Raël

Le mouvement raëlien perd son procès contre un journal suisse (AFP - 16 août 2007)

Raël perd son procès et est qualifié de menteur ou d'halluciné par un juge de la Cour Supérieure du Québec (Le Droit-cyberpresse.ca - 22 juin 2006)

Cour supérieure du Québec: Un jugement contre Raël et ses délires (Église raëlienne contre Gratton - 21 juin 2006)

Le mouvement de Claude Vorilhon débouté en appel (Canoë - 8 novembre 2006)

Index des articles concernant la secte de Raël

La secte de Raël perd son procès contre un journal suisse

Le quotidien suisse La Liberté a gagné le procès pour "tort moral" que lui avait intenté la secte raélienne, a annoncé jeudi le journal.

Le mouvement raélien s'était offusqué d'un article publié en 2005 par ce quotidien de Fribourg qui soulignait le message de soumission féminine promue par la secte et rappelait les positions raéliennes sur le clonage et ses relents d'eugénisme.

Le Tribunal civil de l'Est vaudois a estimé que chacune de ces dérives idéologiques est effectivement prouvée par la littérature raélienne. La secte a été condamnée à payer 6'080 (bien lire: 6'080) francs de dépens (3'700 euros)

"La nécessité d'informer le public par voie de presse n'est pas en soi illicite ou répond à un intérêt prépondérant. Celui-ci passe avant le droit à l'honneur de la secte ou de ses membres", souligne le jugement cité par le journal.

Le mouvement raélien ainsi que deux de ses adeptes cités dans l'article avaient porté plainte contre La Liberté, réclamant chacun 15.000 francs (9.000 euros) de dommages et intérêts.

Le "guide national" pour la Suisse du mouvement raélien, M. Philippe Chabloz, a annoncé à l'agence de presse suisse ATS son intention de recourir contre la décision "inadmissible" du tribunal.

Le tribunal fédéral suisse avait déjà donné raison en 1998 au quotidien La Liberté contre les Raéliens qui reprochaient au journal de lui avoir refusé un droit de réponse suite à un article qui exposait que la secte "prône théoriquement dans ses écrits la pédophilie et l'inceste".

La secte n'est pas la bienvenue en Suisse, même si elle dispose d'un siège mondial à Genève : le canton du Valais (sud-ouest) a refusé en février une autorisation de séjour au Français Claude Vorilhon, alias Raël.

Le service de l'état civil et des étrangers du canton avait indiqué redouter des troubles à l'ordre public du fait de la présence du gourou de la secte.

Notant que Raël "prône la liberté sexuelle absolue (...) de nature à provoquer des dérives sexuelles à l'égard d'enfants mineurs", le canton a jugé de sa responsabilité de "prendre toute mesure de nature à ne pas favoriser la propagation de messages contraires à l'ordre public suisse et à la protection de la morale au sens de la Convention européenne des droits de l'Homme".

Le canton avait également rappelé que la secte prône le clonage, une pratique interdite en Suisse.

©AFP / 16 août 2007

Raël perd son procès contre «Le Droit» et Denis Gratton

Le Droit-cyberpresse.ca - Christine Langlois - 22 juin 2006

Archives, La Presse

Après s'être fait traiter d'escroc par le chroniqueur du Droit Denis Gratton, Raël est qualifié de menteur ou d'halluciné, cette fois par un juge de la Cour Supérieure du Québec.

Dans son jugement rendu hier, le juge Maurice Laramé affirme que Denis Gratton n'a pas diffamé Raël, allias Claude Vorhilon, dans sa chronique du 23 janvier 2003. Le juge, qui se permet de savoureuses remarques, reprend une célèbre expression américaine. "Si ça ressemble à un canard, que ça marche comme un canard et que ça cancanne comme un canard, il y a de fortes chances que ce soit un canard. Or, cette Cour est d'avis que, au nom d'une certaine lucidité, Raël lui a menti sans gêne lorsqu'il a témoigné de ses aventures."

Le juge ajoute plus loin que "le tribunal, quant aux rencontres des Elohim (extra-terrestres) avec Raël, n'accorde aucune crédibilité à ce dernier. Le gros bon sens le commande. Il ne s'agit pas d'une question de religion. Il s'agit d'une question de fait. Son récit tient à des hallucinations et à des fantasmes, à moins qu'en toute connaissance de cause il ne mente au tribunal".

Poétique, il prend la peine de mettre en scène la première rencontre avec les extra-terrestres. "Le 13 décembre 1973, l'air est frais et le ciel gris dans le cratère d'un volcan d'Auvergne." Plus incisif, il raconte que l'homme revient sur Terre "fourré de toutes ces révélations".

Denis Gratton est soulagé du jugement rendu. "Quand je ne pourrai plus écrire qu'un menteur est un escroc, je vais arrêter de faire du journalisme. Mais, enchaîne le chroniqueur sur un ton plus doux, j'espère que son demi-frère Jésus me pardonnera."

    Un jugement contre Raël et ses délires

«La Cour est d'avis que, au nom d'une certaine lucidité, Raël lui a menti sans gêne lorsqu'il a témoigné de ses aventures. (...) Le tribunal, quant aux rencontres des Elohim avec Raël, n'accorde aucune crédibilité à ce dernier. Le gros bon sens le commande. (...) Il ne s'agit pas d'une question de religion, il s'agit d'une question de fait.  Son récit tient à des hallucinations et à des fantasmes, à moins qu'en toute connaissance de cause il ne mente au tribunal. Il n'est pas question pour la Cour de discourir sur le mérite d'une religion ou d'une autre, ni de ses dogmes ou de ses doctrines.»

Québec : Texte du jugement contre Raël: Cour supérieure du Québec (Église raëlienne contre Gratton, 2006 QCCS 3560 - 21 juin 2006)

Le mouvement de Claude Vorilhon débouté en appel

Canoë, 8 novembre 2006
[Texte intégral]

Le mouvement raélien a encore échoué, en cour d'appel cette fois, dans sa tentative d'empêcher les médias de parler en mal du groupe dirigé par le gourou Claude Vorilhon.

Les raéliens, par l'entremise de leur porte-parole Daniel Chabot, demandaient en 2005 à la Cour supérieure de déclarer que leur groupe est une religion, et cherchaient à faire interdire la publication dans les médias de tout reportage humiliant ou dérisoire à leur sujet. Leur offensive visait tous les médias de Quebecor, dont fait partie Le Journal de Montréal, mais aussi La Presse, Radio-Canada, TQS et Astral Media.

Reportage indigeste ...

Il semble que les raéliens n'aient surtout pas digéré les reportages de notre journaliste Brigitte McCann, qui a infiltré le mouvement pendant neuf mois, pas plus qu'une chronique de Lysiane Gagnon dans La Presse, qui s'intitulait De clowns et de clones.

Le gourou citait également en exemple l'épisode où le caricaturiste Serge Chapleau lui a agrippé le chignon lors de l'émission Tout le monde en parle.

Dans leur requête, les raéliens se qualifiaient de religion qui se définit comme la continuité et l'achèvement du christianisme, à un point tel où ils sont reconnus en tant que tel aux États-Unis.

Quatre juges pas convaincus

Mais cela n'a pas convaincu le juge de la Cour supérieure, pas plus que les trois juges de la cour d'appel qui ont entendu leur requête récemment. «Le juge de première instance a conclu que les appelants n'avaient pas démontré un intérêt juridique. De plus, elle a retenu que les conclusions recherchées étaient ni utiles, ni appropriées», ont conclu les juges.