,
Umesh Chandra Saxena, fils de Babuji, déclarait que la SRCM avait 750
branches dans le monde, environ 70 ashrams et des propriétés pour une
valeur de 200 millions d'euros. A la même époque, Chari et la SRCM
annonçaient 55'000 abhyasis et plus de 700 centres. Si l'on en croit ces
chiffres, cela faisait donc un patrimoine de 3'636 € par abhyasi.
Le
Babuji Memorial Ashram n'existait pas encore dans son état actuel, sans
parler des réalisations récentes, comme la LMOS, les CREST, etc. On
parle aujourd'hui de 250 à 300'000 abhyasis (info ou intox ?). Faut-il
en déduire que le patrimoine aurait suivi la même évolution ? On
arriverait alors au milliard ! Dans tous les cas, cela signifierait
alors que 75 à 95% des fonds sont cachés …
Des fondations très opaques
pour gérer le patrimoine N'oublions pas que Santosh Khanjee a
sérieusement repris en main l'organisation générale. Aujourd'hui les
structures nationales doivent assurer leur fonctionnement, tandis que
l'essentiel des donations transite directement vers les fondations de la
SRCM ®, parfois même en liquide. Ces fameuses Sahaj Marg Spirituality
Foundations sont au moins au nombre de 4 : aux USA, en Inde, en Suisse
et à Dubaï.
S'il existe une relative transparence financière des
structures nationales (présentation des comptes en assemblée générale),
il n'en va pas de même pour les fondations. A l'occasion du financement
de la LMOS, Chari disait : "(…) there is no black money transaction-no
trustees following the money. I'm here to see to that."
Les appels à
donation sont permanents
Les appels à
donation sont permanents, la SRCM ® se réservant le droit de modifier la
destination des fonds à sa guise. En 1995 déjà, elle sollicitait des
donations individuelles de 5'000 US$ pour la construction du Babuji
Memorial Ashram. Depuis, elle n'a pas hésité à demander 250 à 300 € pour
un livre (Whispers en 2005) ou 1200 US$ pour obtenir une priorité sur le
cadeau de Chari en 2007 (81ème anniversaire).
En 2005, les donations
internationales publiquement annoncées ont rapporté plus de 4 millions à
la SRCM ® / SMSF ®. Aux USA, les fondations bénéficient d'exonération
fiscale à condition d'effectuer au moins 5% de dons à des œuvres
caritatives. La SMSF texane a versé régulièrement de l'argent à la Croix
Rouge (pour le 11 septembre, pour Katrina, etc).
Le maître est un
redoutable commercial
Le 30 mars 2005, Chari annonce la sortie prochaine
d'un livre dont personne ne sait rien. Il n'est pas encore imprimé. Son
titre, ses auteurs et son contenu sont inconnus ! Mais pour se procurer
ce livre, il faut faire une donation de 250 € à la SMSF ®, "basée sur la
confiance" vis à vis de Chari. Parce qu'après le 15 avril, il sera trop
tard "even if you come with a lakh rupees". Vaste opération commerciale
de Chari qui s'en défend :"For once in your life, you have a 'book
future'. And your future is linked to this book. I will not mention this
again because I have not come here to ask for money." (souligné par la
SRCM).
Le 1er mai, dans son discours aux abhyasis américains à Tiruppur,
Chari revient sur le sujet. Avant son discours de mars, il avait
seulement 800 à 1000 commandes, mais le 15 avril les chiffres
atteignaient 5'200 copies. "Knowledge is unnecessary, so long as you
have faith. Because if you didn't have trust me, you wouldn't buy that
book". Effectivement, il faut avoir la foi pour se payer un livre plus
de 1'600 FF quand on ne sait rien de son contenu ... En attendant, cette
petite opération aura rapporté la bagatelle d'au moins 1,3 millions
d'euros. Et ce n'est pas fini, puisque Chari interdit la traduction
française du livre, y compris même celle de certains passages, car une
version française est annoncée en septembre 2005 pour parution en
janvier 2007, à raison de 300 € l'exemplaire. "Compte-tenu du montant,
un paiement échelonné est possible, le total devant toutefois être réglé
au 31 décembre 05 (…) à noter que chaque exemplaire de ce Livre est
personnel".
En clair, aucun achat collectif n'est autorisé par Chari. Un
patrimoine vitrine du Sahaj Marg Depuis 1995, les réalisations
matérielles se multiplient. Ashrams, centres de retraite ou écoles, il
faut être visible, devenir une vitrine exemplaire et attirante. Le
patrimoine est investi dans des constructions somptuaires de prestige,
dont les montages financiers sont complexes. Ainsi la Lalaji Memorial
Omega School a été dirigée par la Baal Vatika Educational Society et
financée par le Baal Vatika Educational Trust, mais ses principaux
adminis- trateurs sont les SRCM ® et SMSF ®. Lancée grâce à un emprunt
d'un million de dollars, elle a été inaugurée en juin 2005 par Chari et
a accueilli plus de 120 enfants la première année.
L'objectif de la 2ème
année était d'accueillir 800 élèves, entraînant un besoin supplémentaire
de trois millions. Elle en a eu 573, mais se fixe l'objectif du millier
pour sa 3ème année. Cela explique en partie les incroyables hausses de
tarif des séminaires, les perpétuels appels à donation et tout
spécialement la vente du livre Whispers en 2005. La SMSF ® aurait ainsi
réussi à collecter près de 2 millions fin 2005, essentiellement aux
Etats-Unis et dans sa communauté d'origine indienne. Chari expliquait
alors qu'il n'y avait aucun souci à se faire puisqu'il était le garant
de la transparence financière des opérations …
Le 27 décembre 2006,
l'école est devenue internationale : Lalaji Memorial Omega International
School et la Baal Vatika Educational Society, société qui la dirige, est
devenue la Lalaji Memorial Educationnal Society. Le plus grand silence
règne sur la société qui l'a financée, la Baal Vatika Educational Trust,
les donations allant maintenant à la nouvelle LMES …
Collusion avec les
entreprises ?
Un exemple : la Pratibha Syntex Ltd de SK Chaudhary verse
régulièrement des fonds à la SMSF de Chennai. Elle participe aussi à la
gestion du Balla Ram Hanuman Das Charitable Trust (BRHD Trust) fondé en
1977 par Seth Ballaram Chaudhary, patriarche de l'illustre famille
Chaudhary de Bahal et fondateur du groupe Vikram India Ltd. Le BRHD
Trust a financé la BRCM Public School et le BRCM College of engineering
and technology ainsi que le hall de méditation de la SRCM à Bahal. La
plupart des offices du BRHD Trust sont tenus par des salariés de
Pratibha Syntex Ltd et les écoles BRCM font la promotion de la SRCM sur
leur website.
Que dire aussi de HTC Global Services Inc, encore appelée
Hi Tech Consultants ? Le PDG de cette start-up créée en 1990 et qui
emploie plus de 2500 personnes est précepteur du Sahaj Marg et audit de
la SRCM aux USA. L'un de ses directeurs aux USA est l'administrateur
régional de la SRCM en Amérique du nord, sa directrice en Australie est
un des membres principaux du SMRTI après avoir été vice présidente de la
SRCM pour l'Océanie. HTC est présente aux USA, en Inde, en Australie, à
Singapour et aux Emirats Arabes Unis. Son usine de fabrication est
implantée à Chennai où elle emploie de nombreux abhyasis …
Les descendants de Babuji
Le fils de Babuji, Umeshchandra Saxena, est
décédé en 2003. Son petit-fils, Navneet Kumar Saxena, a repris la présidence
de la SRCM à Shahjahanpur à sa suite. Sur son site internet www.srcmshahjahanpur.org.in , il accuse Chari d'être un
usurpateur, "preuves" à l'appui. Le clan de Chari aurait délogé les
responsables des ashrams de Shahjahanpur et Raichur pour en prendre les
reines au cours du printemps 2006.
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