Prosélytisme évangélique au Maghred

Églises fondamentalistes protestantes en terre d'islam

Le Maghreb musulman doit affronter un puissant prosélytisme évangélique (Le Quotidien Jurassien - 30 nov 2009)

L'Organisation de la conférence islamique refusent en majorité de condamner les apostats» et préconise une «diplomatie religieuse mondiale» (Le Quotidien Jurassien - 30 novembre 2009)

Offensive médiatique des évangélistes sur l'Iran

L'Iran fait aussi l'objet d'une attention soutenue de la part des milieux évangéliques (Le Quotidien Jurassien - 30 novembre 2009)

Au milieu des musulmans, ils troquent le Coran contre la Bible

Le christianisme, et en particulier les mouvements évangélistes, enthousiasment la Kabylie (LQJ - 28 juin 2004)

Avec des méthodistes suisses (Le Quotidien Jurassien - 28 juin 2004)

Remettre la mosquée au milieu du village (Le Quotidien Jurassien - 28 juin 2004)

Le Maghreb musulman doit affronter un puissant
prosélytisme évangélique
 
Un universitaire genevois s'inquiète des tensions causées par les
méthodes de certaines Églises fondamentalistes protestantes en terre d'islam
 
Par Mohammad FARROKH
Le Quotidien Jurassien - 30 novembre 2009
[Texte intégral]

Cérémonie de mariage évangélique à Tizi-Ouzou, en Algérie

Le Maghreb va-t-il se convertir au protestantisme évangélique ? La question se pose sérieusement si l'on sait qu'Eglises et communautés évangéliques comptent entre 20'000 et 100'000 fidèles en Algérie, et au moins 20'000 au Maroc. Le sujet y est de préférence passé sous silence pour éviter de susciter la réaction des intégristes islamistes, avec toutes les conséquences néfastes que cela pourrait avoir pour le tourisme.

En Algérie, des mesures ont été prises ces trois dernières années pour combattre le prosélytisme d'Eglises fondamentalistes dont les méthodes sont très critiquées. «Ce qui me frappe, c'est la symétrie entre les uns et les autres, intégristes islamistes d'une part, évangéliques fondamentalistes de l'autre», déplore Zidane Meriboute.

Ce juriste international basé à Genève est depuis peu membre du Conseil des sages musulmans de Suisse, récemment constitué autour du politologue et spécialiste du monde arabe Hasni Abidi. Il est aussi l'auteur d'un nouveau livre (Islamisme, soufisme et évangélisme) attendu en janvier chez Labor et Fides, maison d'édition bien connue des lecteurs protestants.

Dans ce contexte, Zidane Meriboute insiste d'entrée de jeu sur la distinction entre Églises traditionnelles et certaines Églises évangéliques fondamentalistes, souvent d'inspiration nord-américaine.

Ces «5 à 10% d'évangéliques politisés» viennent des Etats-Unis mais aussi et de plus en plus de communautés basées en Corée du Sud – ils ont par exemple envoyé quelque 2000 missionnaires évangéliser l'Afghanistan. Même minoritaires, ils entraîneraient «confrontations et aggravation dés tensions», pour reprendre les termes de Zidane Meriboute.

Méthodes discutables

Ici encore, celui-ci prend bien soin de distinguer entre les uns et les autres: «Les habitants des pays concernés confondent ceux qui – et c'est leur droit le plus entier – se convertissent, par conviction et ceux qui le font parfois parce qu'on leur a promis 5000 dollars ou un visa pour l'Occident.» Dans certains cas, les missionnaires se faisant paraît-il parfois passer pour des professeurs de langue ou des consultants en informatique iraient jusqu'à organiser des mariages avec des chrétiennes déjà sur place.

Une stratégie dommageable pour les principales Églises chrétiennes, catholique et protestantes libérales, qui – mais peut-être est-ce surtout par souci de réalisme – évitent tout prosélytisme même si elles auraient elles aussi leurs convertis. Des Églises dont Zidane Meriboute salue le rôle positif et dont les représentants sont «pour la plupart des humanistes ouverts et généreux».

Confrontation évitée

Le juriste relève aussi l'entente tacite qui paraît unir les intégristes des deux bords dans la mesure où ils évitent la confrontation directe: «Ce qui est le plus frappant dans les relations entre intégristes chrétiens ' et musulmans, c'est l'absence de réaction et de critique des uns envers les autres.» A la limite, on pourrait assister à une sorte de «Yalta puritaniste» où salafistes et évangéliques se partageraient le monde...

Certes, les conversions obtenues au Maghreb semblent remettre en cause ce principe territorial. «Mais cette évangélisation s'adresse surtout aux ethnies non arabes, en Algérie notamment où les convertis se recrutent parmi la minorité kabyle qui revendique des racines chrétiennes remontant à saint Augustin, évêque de Tagaste.»

Devant l'ampleur prise par le phénomène, les gouvernements et, certaines ONG s'inquiètent. Au Maroc, l'utilisation d'infiltrés aurait permis de faire apparaître le recours à des incitations matérielles par des missionnaires.

«Diplomatie religieuse»

Même si de telles incitations sont discutables, sans parler du doute qu'elles jettent sur la sincérité des conver- sions, le changementangement de religion n'en est pas moins une démarche légitime, ce que les États musulmans ont de la peine à admettre. «Les 57 membres de l'Organisation de la conférence islamique refusent en majorité de condamner les apostats», rassure Zidane Meriboute. Celui-ci préconise rien moins qu'une «diplomatie religieuse mondiale» pour réduire les tensions et promouvoir une amorce de dialogue entre chrétiens et musulmans.

Offensive médiatique sur l'Iran

Le cas du Maghreb n'est pas isolé. L'Iran fait aussi l'objet d'une attention soutenue de la part des milieux évangéliques qui disposent de plusieurs stations de télévision basées à l'étranger. L'une d'elles, Mohabat TV (la TV de l'amour), diffuse un programme qu'on pourrait qualifier d'évangélique modéré qui contraste avec le ton plus «carré» d'autres stations,

Les programmes destinés aux Iraniens sont relayés sur un signal qui couvre notamment l'Europe et le Moyen-Orient, et diffusés dans un excellent persan, qui contraste avec le langage parfois truffé d'expressions empruntées à l'arabe utilisé dans les médias officiels iraniens. Ils sont animés par des pasteurs d'origine iranienneétablis hors du pays. Cultes (sur le mode de «l'Eglise de maison») et témoignages, souvent en provenance d'Iran, alternent sans qu'il soit possible de déterminer si les spectateurs sont vraiment au rendez-vous.

De fait, la multiplication des programmes par satellite accessibles aux téléspectateurs persanophones un peu partout dans le monde, dont celui de la BBC en persan lancé début 2oog, atteste d'une véritable offensive médiatique pour gagner les esprits et les coeurs.

Mohammad FARROKH, La Liberté

Au milieu des musulmans, ils troquent le Coran contre la Bible

Le christianisme, et en particulier les mouvements évangélistes, enthousiasment la Kabylie

Le Quotidien Jurassien • 28 juin 2004
[Texte intégral]
 
Ici avec son épouse, le pasteur protestant Said Azzoug accueille chaque vendredi
une centaine de fidèles, chez lui. En majorité des hommes jeunes, las d'une «lecture
rétrograde» de l'islam, que les intégristes ont voulu imposer en Kabylie. Photos SAH

Les successeurs des missionnaires ont assuré la continuité de la présence catholique en Algérie. Mais aujourd'hui, ce sont davantage des pasteurs protestants qui convertissent à tour de bras des hommes et des femmes qui étaient pourtant de fervents musulmans.

DE RETOUR DE KABYLIE • Sid Ahmed Hammouche

On évoque souvent le «risque d'islamisation». Et pourtant, en Algérie, ils sont nombreux à fermer définitivement le Coran pour ouvrir la Bible. A ne jurer plus que par Jésus. Ces Algériens qui manifestent publiquement leur foi chré- tienne sont difficilement quantifiables. Selon des statistiques avancées par l'ONU en 2003, l'Algérie compterait environ 10 000 catholiques et 5000 à 20 000 protestants, pour un total de 30 millions d'habitants. Et la tendance est à la hausse'

Les pères blancs et trappistes, restés après l'indépendance algérienne, ont assuré la continuité de la présence catholique en terre d'islam, même s'ils ont longtemps limité leur influence aux domaines de l'éducation et de l'aide sociale. Néanmoins, le vent de christianisme qui souffle sur le pays, et notamment sur la Kabylie, est aujourd'hui protestant.

Pasteur autoproclamé

Contrairement aux catholiques, les missions méthodistes, évangélistes et charismatiques implantées dans les années 1990 sont activement engagées dans la «conquête» du plus d'adeptes possible. A tel point qu'à l'heure actuelle, ces communautés se livrent une concurrence féroce, particulièrement en terre kabyle, où certains avancent le chiffre de 8000 conversions depuis leur implantation.

Dans les villages, des lieux de culte émergent dans de simples maisons, des magasins ou même des garages. Said Azzoug, converti au protestantisme en 1992, à l'âge de 42 ans, est le pasteur autoproclamé de la communauté de Draa-ben-Khedda. Originaire de la région, il se targue d'être à la tête de 600 fidèles fraîchement convertis, dans une ville de 32 000 habitants.

Baptisés dans la baignoire

Au deuxième étage de sa maison, dans une immense salle de bains, trône la baignoire. Pour les baptêmes, quand il pleut. Par beau temps, les cérémonies se déroulent autour du bassin creusé au milieu du jardin potager, sous les regards curieux et souvent sceptiques des voisins musulmans. «Je rêve que tout le quartier passe par mon bassin», confie le pasteur, qui affirme baptiser en moyenne cinq ou six personnes par jour. A ce rythme, le prédicateur de Draa-ben-Khedda convertira toute la région en un temps record. Mais Said Azzoug ne cache pas qu'une certaine discrétion est souvent requise. Dans ce cas, les baptêmes se font dans la mer.

Des chants adaptés

Chez lui, le salon fait aussi office de «temple». Pourtant, la pièce est dépourvue de toute imagerie religieuse. Ou presque. Des piles de Bibles sont empilées sur les étagères. Les livres sont quasiment neufs, mais les pages cornées montrent qu'ils sont fréquemment ouverts. Said Azzoug accueille 80 à 100 fidèles pour le culte, chaque vendredi. Car le repos hebdomadaire, la Djoumoua, est respecté par les chrétiens. Tandis que les musulmans se rendent à la mosquée, les chrétiens célèbrent «leur» jour du Seigneur. Et — autre signe que le christianisme s'adapte à la culture locale — de nombreux chants protestants ont été adaptés en berbère, afin que tout le monde comprenne le message.

Said Azzoug insiste sur la nécessité de former de nouveaux pasteurs. Un évangéliste américain a déjà ouvert, au début de l'année, un centre pour l'enseignement de la théologie, sis en plein coeur de Tizi Ouzou. Mais la plupart des nouvelles Eglises s'organisent avec les moyens du bord, avec le soutien de l'Eglise protestante d'Algérie (EPA), en plein essor.

Surtout des hommes

Mais qui se rend dans ces églises ? Les cultes sont fréquentés par une population majoritairement masculine et jeune. Les femmes qui se rendent au temple sont toujours accompagnées d'un homme de leur famille. Si la plupart des convertis en Kabylie étaient auparavant de fervents musulmans, d'autres ont longtemps tâtonné à la recherche de spiritualité dans une région minée par le conflit avec le pouvoir central et les problèmes écono- miques.

Les Kabyles qui tentent de trouver du réconfort face à une vie difficile dans un environnement rude tombent en chemin sur des missionnaires français, suisses, américains et maintenant algériens, prêts à leur ouvrir une autre voie. Parmi les femmes, beaucoup parlent d'une vision qui a précédé leur conversion et disent avoir tout à coup reçu la paix intérieure.

«Mon mari est contre»

Rencontrée dans la polyclinique de Draa-ben-Khedda, Djouhar, infirmière de 54 ans, termine chacune de ses phrases par une louange à Jésus. Pour elle aussi, la conversion est venue d'une révélation. «Je souffrais d'une maladie des yeux, j'étais plongée dans la souffrance. J'ai consulté plusieurs médecins, pris beaucoup de médi- caments, et j'ai prié Dieu, en bonne musulmane, afin qu'il me délivre de ce mal. Un jour, à l'heure de la sieste, j'ai senti une main très fraîche se poser sur mes yeux. Je me suis réveillée et j'ai remercié Jé-sus, le Seigneur.»

«Jésus m'a appelée», renchérit sa collègue Malika, 50 ans. «Et j'ai répondu présente; je suis toute dé-vouée à sa cause.» Malika est la seule convertie de sa famille. «Mon mari est contre ma conversion, mais mes enfants me comprennent en voyant ma telle joie. Avant, j'étais triste. Aujourd'hui, je reçois de l'amour. Je vis toujours avec ma famille, mais je suis dans la lumière et eux dans les ténèbres.» Malgré tout, Malika ne perd pas l'espoir de voir un jour son mari et ses enfants l'accompagner au temple.

Afin de suivre à la lettre les paroles du Christ, Djouhar comme Malika ont décidé de ne plus mentir. Ce dans une société où le mensonge, soulignent-elles, est une nécessité vitale. «Aujourd'hui, si la voisine vient demander un peu de lait, je lui réponds que j'en ai juste assez pour moi, alors qu'avant j'aurais menti.» Et sa voisine, assure-t- elle, apprécie cette franchise tout comme le marchand de légumes et le reste du quartier.

Un choix inavouable

Pour certains, le bonheur d'être devenus chrétiens doit reste confiné dans les quatre murs de la maison. «Impos- sible de faire par de notre choix à notre famille ou nos voisins», explique Sabri, un jeune Kabyle cadre d'entreprise «Ma femme, mon fils et moi, nou vivons comme tout le monde: on participe aux fêtes musulmanes tout en célébrant les fêtes chrétiennes. Berbère, j'appartiens déjà à une minorité linguistique et ethnique. Les choses se compliquer encore en intégrant une minorité religieuse.»

Karim, converti depuis dix ans vit lui aussi sa foi chrétienne en privé, chez lui, et refuse de participer aux missions d'évangélisation. L'éveil du christianisme en Kabylie remonte, selon lui, au début de années 90. «En terre de saint Augustin, la flamme s'est ranimée avec le renouveau culturel berbère.»

(La Liberté)

Avec des méthodistes suisses

Une église dans chaque village de Kabylie d'abord, ensuite la naissance d'églises dans le restant de l'Algérie et, enfin, dans les pays voisins. Telle est la vision qui guide l'Eglise méthodiste d'Algérie. Erna, une Suissesse, et Abdelkader Saïm, un Algérien, sont connus dans toute la Kabylie. Ils ont travaillé de nombreuses années à la Mission méthodiste d'Ouadhia, un village perché dans les montagnes de la Kabylie.

Dans leurs lettres destinées à l'Eglise méthodiste suisse, Erna et Abdelkader racontent leur vie de missionnaires en Kabylie: «Nous vivons un temps de réveil et d'ouverture à la foi chrétienne. La Mission méthodiste d'Ouadhia étant un lieu de culte officiel de l'Eglise protestante d'Algérie, nous nous sommes toujours efforcés de laisser la porte largement ouverte. Ainsi, au culte, se retrouvent des chrétiens tous azimuts. Il y a aussi des curieux qui viennent simplement voir comment se déroule un culte chrétien dans un pays arabe.

En moyenne, 60 à 100 personnes participent au culte.» Erna explique que «les nouveaux convertis connaissaient Dieu, Jésus et Moïse, mais ils ont une compréhension différente». Elle se plaint du manque de Bibles mais précise que la traduction de l'Ancien Testament en kabyle progresse rapidement. Avec un certain soulagement, elle signale que la pétition lancée par les islamistes pour fermer l'égLise d'Ouadhia n'a pas trouvé beaucoup de signataires. Le couple est donc parti poursuivre sa mission à Constantine, où il a rouvert l'église méthodiste. Il espère y obtenir le même succès qu'en Kabylie.

(sah)

Remettre la mosquée au milieu du village

Les conversions pourraient constituer une réponse aux années noires de la terreur islamiste, esti-me René Robert, père blanc originaire d'Angers, installé en Algérie depuis trois décennies. «La région a subi dix ans de ravages et de massacres. Plusieurs personnes se sont rapprochées de nous, non pas pour devenir chrétiennes, mais parce qu'elles refusaient une lecture rétrograde de l'islam, dans une région traditionnellement tolérante. A ceux qui voulaient se convertir au catholicisme, nous avons toujours conseillé de bien réfléchir aux conséquences. Nous sommes dans un pays musulman.»

Le Père René, en Algérie depuis trente ans,
craint que les chrétiens ne fassent à
nouveau l'objet de persécutions

Le spectre de La charia

A mots couverts, le Père René Robert dénonce certaines missions protestantes. Il s'inquiète des répercussions d'une évangélisation «trop agressive», alors que les catholiques tentent de conserver un rapport de confiance avec la société. Selon lui, protestants et catholiques sont souvent mis dans le même sac. Et il craint que, dans un avenir proche, protestants et catholiques ne soient persécutés.

Nombre de convertis partagent cette peur, et certains parlent déjà de s'exiler en Europe. Le Père René soupçonne d'ailleurs que la conversion soit utilisée par certains comme prétexte pour demander l'asile. Il faut dire que dans certains villages, on ne laisse pas le choix aux chrétiens: renoncer à leur religion ou partir.

Car la colère des imams devient de plus en plus menaçante, eux qui clament haut et fort que la charia (loi islamique) condamne à mort ceux qui se rendent coupables d'apostasie. Et le Gouvernement algérien risque de tout faire pour limiter l'influence du christianis-me. Inquiet, il a ordonné le recensement des nouveaux convertis.

«Sectes dangereuses»

Le ministre du Culte Bouabdellah Ghollamallah a donné le ton en déclarant dans la presse que la plupart des évangélisateurs exerçant en Algérie étaient des étrangers, parmi lesquels «bon nombre ont été des officiers de haut rang dans les services secrets de pays européens». Les autorités locales ont par ailleurs commencé à distribuer gratuitement des milliers d'exemplaires du Coran, traduits en tamazight (la langue berbère) et encou- ragent l'éclosion de cellules de lutte contre l'évangélisation.

Une partie de la presse, surtout arabophone, n'est pas en reste: elle appelle les brebis égarées à retrouver le chemin de l'islam et brandissent ouvertement le spectre de la charia. Les journaux dénoncent d'ailleurs les chrétiens, faisant valoir que la majorité des personnes qui vont à la messe «le font essentiellement pour profiter des aides financières des missionnaires». Et en parlant des missions évangélistes, méthodistes et autres, les gazettes algériennes n'hésitent pas à les qualifier de sectes dangereuses.

Mais il sera difficile d'empêcher les Algériens de regarder, ne serait-ce que par curiosité, les émissions religieuses diffusées par des chaînes satellitaires arabes, françaises et américaines. Des émissions conçues pour convaincre.

(sah)

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