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Les mormons

Un mormon à la Maison Blanche ?

Video: Qui sont les mormons de Salt Lake City et qu'est ce qui les différencie des sectes polygames ? (Enquête Exclusive - 17 décembre 2011)

Témoignage d'Hélène Crié-Wiesner «Mon histoire chez les mormons» (rue89.com - 14 janvier 2012)

Commentaires à propos du témoignage d'Hélène Crié-Wiesmer (rue89.com - 14 janvier 2012)

Quelques liens pour aller plus loin (rue89.com - 14 janvier 2012)

Qui sont les mormons ?

 

Video: Grande enquête sur les mormons de Salt Lake City (USA) et sur
les groupes fondamentalistes pratiquant la polygamie (durée 1h15)

Source: Enquête Exclusive - 17 décembre 2011

Convertie puis excommuniée, mon histoire chez les mormons

par Hélène Crié-Wiesner / Binationale

http://www.rue89.com/2012/01/14/... - 14 janvier 2012
[Texte intégral]

Un mormon à la Maison Blanche ? Bof, pas pire qu'un George W. Bush, assure notre blogueuse, ex-mormone en France et qui vit aujourd'hui aux Etats-Unis.

Hélène Crié-Wiesner

Je connais bien les mormons, j'ai grandi en France parmi eux. Un mormon président des Etats-Unis ? Bof, ce ne serait pas pire qu'un autre religieux américain ! Il serait plutôt moins extrémiste dans l'application de sa foi que ne l'était Bush, chrétien «born again».

J'avais 4 ans et demi lorsque deux jeunes missionnaires mormons ont frappé à la porte de mes parents au Mans, en 1960. Mon père, un cheminot électricien, leur a fait bon accueil. Originaire du Nord, enfant chtimi élevé à la dure, il avait quitté l'école à 13 ans après le certif'. C'était un croyant modéré, un autodidacte avide de lectures spirituelles.

Ces jeunes garçons en costume étriqués qu'on appelait «elders» (anciens), qui parlaient avec l'accent des libérateurs de la France, lui ont présenté le «Livre de Mormon» et l'histoire de Joseph Smith, fondateur du mormonisme. Loin de trouver la fable dure à avaler, mon père a aimé que ce type ait douté, cherché, puis trouvé sa propre vérité.

Des smicards qui mangent bio

Par dessus tout, il a adoré la règle de vie imposée aux saints des derniers jours : pas d'excitant, ni cigarette, alcool, café ou thé. Pourtant, lui-même fumait alors pas mal. Mais l'idée de l'effort le séduisait. Il nous a répété des centaines de fois, au cours de notre enfance : n« Une religion qui s'intéresse au corps et à la santé, c'est formidable.»

Cela n'a rien à voir avec l'Eglise, mais, pour donner une idée de qui était mon père, nous mangions bio dès les années 60. Avec leurs petits salaires de smicards, et alors qu'ils reversaient en dîme 10% de leurs paie à l'Eglise, nos parents se fournissaient à La Vie claire et achetaient du pain Lemaire. Nos coreligionnaires mormons n'en faisaient certainement pas autant.

Ma mère bretonne a eu plus de mal à suivre. Catholique convaincue, membre active de la JOC (Jeunesse ouvrière catholique), employée des PTT, elle n'a pu faire autrement que participer à la conversion familiale. Plus tard, elle nous a expliqué: «A l'époque, une femme se devait de suivre son mari. On avait été éduqués comme ça.»

Verte de rage d'être interdite de scoutisme

Inutile de dire que les deux familles ont protesté ! Aucun pont n'a été coupé, mais je me souviens des réunions familiales occasionnelles, lorsque volaient les piques et les moqueries. Idem avec les collègues de travail, qui s'entendaient pour martyriser mes parents lors des traditionnels pots alcoolisés au boulot.

Nos week-ends étaient consacrés à l'Eglise. La « chapelle » du Mans – en fait une boutique et un trois-pièces à l'étage – se trouvait en centre-ville, alors que nous habitions à la périphérie. Après la naissance de mon second petit frère (j'étais l'aînée) fin 1959, nous avions acheté une 2CV, qui ne servait alors pratiquement qu'à aller à l'église. Mes parents allaient bosser en Solex et en Mobylette.

Le samedi avaient lieu les réunions de prêtrise pour les hommes, de la Société de secours pour les femmes, de la Société d'amélioration mutuelle pour les jeunes à partir de 14 ans, de scoutisme pour les garçons. J'étais verte de rage d'être interdite de scoutisme à cause de mon sexe, mon féminisme a commencé par là.

Plongée dans l'eau par mon père

Ecole du dimanche de 10 heures à midi. Retour à la maison pour déjeuner. Réunion de Sainte-Scène de 16 heures à 17h30. Plusieurs fois par an, les hommes installaient une haute piscine gonflable à l'étage, pour baptiser les nouveaux convertis de l'Eglise ainsi que les jeunes mormons ayant atteint 8 ans, «l'âge de raison».

J'ai ainsi été plongée dans l'eau par mon père, qui détenait la prêtrise en tant qu'homme. Il a répété l'opération pour mes frères et ma petite sœur, la seule de la famille à être « née dans l'Eglise » et non convertie, ce qui est plus prestigieux.

Le premier dimanche du mois, on jeûnait du samedi soir au dimanche soir - nous les enfants pouvions manger - et il n'y avait qu'un seul office le dimanche, plus long. On appelait ça les « réunions de témoignage ». Personne ne nous forçait, mais chacun, jeune ou vieux, était incité à se lever et monter au pupitre pour « témoigner » de sa foi en l'Eglise.

Trois phrases ou un discours plus élaboré, basé sur les écritures saintes ainsi que sur notre vie quotidienne. J'aimais bien prendre la parole devant tout le monde, j'avais l'impression de m'entraîner à devenir adulte. C'était précisément l'objectif de nos dirigeants : donner confiance à ses membres, forger des mentalités de mormons gagneurs.

 Des missionnaires mormons en Argentine, San Fernando, février 2009 (Marcos Brindicci/Reuters)

Quand on a la société contre soi, on se blinde

Cette religion instille confiance et même arrogance (on est les meilleurs aux yeux de Dieu). Cela dit, depuis que je vis aux Etats-Unis et que je vois comment les enfants sont entraînés à parler en public dès le jeune âge, je pense que c'est plutôt un truc américain qu'un truc mormon.

Rétrospectivement, lorsque nous évoquons notre enfance avec mes frères et ma sœur – tous partis de l'Eglise à l'âge adulte –, nous nous accordons sur un point: loin d'avoir été un lavage de cerveau, notre éducation mormone a fait de nous des individus plus forts.

On avait la société entière contre nous, on était moqués, on traitait nos parents de polygames, on nous confondait avec les Témoins de Jéhovah réputés pour refuser les transfusions sanguines et laisser mourir leurs enfants, on se faisait parfois insulter quand nous accompagnions les elders dans leurs tournées prosélytes… Du coup, on s'est endurcis.

Nous, les jeunes, étions mis en condition pour devenir à notre tour des missionnaires pendant deux ans. Pour avoir envie de partir à 18 ans – les garçons – et à 21 ans – les filles – n'importe où dans le monde, voire en France si on était moins chanceux, pour convertir d'autres nouveaux membres.

De jeunes Américains crevant de faim

Je me souviens de l'inquiétude voilée de mes parents, qui savaient, eux, à quel point les jeunes elders américains que nous connaissions vivaient misérablement lorsque leurs parents n'avaient pas les moyens de leur envoyer assez d'argent.

Certains étaient littéralement affamés, et accueillaient avec gratitude la moindre invitation à dîner chez les membres. Lorsque l'Eglise a fini par leur interdire de fréquenter ainsi les familles, car ils couraient le risque de s'embarquer souvent dans des discussions oiseuses trop françaises, mes parents n'ont pas été loin de se révolter.

En revanche, mes parents et leurs amis mormons rêvaient de voir leurs enfants partir étudier à l'université Brigham Young, en Utah. Ils n'avaient pas la moindre idée des sommes qu'il leur aurait fallu débourser pour payer quatre ans d'études là-bas.

Moi-même, en dépit de mes réticences grandissantes envers les carcans imposés par l'Eglise, j'ai fantasmé sur ce beau campus américain que j'imaginais peuplé de mormons modernes et surtout… américains. Des elders partout, quoi ! mais jouant de la guitare, discutant politique, flirtant et dansant le rock. Tout le contraire de ceux que je connaissais et que je plaignais de tout mon cœur pour ce qu'ils enduraient.

Les Alpes suisses pour baptiser nos morts

En fait, je sais maintenant que Brigham Young University n'est pas terrible comme fac, académiquement parlant. Qu'une misogynie très mormone y est de règle, et que les mormons plus libéraux (de gauche) préfèrent s'inscrire à l'université publique de Utah. C'est la différence majeure entre Mitt Romney et Jon Huntsman, l'autre candidat mormon – et moins conservateur – de ces primaires républicaines.

A la fin des années 60, j'ai eu l'occasion de baptiser les morts de notre famille. C'est une doctrine mormone : pour se retrouver ensemble après la mort, les familles doivent appartenir à l'Eglise, donc être baptisées, fût-ce rétroactivement.

Chaque été, mon père enquêtait sur notre généalogie. Quand une branche d'arbre était correctement reconstituée, nous allions au temple en Suisse, et j'étais plongée dans l'eau par procuration. Ces voyages en Suisse allemande, où ma mère avait une amie pour nous accueillir, sont une des merveilles de mon enfance mormone.

En grandissant, j'ai découvert que je n'aimais pas être mormone, que je n'étais pas d'accord avec sa doctrine raciste – les hommes noirs n'avaient alors pas droit à la prêtrise , et misogyne – les femmes devaient obéir aux hommes et se consacrer exclusivement à leur famille.

Ni maillot deux pièces, ni jean's

A ce propos, j'ai toujours admiré ma mère qui s'est obstinée, en dépit des pressions de l'Eglise, à conserver son travail «pour la retraite». Comme en plus elle était syndiquée, et même déléguée du personnel à la CFDT, je la trouvais d'autant plus courageuse face à cette Eglise sur laquelle j'ai commencé à critiquer dès l'âge de 14 ans.

Et puis je commençais à avoir une conscience de classe. Je nous considérais avec fierté comme des prolos, je découvrais les gauchistes et la contre-culture, et j'appartenais à une Eglise qui affichait un anticommunisme spectaculaire. A l'époque, j'ignorais tout de la peur maladive des Etats-Unis envers l'URSS. Les mormons que nous côtoyions étaient avant tout des Américains.

Imaginez : avoir 14 ans en 1970, et un père qui vous interdit de porter des jupes au-dessus du genou ! L'Eglise bannissait les maillots de bain deux pièces et les jean's pour les filles. C'était insupportable, je ne me laissais pas faire, et mes relations avec mon père et l'Eglise ont commencé à se détériorer.

A 15 ans, j'aurais pu choisir de résister en « tournant mal », comme on disait : garçons, sorties clandestines, abandon de l'école… J'ai envisagé cette option, mais un vieux fond de mormonisme a dû me retenir. En plus, je soupçonnais que la hiérarchie masculine de l'Eglise, que je faisais tourner en bourrique avec mes arguments incessants, espérait justement cela de moi.

La carte de l'entrisme intello

J'ai plutôt joué la carte de l'entrisme intello, fréquentant assidûment toutes les réunions, les camps de jeunes, les «soirées récréatives», les conférences culturelles, argumentant à tout bout de champ, questionnant la logique de la doctrine religieuse et morale, interpellant les autorités sur la guerre du Vietnam et leur condamnation de l'insoumission.

Rapidement, mes parents ne m'ont plus forcée à assister à rien, honteux de mon comportement. L'équipe dirigeante a été plutôt soulagée de me voir disparaître progressivement du paysage.

J'aurais pu en rester là. Mon bac en poche, je me suis installée en ville avec mon copain. Mais quand on a grandi dans une communauté si soudée, on y garde des amis. Des adultes et des copains d'enfance. J'ai continué mon travail de sape, et les dirigeants de l'Eglise ont décidé d'employer les grands moyens.

Excommuniée... et (presque) ravie

J'ai été excommuniée. Officiellement parce que je vivais avec un homme sans être mariée. D'un côté, j'étais ravie. Mais ce motif idiot, qui ne reconnaissait pas la valeur de ma contestation politique, gâchait ma joie.

J'ai protesté devant «le tribunal d'excommunication», arguant que notre «président de branche» d'alors, marié avec des enfants, avait une maîtresse et qu'il n'était pas excommunié, lui.

La réponse – officieuse, bien sûr – vaut son pesant d'or: parce que j'étais une femme, il fallait me préserver du châtiment de Dieu, qui est dur avec les saints des derniers jours ne respectant pas sa loi. Un homme, lui, devrait pleinement répondre de ses actes. D'où ma seule excommunication.

J'avais 19 ans, j'avais gagné contre l'Eglise, vive la vie !
35'000 mormons en France, selon l'Eglise

Plus tard, devenue journaliste dans les années 80, j'ai écrit sur les mormons lorsqu'ils ont commencé à microfilmer les registres d'état-civil en France pour baptiser les morts. La hiérarchie de l'Eglise, cette fois au niveau national, a fait pression sur mes parents, encore membres, pour qu'ils rompent leurs relations avec moi.

Ulcérés, ils se sont éloignés à leur tour, comme l'avaient fait doucement leurs enfants et nombre des enfants de leurs amis, convertis comme eux dans les années 60. Selon les chiffres donnés par l'Eglise, il y aurait 35'000 mormons aujourd'hui dans l'Hexagone. J'ai toujours des amis mormons en France.

J'ai rencontré des mormons ici, aux Etats-Unis. Ils connaissent mon histoire, ils ne sont pas très à l'aise avec elle. Pour eux, je suis une apostate, quelqu'un qui a abjuré sa foi. C'est plus grave que d'être pécheur, apparemment.

Une religion intrinsèquement américaine

La majorité des mormons américains sont comme les catholiques modérés français: croyants, d'obédiences politiques diverses, suivant plus ou moins les préceptes de vie de leur Eglise. La plupart sont très tolérants envers les autres cultes, et même envers les athées.

On n'est pas forcément intégriste parce qu'on est mormon. J'ai l'impression que les intégristes fous, aux Etats-Unis, se recrutent davantage chez les baptistes ou les méthodistes. Mitt Romney est américain et conservateur modéré avant d'être mormon.

Sauf qu'il est mormon, justement, et que les chrétiens plus ordinaires, protestants et catholiques, se méfient de sa drôle de foi chrétienne, qui ajoute un prophète et un livre sacré à la traditionnelle Bible. Le comble, c'est qu'ils la jugent anti-américaine, alors que cette religion est viscéralement, intrinsèquement, américaine.

Mettons que l'élection de Mitt Romney serait du même ordre que celle du Noir Barak Obama : une première qui ne changerait rien au système. 


COMMENTAIRES

Une sélection de commentaires par le Centre Info-sectes

Source: http://www.rue89.com... - 14 janvier 2012

Laura_Roslin Posté à 22h48 le 14/01/2012

Merci beaucoup pour cet article que je trouve juste.

Vous êtes de la génération de ma mère et donc notre parcours est un peu différent mais j'ai reconnu «l'esprit» de certaines choses dans lesquelles j'ai été élevée. Je parle entre autre de la ‘logique’ concernant votre excommunication.

Mon excommunication m'a permis de grandir dans certains domaines et de savoir pour moi et par moi même ce que je voulais. Je suis donc revenue à cette foi. Néanmoins, si j'étais avant la gentille ‘Molly Mormon’ je suis maintenant du poil à gratter. Ma spiritualité est une chose, la religion en est une autre.

Heureusement pour moi je suis dans une ville où les choses se passent très bien et où la différence de point de vu ou bien de spiritualité est très bien acceptée mais je sais que ce n'est pas partout la même chose.

Je dois dire que votre commentaire sur la tenu vestimentaire m'a fait sourire. A mon époque le jean était toléré (yeah ! ) mais le cheval de bataille c'est maintenant les piercings.

Je me suis faite percer la langue APRES être revenue à cette foi. Honnêtement c'est surtout parce que je trouve ça beau mais c'est à 10% pour faire suer les autres ‘Molly Mormon’ et ‘Peter Priesthood’.

Si cela vous intéresse je vous invite à vous tourner vers John Dehlin et ses mormon stories podcast.

Encore merci pour cet article juste mais sans concession.


Hélène Crié-Wiesner / Auteur de l'article

Un apostat, c'est quelqu'un, selon le dictionnaire, qui a renié sa foi. Moi, je n'ai rien renié du tout, car «ma foi» était celle de mes parents. En grandissant, j'ai trouvé ma propre voie (celle d'un l'athéisisme bien réfléchi et longuement mûri), c'est tout.

Quant à ma «nouvelle vie», comme vous dites, elle a commencé en 1976, ça fait un bail. Pas de rancoeur, pas de ressentiment, bien au contraire. Toute expérience est bonne à prendre.

Je ne veux surtout pas défendre la base de la cette religion mormone. Mais franchement, entre un chrétien lambda qui croit dur comme fer aux miracles - genre marcher sur l'eau, ressusciter un mort, transformer l'eau en vin- et un chrétien mormon qui croit qu'un type a traduit des plaques d'or apportées par un ange, quelle différence ? Les deux croient des choses pas croyables, non ?

Ce n'est pas parce qu'une religion a mille ans, et l'autre seulement moins de deux cents ans, que la première est plus crédible. Aussi, entre Bush born-again et Romney mormon, je persiste : pour moi, zéro différence ! Obama est certes aussi chrétien, mais il la ramène un peu moins avec sa foi.


chenchei/ Enseignant de FLE - Posté à 17h48 le 15/01/2012

Un excellent ouvrage tres bien documente de Jon Krakauer retrace l'historique de cette religion, depuis sa creation jusqu'a l'epoque contemporaine. Je ne suis pas sur qu'il ait ete traduit en francais. Le titre du bouquin, c'est «under the banner of heaven, a story of violent faith».

Tres interessant donc meme si le sujet principal de cette etude cible la branche «extremiste» de l'eglise mormone ainsi que le glissement que tendent a faire certains mormons mainstream vers l'extremisme.


Hélène Crié-Wiesner / Auteur de l'article

Oui, ce livre est formidable. C'est une enquête extrêmement fouillée sur les dissidents de l'Eglise mormone, qui sont retournés (ou restés) dans la polygamie. Il y a plusieurs sous-branches dissidentes, des vraies sectes pour le coup, dont les agissements sont parfois terrifiants. En principe, ils sont hors-la-loi, loi américaine et loi mormone confondues. Mais le livre montre bien comment des arrangements sont passés entre les flics, les politiciens locaux et les dirigeants mormons. Et surtout, pourquoi. Cela dit, un certains nombre de gourous de ces sectes sont en prisons, ou sont en procès.

 Quelques liens pour aller plus loin

Sur Rue89:
Un mormon (comme Mitt Romney) à la Maison Blanche, ce serait grave ?
http://www.rue89.com/2012/01/13/un-mormon-comme-mitt-romney-la-maison-blanche-ce-serait-grave-228317
Sur rue89.com
American ecolo, le blog Rue89 d'Hélène Crié-Wiesner
http://blogs.rue89.com/american-ecolo
Sur la-croix.com
Portrait de la communauté des mormons de France
http://www.la-croix.com/...
Sur eglisedejesuschrist.fr
Le site de l'Eglise mormone en France
http://www.eglisedejesuschrist.fr/

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