- Une association qui distribue à Lille des
repas aux SDF le dimanche
-
- Derrière SEVA, le spectre d’une secte ?
La
Voix du Nord,13.02.2004
Pour Charline Delporte, présidente de l’ADFI Nord-Pas de Calais-Picardie,
SEVA est «une secte clairement identifiée». Un des membres de l’association,
coordinateur pour la métropole lilloise est un ancien adepte de la secte Saï
Baba. Bien qu’il n’en soit plus membre, il ne se cache pas de «vénérer» encore
le gourou. Les buts poursuivis par SEVA sont clairs pour la présidente de l'ADFI
Nord : le prosélytisme sous couvert d'humanitaire …
- Aux habitants du Nord Pas de Calais Picardie :
-
- SEVA : l’émanation d’une
secte qui s’intéresse de très près aux SDF…
communiqué de l'Adfi Nord Pas
de Calais-Picardie, 06.02.2004
Des repas gratuits pour les sans logis
…
Depuis le début de cet
hiver, une association nommée SEVA - émanation de la secte SAI BABA - s’intéresse
de très près aux personnes les plus démunies. Sa démarche qui semble à première
vue très généreuse consiste à distribuer tous les dimanche midi, rue de Paris à
Lille, des repas gratuits aux sans logis. Pour cela, SEVA a trouvé très commode
de s’installer devant l’Eglise St Maurice, près des lieux où l’ABEJ et les
conférents de St Vincent de Paul distribuent eux aussi , et depuis longtemps des
repas gratuits au même public. Malgré les bonnes intentions affichées, la
manœuvre n’est pas si désintéressée…
Une secte clairement identifiée
Sous un masque caritatif et
généreux se cache en réalité une secte prosélyte et d’import export de produits
Védas et Sri Lankais , Sri Sathia Sai France, qui se réclame d’un «messie»
indien, Saï Baba. L’organisation qui compterait à peu près un millier de membres
en France est répertoriée dans le rapport parlementaire sur les sectes de 1995
comme secte « de type guérisseur ». Son gourou promet qu’il peut effectuer des
guérisons miraculeuses, et pousse certains adeptes à abandonner tout traitement
médical.
Par ailleurs, de nombreuses accusations d’abus sexuels sur des
mineurs sont portées à l’encontre du leader illuminé. Maintes fois démasquée, la
secte semble se plaire à changer sans cesse de nom pour brouiller les cartes :
«Sathya Saï France», «L’Or du Temps», «Centres Saï Baba», «Association
Seve» … et maintenant «Seva» !
Après Brest, Lille ?
Tout un programme ! Quand on sait que «seva»
signifie «service du Gourou» en contrepartie de l'ensei- gnement reçu ... Il y a
quelque temps, à Brest une émanation de Saï Baba avait déjà tenté d’infiltrer
des associations de chômeurs et de SDF en profitant de la faiblesse
psychologique de ses membres. Au chômage et sans ressources, ils constituaient
une «proie» plus facile.
Mise en garde
L’ADFI appelle toutes les personnes désireuses de
faire des dons à la vigilance et à la plus grande prudence envers l’association
«SEVA», émanation directe de Saï Baba, et se tient à la disposition de
quiconque voudrait en savoir d’avantage sur cette organisation.
Inde : Saï Baba, le gourou qui vaut de l'or
Le Figaro,
29.07.1999, GAUTIER François
Sai Baba, qui se présente comme la réincarnation d'un grand sage musulman,
Shirdi Sai Baba, est le gourou le plus en vogue en Inde. Célèbre pour ses
miracles, il a su gagner l'admiration des habitants de Puttaparthi, où est
implanté un vaste ashram, grâce à ses actions menées dans le domaine médical et
éducatif.
Les dons importants réalisés par ses disciples lui ont permis de faire
construire un hôpital, équipé de matériel ultra moderne, gratuit et ouvert à
tous, de même qu'une université, dans laquelle les étudiants chantent la gloire
du gourou, et d'amener l'eau dans une région aride.
L'ashram est une véritable
ville dans la ville, comptant 1400 chambres et appartements. Les résidents sont
fichés, les femmes séparées des hommes. A Puttaparthi, les banques d'Etat et les
entreprises privées diffusent la photo du leader dans leurs
publicités.
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