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Commission d'enquête sur
les sectes
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Reprise des travaux de la commission
parlementaire
La commission d'enquête parlementaire sur les
sectes et les mineurs, qui a repris mardi ses travaux, compte dresser un état
des lieux notamment dans l'enseignement, a expliqué son président le député
Georges Fenech (UMP, Rhône).
"Notre commission a pour but de faire un
état des lieux, savoir comment l'éducation, la santé, la moralité des enfants
sont protégées", a déclaré M. Fenech à l'AFP, rappelant que des estimations
fixent entre 60 et 80.000 le nombre d'enfants concernés par le phénomène
sectaire.
"On s'aperçoit aujourd'hui du manque de contrôle sur
l'enseignement par correspondance et par internet", a-t-il poursuivi. "Notre but
est d'informer les pouvoirs publics et l'opinion en général et probablement de
faire des propositions de réforme législative".
La commission, constituée
le 28 juin, a débuté ses auditions le 12 juillet et rendra son rapport
mi-décembre. Mardi, elle entend Chantal Lebatard, une responsable de l'Union
nationale des associations familiales (Unaf), la présidente de l'association
Alerte faux souvenirs induits (Afsi) Claude Delpech et le président du Centre de
documentation, d'éducation contre les manipulations mentales (CCMM) Daniel
Grocolas.
Outre des représentants d'associations françaises et
européennes, des avocats, des magistrats, des psychiatres et pédopsychiatres, la
commission interrogera les ministères concernés (Justice, Intérieur, Education
nationale, Jeunesse et Sports, Santé.). Elle auditionnera aussi des personnes
ayant appartenu à des sectes quand elles étaient mineures.
Parallèlement,
la Coordination des associations et particuliers pour la liberté de conscience a
emboîté le pas à l'Eglise de Scientologie, qui avait jugé "bidon" la commission
d'enquête, en juillet. Dans un communiqué mardi, la CAPLC a dénoncé "l'absolue
inutilité" de cette commission et son poids sur le
contribuable. Source
: La Croix
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Création d'une commission d'enquête sur
les sectes
- AFP, 26 juin 2006
- [Texte intégral]
Assemblée-sectes-religion
Création d'une commission d'enquête sur sectes: vote à l'Assemblée
mercredi
PARIS - Les députés examineront mercredi matin un
proposition de résolution visant à créer une commission d'enquête
sur l'influence des sectes sur les mineurs, a-t-on appris mardi à l'issue de
la conférence des présidents de l'Assemblée nationale.
La création de
cette commission d'enquête, relative à "l'influence des mouvements à caractère
sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale
des mineurs", devrait être adoptée à l'unanimité des partis.
La première
réunion de cette commission devrait avoir lieu dès jeudi à 09h30, les groupes
politique désirant aller vite sur cette question, a-t-on appris de source
parlementaire.
La présidence de la commission sera attribuée à un membre
du PS et le poste de rapporteur à l'UMP.
Cette proposition de création
initiée par cinq députés, Philippe Vuilque (PS), Martine David (PS), Georges
Fenech (UMP), Jean-Pierre Brard (app. PCF) et Alain Gest (UMP), a été signée par
129 députés de tous les groupes.
"Les organismes sectaires tentent
désormais de contourner la loi par de prétendus enseignements à distance, des
cours de soutien scolaire échappant aux contrôles", explique l'exposé du
texte proposant la commission d'enquête.
"La commission d'enquête
aura pour objectif de mettre en exergue la dangerosité de certaines pratiques
néfastes à la santé physique et mentale des enfants, ainsi qu'à leur
épanouissement. Elle devra faire des propositions concrètes afin de lutter plus
efficacement contre ces situations inacceptables", poursuit le
texte.
Deux commissions d'enquête sur les sectes s'étaient déjà
constituées sous les deux précédentes législatures et avaient rendu des rapports
en décembre 1995 et en juin
1999.
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- Communiqué de presse de Jean-Pierre Brard,
- Philippe
Vuilque, Olivier Jarde, Guy Geoffroy et Martine David
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- Courriel, 28 juin 2006
- [Texte intégral]
COMMUNIQUE
DE PRESSE DE Philippe VUILQUE (Soc.) - Guy GEOFFROY
(UMP) - Jean-Pierre BRARD (CR) - Olivier JARDE (UDF) - Martine DAVID
(SOC.) Porte-parole des groupes parlementaires de l'Assemblée
nationale à l'occasion de l'examen, en séance publique, du projet de résolution
tendant à la création d'une commission d'enquête relative à l'influence des
mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la
santé physique et mentale des mineurs et Georges FENECH
(UMP), rapporteur pour la commission des lois Commission d'enquête sur les sectes: les députés veulent
protéger les enfants des dangers des manipulations sectaires Il y a
un an jour pour jour, paraissait la circulaire du Premier ministre - adressée
aux Ministres et aux Préfets - relative aux principes et aux modalités de
l'action en matière de lutte contre les dérives sectaires. A cette occasion,
certains ont cru pouvoir se réjouir d'un soi-disant tournant dans la
politique française de défense des libertés individuelles et collectives contre
les menées dangereuses des sectes et d'une remise en cause des rapports
parlementaires de 1995 et en 1999. En réalité, la question posée par le
Premier ministre était celle du vieillissement des informations collectées en
1995 et 1999. A cette occasion le voeu formulé par le groupe d'études sur les
sectes donne écho aux propositions de commissions d'enquête déposées par les
députés de la majorité comme de l'opposition depuis le début de la
législature. L'adoption de la proposition de résolution, à l'unanimité
par la Commission puis aujourd'hui, en séance publique confirme l'engagement
commun des membres de l'Assemblée, au-delà des clivages partisans, pour engager
un nouvel état des lieux de la mouvance sectaire tout particulièrement dans le
domaine de la santé et de la protection des mineurs. Par ce vote,
l'Assemblée nationale fait la démonstration, une nouvelle fois, que le phénomène
sectaire interpelle les pouvoirs publics, au plus haut niveau de leurs
responsabilités. Aucune société ne peut tolérer des transgressions permanentes
aux lois qui la régissent. Sur un sujet aussi important que celui de la
lutte contre les dérives sectaires, les parlementaires ont toujours su créer les
conditions pour que les grands principes qui fondent l'Etat républicain ne
soient pas des sujets de discorde ou d'affrontement partisan. Ce consensus
prévaut aujourd'hui encore, plus de 10 ans après l'adoption, à l'unanimité, du
premier rapport parlementaire sur les sectes. Ce qui est en jeu ce sont
les valeurs et fondements de notre République. Il est du devoir de l'Etat de
protéger les plus vulnérables et notre travail permettra de poursuivre et de
réaffirmer la position française en matière de vigilance et de lutte contre les
dérives sectaires. Jean-Pierre BRARD (CR) - député de
la Seine Saint Denis, vice-président du Groupe d'études sur
les sectes. Membre du Conseil d'orientation de la Mission
interministérielle de vigilance et de lutte contre les
dérives sectaires Martine DAVID (SOC.) - députée du
Rhône, vice-présidente du Groupe d'études sur les sectes. Membre du
Conseil d'orientation de la Mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
Georges FENECH
(UMP) - député du Rhône, vice-président du Groupe d'études
sur les
sectes. Membre du Conseil d'orientation de la Mission interministérielle de
vigilance et de lutte contre les dérives sectaires
Guy
GEOFFROY (UMP) - député de Seine et Marne
Vice-président de la
commission des lois Olivier JARDE (UDF) - député de la
Somme Philippe VUILQUE (SOC.) - député des Ardennes,
Président du Groupe d'études sur les sectes
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- Mineurs et sectes:
- unanimité des députés pour créer une
commission d'enquête
-
- [Texte intégral]
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- Enfant
de la secte Hare Krisna
- (Le
Crapouillot - journal anti-conformiste - Numéro
106)
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PARIS- Les députés ont décidé mercredi,
à l'unanimité, de créer une commission d'enquête sur l'influence des sectes sur
les mineurs, un "embrigadement" qui touche "près de 20'000
enfants" en France, selon un rapport parlementaire.
La commission a jusqu'à décembre pour remettre
son rapport.
Le président de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires), Jean-Michel Roulet, s'est félicité de cette
création, comme la présidente de l'Union nationale des associations pour la
défense des familles et de l'individu victimes de sectes (Unadfi) Catherine
Picard.
"Cela conforte le fait que le travail que
nous faisons correspond bien à une véritable attente de la population", a
dit M. Roulet, soulignant que les parlementaires "ont une possibilité
d'investigation qui dépasse très largement ce que nous pouvons faire".
Mais la Coordination Cap pour la liberté de
conscience (Caplc) a estimé que ce projet visait "les minorités de
conviction" et "aboutira à une nouvelle attaque en règle contre le fait
religieux en France".
La commission de 30 membres, présidée par un
député PS avec un rapporteur UMP, est consacrée à "l'influence des
mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la
santé physique et mentale des mineurs" et devra faire des propositions
concrètes. Elle a été décidée par les quatre groupes politiques de l'Assemblée
(UMP, UDF, PS, PCF). Sa première réunion est prévue dès jeudi.
"L'endoctrinement des enfants est un enjeu
majeur pour les groupes sectaires: c'est en effet lorsque les individus sont les
plus malléables que l'emprise peut être complète", soulignent les 129
députés signataires de la résolution demandant cette commission d'enquête.
Selon le rapporteur de la commission des Lois,
Georges Fenech (UMP), "des dérives et des mauvais traite-
ments pouvant
entraîner la mort sont avérés" et "on estime à près de 20'000 le nombre
d'enfants présents dans les sectes".
Deux commissions d'enquête sur les sectes
s'étaient déjà constituées sous les deux précédentes législatures et avaient
rendu des rapports en décembre 1995 et en juin 1999.
"Il y a une véritable progression", a
souligné Mme Picard, "la première commission avait permis de faire le point
sur la problématique des sectes, la deuxième avait montré le phénomène sous sa
dimension économique, là nous arrivons au problème de fond des mineurs".
"Il s'agira de bien étudier les dangers
encourus, les mouvements et les techniques afin de mettre en place des outils de
prévention plus perfectionnés", a ajouté cette ancienne députée socialiste, à
l'origine avec le sénateur UDF Nicolas About d'une loi de juin 2001 renforçant
la prévention et la répression des dérives sectaires.
Dans un communiqué, les porte-parole des
groupes parlementaires lors du débat soulignent le maintien du consensus
politique en matière de sectes plus de dix ans après l'adoption du premier
rapport parlementaire sur le sujet.
Ils notent que la création de la commission
intervient un an après une circulaire du Premier ministre précisant les
modalités de la lutte contre les dérives sectaires, qui avait été interprétée
par certains mouvements comme un tournant avec notamment l'abandon de la
référence à la liste des sectes établie par le rapport de 1995.
"En réalité, la question posée par
le Premier ministre était celle du vieillissement des informations collectées en
1995 et 1999", estiment les députés. |
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Commission d'enquête
sur les sectes
[Texte intégral]
PARIS - Georges Fenech (UMP, Rhône) et
Philippe Vuilque
(PS, Ardennes) ont été désignés jeudi
respectivement président et rapporteur de la commission d'enquête sur
l'influence des sectes, lors de la réunion constitutive de la commission, a-t-on
appris de source parlementaire.
La commission a été créée en séance
publique mercredi et elle a jusqu'à décembre pour rendre son rapport. Martine
David (PS, Rhône) et Alain Gest (UMP, Somme) ont été nommés vice-présidents, et
Jean-Pierre Brard (app-PCF, Seine-Saint-Denis) et Rudy Salles (UDF,
Alpes-Maritimes) secrétaires.
Les six députés, à l'exception de Georges
Fenech, ont participé soit à la précédente commission d'enquête sur l'aspect
financier des sectes, qui a rendu son rapport en juin 1999 et dont M. Brard
était le rapporteur, soit à celle présidée par Alain Gest, qui avait rendu son
rapport en décembre 1995.
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Pourquoi à nouveau une commission
sur les sectes ?
- La Croix, 30 juin
2006 par Cyrielle Blaire
[Texte intégral]
LA QUESTION DU JOUR
La Croix: Pourquoi à nouveau une commission sur les
sectes?
Philippe Vuilque : «Pour aboutir à un état des lieux
concernant l'embrigadement des enfants»
La commission d'enquête parlementaire nouvellement créée pour étudier
l'influence des sectes sur les mineurs s'est réunie hier pour la première fois.
Rapporteur de la commission, le député (PS) des Ardennes, Philippe Vuilque,
explique pourquoi, avec quatre autres élus, il a proposé la création de cette
instance.
Depuis une vingtaine d'années, le ''Parlement s'intéresse de près aux
sectes. Il était important de continuer ce travail, en particulier après
l'affaire du Temple solaire en 1995 (NDLR: les corps carbonisés de seize
personnes, dont trois enfants, avaient été retrouvés dans le Vercors), surtout
concernant le problème dramatique de l'embrigadement des enfants. Aujourd'hui,
la vigilance est nécessaire et indispensable. Selon le rapport établi par la
Miviludes (NDLR: mission interministérielle de lutte contre les dérives
sectaires) en 2005, près de 20'000 enfants sont concernés. Le groupe d'études
parlementaire que je préside recueille des témoignages dramatiques. Mon propre
engagement depuis 1997, date à laquelle j'ai intégré le premier groupe de
travail, est né d'un dégoût, d'une exécration pour les manipulations, et de la
volonté de défendre les libertés individuelles. Dans ce sens, le Parlement doit,
de manière pédagogique mais aussi préventive, avoir une action concrète et
efficace. Ce que nous voulons, c'est aboutir à un état des lieux qui nous
permettra à la fois de mieux lutter contre les embrigadements sectaires et
d'informer l'opinion publique. Car si le phénomène sectaire n'est pas forcément
plus important qu'avant, il est très mouvant.
Sur quels plans peut-on agir
?
Il faut d'abord veiller à ce que l'obligation scolaire soit respectée.
Ensuite, donner des clés aux magistrats qui, dans des cas de divorce et de garde
d'enfant, se trouvent parfois confrontés à des organisations sectaires. Ce n'est
pas toujours évident pour eux d'apprécier la situation. Les maires sont souvent,
eux aussi, démunis, leur seul recours étant le trouble à l'ordre public. Enfin
se pose le problème des délais de prescription quand des enfants sont impliqués.
Il leur faut du temps pour se reconstruire et, passé les délais, ils ne peuvent
plus porter plainte. Aussi la création de la commission était-elle très
attendue, notamment par les associations qui luttent contre les sectes. Cela
faisait un an et demi que l'on se battait pour qu'elle voie le jour, mais ce
n'était jamais considéré comme important ou prioritaire.
Il y a, à
l'Assemblée nationale, un lobbying très important des organisations sectaires
qui fonctionne auprès de certains députés. 129 députés avaient signé notre
proposition et je me félicite qu'aujourd'hui la création de cette commission ait été adoptée à l'unanimité.»
Influence des
sectes sur les mineurs Compte rendu intégral de la réunion de la
commission (Assemblée
nationale 28 juin 2006)
Index
des articles concernant la MIVILUDES
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