L'exorcisme

L'exorcisme à la cote

Un ado mort au nom de Satan dans le Jura

L'exorcisme à la cote

Interview de Jean Guyotat, psychiatre et psychanalyste

Source: L'Hebdo
[Texte intégral]

«Je me suis demandé si j'aurais l'occasion de rencontrer le diable. Mais je ne l'ai pas rencontré.» Psychiatre et psychanalyste français, le professeur Jean Guyotat est régulièrement consulté par les prêtres exor-cistes de la région Rhône-Alpes. Une collaboration qui s'inscrit dans la droite ligne des récentes recommandations du Vatican (lire encadré).

En 1990, la France comptait une dizaine de prêtres exorcistes. Suite à l'afflux des demandes, ils sont aujourd'hui cent vingt, chacun s'occupant d'environ quatre cents demandes par an.

Venu témoigner de son expérience à l'Hôpital psychiatrique de Malévoz, en Valais, Jean Guyotat rappelle que les médecins, comme les prêtres, sont régulièrement confrontés à des personnes en proie à un délire mystique.

«Plusieurs pathologies peuvent se traduire par des délires mystiques. Je me souviens d'une patiente de 40 ans, hospitalisée, et qui m'a demandé lors de notre première rencontre: «Avez-vous vu le film L'Exorciste ?» Elle se croyait possédée. Quand elle avait des crises, elle s'agitait, aboyait et marchait à quatre pattes. Ses symptômes avaient débuté après la mort de son frère, disparu en montagne. Férue d'ésotérisme, elle cherchait des explications paranormales à cette disparition. Autrefois, on aurait parlé d'hystérie. Là, il s'agissait d'une dépression, liée à ce décès qu'elle ne pouvait accepter. A l'issue de la thérapie, ses symptômes avaient disparu.»

D'autres maladies psychiques comme la schizophrénie ou la maniaco-dépression peuvent donner lieu à des crises mystiques au cours desquelles le patient souffre d'hallucinations ou se trouve envahi par des pensées ordurières échappant à tout contrôle.

Certains patients atteints de troubles obsessionnels compulsifs (TOC), incapables de se débarrasser des pensées angoissantes qui les assaillent, en arrivent à croire qu'elles leur sont imposées par le diable.

«Un autre phénomène rappelant celui des possessions, remarque Jean Guyotat, est le trouble des personnalités multiples, qui, curieusement, a provoqué une sorte de contagion aux Etats-Unis et reste pratiquement inexistant en Europe. Il touche des femmes qui ont été victimes d'inceste et d'abus sexuels. On peut citer également les manifestations spectaculaires qui se produisent parfois pendant le culte dans certaines Eglises, notamment chez les pentecôtistes qui jouent beaucoup sur le côté émotionnel. Moins une religion est institutionnalisée, plus on constate de phénomènes de ce type. Si l'on considère les signes de la possession, comme les douleurs extrêmes, le fait de parler avec une voix de bête, d'être habité par l'obsession de faire du mal ou de manifester son hostilité contre la foi, remarque Jean Guyotat, on constate qu'ils ont pour point commun une négativité interne permanente.» Autrement dit un font dépressif.

Qui sont les personnes s'imaginant être possédées ?

«Des gens de tous les âges, de toutes les nationalités, de toutes les croyances. Des gens qui, pour la plupart, sont poursuivis par la peur. Les autres, plus rares, sont ceux qui font peur; je pense à ceux qui pratiquent les rites sataniques et qui ne sont pas portés par l'angoisse, mais par la haine et la jalousie. Il y a beaucoup d'imagination autour du diable. C'est un phénomène culturel, amplifié ces dernières années par le cinéma, la vogue de l'ésoté- risme et une résurgence de l'intérêt pour la communication avec les morts.»

Hier on cherchait à faire parler les défunts au moyen des tables tournantes, aujourd'hui on guette leurs messages via les écrans des téléviseurs... ou l'intervention des anges qui, eux aussi, connaissent un re-gain de popularité. A la composante culturelle s'ajoute parfois la tradition familiale.

«Il est intéressant de voir que certaines lignées familiales fonctionnent sur le mode de la pensée magique, poursuit le psychiatre. Cette clientèle manifeste un vif intérêt pour tout ce qui est paranormal. Ils ont l'habitude de faire appel à la radiesthésie, à la voyance, au magnétisme, à diverses pratiques magiques. C'est un type de conception du monde.»

Propos recueillis par Marlyse Tschui

La position du Vatican

En 1999, le Vatican réaffirme l'existence du diable et publie le décret du Nouveau Rite des exorcismes. Principale différence avec le texte précédent, qui datait de 1614: il précise que le grand exorcisme ne doit être pratiqué que dans des cas exceptionnels et recommande à l'exorciste, expressément désigné par l'évêque, «d'agir avec la plus grande prudence. Il ne doit pas penser que celui qui souffre d'une maladie psychique est possédé par le démon.»

Le prêtre exorciste peut consulter «des experts en science médicale et psychiatrique qui ont le sens des réalités spirituelles».

(Note d'Info-sectes. Comme pour les cas de pédophilie ou l'église encore de nos jour se substitue à la justice (en nommant des commission au lieu de déposer des plaintes pénales...), le Vatican devrait être contraint par nos autorités à ce que toutes les personnes atteintes par ce type de maladie soient traitées par un médecin spécialisé et qu'aucun prêtre, ou un quelconque exorciseur, ne vienne se substituer à un traitement thérapeudique adéquat)

S'exprimant dans le journal des évêques italiens, Mgr Corrado Balducci, un des plus grands experts en la matière (qui la nommé expert ? Quelles études a-t-il fait en psychiatrie ?), a déclaré que sur mille cas de personnes que l'on dit possédées, cinq ou six sont «des vrais possédés du démon», les autres relevant de la psychiatrie. De nos jours, néanmoins, de nombreux prêtres ne croient plus guère à la réalité de la possession démoniaque.

Délivrez-nous du mal

Dans les campagnes et les régions de montagne, les pratiques occultes restent bien enracinées. On y consulte guérisseurs et sorciers. On y fait appel à des exorcistes pas toujours ours reconnus par l'Eglise.

Dans les villes, après une période dominée par la pensée rationnelle, le courant New Age a donné naissance à un curieux métissage entre coutumes du terroir et pratiques exotiques. Feng shui, numérologie ou néochamanisme font un malheur. Confon-dant souvent pensée magique et spiritualité, les personnes cherchent la solution à leurs problèmes auprès de celui qu'ils croient capable, grâce à sa relation privilégiée avec le monde de l'au-delà, de les délivrer du mal.

Les chrétiens n'ont pas inventé l'exorcisme

Dans le cas du vaudou haïtien par exemple, les cérémonies sont fondées sur un rituel collectif. La communauté entoure le possédé pendant sa transe, lui manifestant ainsi sa solidarité face aux malheurs qui le frappent. Les chrétiens n'ont pas inventé l'exorcisme. Ils l'ont simplement codifié à leur manière.

La mort de Jésus sur la croix, suivie de sa résurrection, consacre en principe la défaite de Satan. Mais les apôtres, tout à leur mission d'évangélisation, se heurtent aux croyances païennes. Luttant contre la superstition et les pratiques magiques qui ralentissent la progression de la parole chrétienne, ils y voient l'ultime résistance du diable et de son cortège d'anges maudits.

Dès la fin du IIe siècle, le rituel du baptême est précédé d'un exorcisme visant à chasser les démons qui habiteraient encore le futur converti. Ce rituel est toujours pratiqué dans l'Eglise orthodoxe.

Au Moyen Age, la peste ravage l'Europe où elle fait régner la mort et l'épouvante. L'Eglise parle de châtiment divin, encourage la chasse aux sorcières et aux hérétiques. L'exorcisme bat son plein. L'image du démon est omnipré- sente, dans les esprits comme dans la culture de l'époque. L'Eglise catholique voit dans la Réforme l'oeuvre du Malin. Luther n'est pas en reste, qui certifie avoir rencontré le diable «sous la forme d'un porc» et accuse le pape Léon X d'être l'antéchrist.

La peste reculant, les bûchers disparaissent peu à peu. Les conflits religieux s'apaisent. Le rationalisme et l'esprit scientifique prennent le dessus. Si le diable continue de fasciner, c'est en sourdine. Avec un regain de popularité au XIXe siècle, quand le curé d'Ars rend publique sa lutte contre Satan: il affirme subir nuit après nuit les attaques du démon sous la forme d'un grand chien noir prenant plaisir à le traîner par les pieds. Hallucinations, délires, crises de paranoïa...

La maladie psychique est à l'origine des symptômes d'une intervention démoniaque

A Paris, le célèbre Dr Charcot parle d'hystérie. Selon Freud, les crises de «possession» ne sont que la manifes- tation visible des peurs et des pulsions agressives inconscientes qui obsèdent l'individu. Autant dire de ses démons intérieurs.

Le chapitre n'est pas clos pour autant. Les papes remettent le diable à l'ordre du jour. En 1977, le pape Paul VI évoque le pouvoir du Malin. En 1986, Jean Paul II déclare que la présence de Satan s'accentue à mesure que l'homme et la société s'éloignent de Dieu. Depuis une vingtaine d'années, les demandes d'exorcisme se multiplient.

 

Propos recueilli par Marlyse Tschui

Mort au nom de Satan

Source: L'illustré - 3 novembre 2004
Texte: Patrick Baumann
Photos: Claude Gluntz
 
[Texte intégral]
 

Drame du spiritisme dans le Jura

Une photo prise l'été 2004 en Valais. Michael était un bon vivant. Le portrait qu'en tracent ses pro- ches n'est pas celui d'un déséqui- libré. «ll était toujours gentil avec tout le monde et s'intéressait aux exclus», confie une amie d'enfance

C'était le vendredi, après les cours, que Michael et ses camarades avait pris l'habitude de se réunir dans la tour Réfous, à Porrentruy, pour faire tourner un verre sur les lettres de l'alphabet. D'après le jeune homme, les esprits interrogés lui auraient affirmé qu'il allait mourir avant 17 ans

Les livres que Michael avait mis sur son site Internet. On y trouve aussi «Grimoires secrets», de l'abbé Schindelholz, exorciste jurassien. Est-ce son attirance pour la culture et la musique dites gothiques qui l'ont poussé à approfondir sa connaissance du monde des ténèbres ?

C'était un adolescent qui venait de fêter ses 16 ans. Un solide gaillard tout en sensibilité qui aimait la vie. Quel- ques jours avant sa mort, il avait encore dit à sa mère qu'il l'aimait trop pour se suicider. Pourtant, Michael s'est couché sur la voie du train qui relie Delémont à Boncourt le 18 octobre dernier. En pleine nuit. Et on imagine le degré de détermination qu'il a fallu au jeune homme pour rester jusqu'au bout, face aux phares de la locomotive. Pourquoi ? C'est aujourd'hui la question qui hante et hantera toujours Michel et Colombe, ses parents.

Des gens dignes, de jeunes parents de 44 et 42 ans qui ne comprennent pas qu'un garçon qui avait insisté pour refaire son année scolaire au collège Saint-Charles, à Porrentruy, en vue de rejoindre le gymnase, ait pu mettre fin à ses jours de telle façon.

Jeux dangereux

S'ils témoignent aujourd'hui, c'est pour faire taire les rumeurs et pour dissuader, comme ils l'ont écrit en exergue de l'avis mortuaire de leur fils, «tous ceux qui pourraient comme lui suivre les règles de ce que certains appellent un jeu, dans lequel «les esprits» prennent possession de toi. Que ta disparition puisse au moins éclairer tous tes amis.» Ils nous l'ont répété dans leur maison de Courtételle, qui accueille également la boucherie, aujourd'hui un peu déserte. «Les gens n'osent pas nous parler, ils sont gênés», raconte Colombe. Qui n'en finit pas de repasser dans sa tête cette soirée où Michael est parti comme d'habitude faire un tour dans le village. Colombe et Michel, inquiets de ne pas le voir revenir, l'ont cherché de longues heures. «Il a averti les ambulanciers qu'il avait eu un accident de vélo, mais il n'était pas à l'endroit indiqué aux secouristes.»

Après son suicide, les ambulanciers ont retrouvé son natel à son côté. Il avait laissé ce dernier message: «Je vous jure, c'est pas un suicide, mais je dois mourir.»

Un jeu d'adolescent qui a tourné au cauchemard

La majorité de ses copains qui empruntaient comme lui cet escalier pour se rendre à l'étage des rituels prenaient ça pour un jeu. Pas Michael, persuadé d'être la victime de Bloody Mary, un esprit relié à une légende urbaine à l'origine du film«Candyman».

Dans les bistrots, de Porrentruy à Delémont, on ne parle que de ce fait divers. Surtout depuis qu'on a appris qu'il était lié à des pratiques ésotériques. Depuis plusieurs semaines, en effet, le jeune Michael se réunissait avec quel- ues camarades dans une tour du château de Porrentruy. Pour y faire tourner les verres, convoquer les esprits.

Rien de bien méchant en apparence. Seulement voilà, si la plupart n'y ont vu qu'un jeu, Michael, lui, a acquis la conviction qu'il allait mourir avant ses 17 ans. «Les esprits le lui avaient dit. Il m'a dit aussi qu'il avait fait un pacte avec le diable.» C'est Melinda, 15 ans, qui témoigne. Son amie d'enfance, apprentie coiffeuse à Porrentruy. Il voulait prouver à ses parents que tout ça était vrai, pas des hallucinations.»

Ce dimanche 12 septembre, le jeune homme profite de l'absence de ses parents et de sa soeur pour pratiquer un rituel destiné à faire venir Bloody Mary, la Vierge sanglante. Michael a éteint la lumière et allumé des bougies, il a tourné devant le miroir après avoir pris quantité de médicaments divers pour, disait-il, «se protéger de l'esprit tueur». C'est ce qu'il décrit en détail sur une page de Blogs, un de ces sites internet où les adolescents se racontent leur vie en jargon S M S.

Les pseudos sont d'ailleurs très révélateurs de l'engouement pour ce mouvement dit gothique: on se donne du Delemoniak, Dark Sun, Punk anarchiste satanique 666.

Il y a 27 pages pour Micha 136. Une partie de son blog a été effacée, mais on y lit encore ces lignes datées du 22 septembre: «J'ai perdu la tête et j'ai tout cassé dans la chambre. Ma soeur m'a retrouvé inconscient dans la salle de bain. J'avais écrit sur le miroir et par terre, il y avait des bougies allumées partout.»

Plus tard, sa tante Martine nous confiera: «C'était comme si un rouleau compresseur avait passé par là. L'aquarium de 110 litres était brisé, il y avait de l'eau partout.»

Michael est interné à ]'hôpital psychiatrique de Bellelay. Le psychiatre qui le suit rassure les parents. Il n'est pas mentalement malade. «Il ira juste dit que je devais le lâcher un peu», se rappelle Colombe. Les parents découvrent des lettres dans la chambre de leur fils qui leur font froid dans le dos. «J'ai trop convoqué les esprits, côtoyé les morts, je dois payer !» Ou: «Je suis possédé par Satan, je dois mourir, à Yaide!»

Alertée, la directrice du collège catholique Saint-Charles, Josiane Pourchet, convoque la bande de jeunes spirites. «La plupart m'ont avoué que ce n'était qu'un jeu. J'ai demandé aussi à Michael s'il avait besoin d'aide.» Au collège, tout le monde est visiblement encore sous le coup de l'émotion. «Des débriefings ont été organisés avec les élèves. Il y en aura aussi pour les parents. Il est très important de déculpabiliser les jeunes»

«Le problème de Michael, explique sa tante, c'est qu'il a toujours tout fait intensément. Alors la sorcellerie aussi. Quant une mère d'élève lui a prêté des ouvrages ésotériques, il s'est plongé dedans!»

Une idée fixe

Des classiques: Le Grand Albert et Le Petit Albert, Dialogues avec les morts, Magie blanche et magie noire. Mais aussi le fameux Grimoires secrets, de l'abbé Schindelholz, un des derniers exorcistes de Suisse, qui est d'ailleurs Jurassien. L'exorciste de Fahy a parlé au téléphone avec Michael, nous a expliqué son père, «mais nous aurions aimé qu'il trouve le temps de voir notre fils. Pour nous, c'était comme s'il y avait deux Michael, comme si une force lavait poussé à agir.» Les époux rien diront pas plus, dignité oblige. Mais on sent dans leur regard la douleur et l'incompréhension: pourquoi mettre des livres de cette nature dans les mains d'un adolescent fragile ?

Pourquoi l'exorciste officiel n'est-il pas venu ? «Michael a-t-il ouvert une porte sur l'au-delà qu'il n'a pas su refermer ?» se demande sa tante Martine. Dans le Jura, terre de secrets, la sorcellerie est quelque chose qu'on prend au sérieux.

L'abbé Schindelholz nous a reçus dans sa cure de Fahy. Un abbé qui tient d'emblée à préciser que la pluppart des cas qu'il rencontre sont d'origine psychique. Depuis quarante ans qu'il exerce, un seul cas de possession à son actif, dont la description n'est pas sans rappeler le film L'exorciste.

    «Je crois malheureusement que Michael avait une idée fixe contre laquelle on ne pouvait rien faire. J'ai essayé de le voir avant de m'absenter quelques jours, mais je nai pu atteindre la famille. Au téléphone, il m'avait dit que c'était exaltant, la magie noire. Je l'ai mis en garde en lui rappelant que, dans l'Ancien Testament, on punissait de mort les nécromanciens. J'ai pénétré ce monde-là, je sais qu'il existe !» Une réponse par trop brutale pour un adolescent déjà fragilisé ? «Il fallait un traitement de choc. Le spiritisme peut devenir une drogue au même titre que l'héroïne.»

Du côté de la police cantonale, on précise qui une enquête est en cours. «On avance, dit le commissaire Dubail, mais les enfants sont très choqués et nous voulons les préserver.» La conseillère d'État Élisabeth Baume-Schnei- der, ancienne assistante sociale, s'est montrée très touchée par cette tragédie. «J'ai craint un nouveau Cheiry avec des adolescents.

L'adolescence est une étape difficile. Une passion exclusive peut entraîner un ligotage émotionnel et intellectuel très dangereux, il faut maintenir le jeune en réseau avec d'autres choses. J'ai un infini respect pour Michael et sa famille. Cela aurait pu arriver à n'importe qui !»

Trois de ses amies proches l'affirment: si Michael pratiquait la magie noire, il ne négligeait pas la blanche. «Il essayait d'aider, de soigner par ses rituels», dit Marion, 15 ans, de Courtételle. «Il était toujours à l'écoute, c'était un ami joyeux, qui tendait la main», renchérit Farah, 14 ans, qui n'a néanmoins jamais voulu suivre son ami dans la tour Réfous. «Pour moi, il croyait peut-être à Satan, mais il ne mérite pas d'aller en enfer. Il était comme mon frère, dit Melinda. J'espère vraiment qu'il est au paradis.»

P. Ba.

 

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3 novembre 2004 - L'ILLUSTRÉ

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Bibliographie: Satanisme et Vampirisme (vampyrisme*) de Paul Ariès (Ed. Golias 2004) *écrit volontairement avec un "y"

«The Satanic Bible» traduite en français (Le Parisien, 18 février 2006)

France: Le satanisme, marchepied de l'extrême droite (Libération 23 mars 2005)

France: Un rapport de la Miviludes s'alarme de la progression du satanisme (L'Express.fr avec AFP 22 mars 2005)

Christophe Allanic (Psychologue clinicien): Adolescence et attirance pour le satanisme (Bulles No 74)


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