Commission d'enquête sur les sectes

 France: création d'une commission d'enquête sur les sectes

Reprise des travaux de la commision d'enquête parlementaire (topchretien.com - 5 août 2006)

Création d'une commission d'enquête sur les sectes (AFP- 26 juin 2006)

Communiqué de presse de Jean-Pierre Brard, Philippe Vuilque, Olivier Jarde, Guy Geoffroy et Martine David  (29 juin 2006)

Mineurs et sectes: unanimité des députés pour créer une commission d'enquête (AFP - 28 juin 2006)

Commission d'enquête sur les sectes (AFP - 29 juin 2006)

Pourquoi à nouveau une commission sur les sectes ? (La Croix, 30 juin 2006)

Influence des sectes sur les mineurs Compte rendu intégral de la réunion de la commission (Assemblée nationale 28 juin 2006)

Reprise des travaux de la commission parlementaire

Topchretien.com, 5 août 2006
[Texte intégral]

La commission d'enquête parlementaire sur les sectes et les mineurs, qui a repris mardi ses travaux, compte dresser un état des lieux notamment dans l'enseignement, a expliqué son président le député Georges Fenech (UMP, Rhône).

"Notre commission a pour but de faire un état des lieux, savoir comment l'éducation, la santé, la moralité des enfants sont protégées", a déclaré M. Fenech à l'AFP, rappelant que des estimations fixent entre 60 et 80.000 le nombre d'enfants concernés par le phénomène sectaire.

"On s'aperçoit aujourd'hui du manque de contrôle sur l'enseignement par correspondance et par internet", a-t-il poursuivi. "Notre but est d'informer les pouvoirs publics et l'opinion en général et probablement de faire des propositions de réforme législative".

La commission, constituée le 28 juin, a débuté ses auditions le 12 juillet et rendra son rapport mi-décembre. Mardi, elle entend Chantal Lebatard, une responsable de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), la présidente de l'association Alerte faux souvenirs induits (Afsi) Claude Delpech et le président du Centre de documentation, d'éducation contre les manipulations mentales (CCMM) Daniel Grocolas.

Outre des représentants d'associations françaises et européennes, des avocats, des magistrats, des psychiatres et pédopsychiatres, la commission interrogera les ministères concernés (Justice, Intérieur, Education nationale, Jeunesse et Sports, Santé.). Elle auditionnera aussi des personnes ayant appartenu à des sectes quand elles étaient mineures.

Parallèlement, la Coordination des associations et particuliers pour la liberté de conscience a emboîté le pas à l'Eglise de Scientologie, qui avait jugé "bidon" la commission d'enquête, en juillet. Dans un communiqué mardi, la CAPLC a dénoncé "l'absolue inutilité" de cette commission et son poids sur le contribuable.

Source : La Croix

Création d'une commission d'enquête sur les sectes

AFP, 26 juin 2006
[Texte intégral]

Assemblée-sectes-religion Création d'une commission d'enquête sur sectes: vote à l'Assemblée mercredi

PARIS - Les députés examineront mercredi matin un proposition de résolution visant à créer une commission d'enquête sur l'influence des sectes sur les mineurs, a-t-on appris mardi à l'issue de la conférence des présidents de l'Assemblée nationale.

La création de cette commission d'enquête, relative à "l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs", devrait être adoptée à l'unanimité des partis.

La première réunion de cette commission devrait avoir lieu dès jeudi à 09h30, les groupes politique désirant aller vite sur cette question, a-t-on appris de source parlementaire.

La présidence de la commission sera attribuée à un membre du PS et le poste de rapporteur à l'UMP.

Cette proposition de création initiée par cinq députés, Philippe Vuilque (PS), Martine David (PS), Georges Fenech (UMP), Jean-Pierre Brard (app. PCF) et Alain Gest (UMP), a été signée par 129 députés de tous les groupes.

"Les organismes sectaires tentent désormais de contourner la loi par de prétendus enseignements à distance, des cours de soutien scolaire échappant aux contrôles"
, explique l'exposé du texte proposant la commission d'enquête.

"La commission d'enquête aura pour objectif de mettre en exergue la dangerosité de certaines pratiques néfastes à la santé physique et mentale des enfants, ainsi qu'à leur épanouissement. Elle devra faire des propositions concrètes afin de lutter plus efficacement contre ces situations inacceptables", poursuit le texte.

Deux commissions d'enquête sur les sectes s'étaient déjà constituées sous les deux précédentes législatures et avaient rendu des rapports en décembre 1995 et en juin 1999.

Communiqué de presse de Jean-Pierre Brard,
Philippe Vuilque, Olivier Jarde, Guy Geoffroy et Martine David
 
Courriel, 28 juin 2006
[Texte intégral]
 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE

 
Philippe VUILQUE (Soc.) - Guy GEOFFROY (UMP) - Jean-Pierre BRARD (CR) - Olivier JARDE (UDF) - Martine DAVID (SOC.)

 
Porte-parole des groupes parlementaires de l'Assemblée nationale à l'occasion de l'examen, en séance publique, du projet de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs et
Georges FENECH (UMP), rapporteur pour la commission des lois
 
Commission d'enquête sur les sectes: les députés veulent protéger les enfants des dangers des manipulations sectaires
 
Il y a un an jour pour jour, paraissait la circulaire du Premier ministre - adressée aux Ministres et aux Préfets - relative aux principes et aux modalités de l'action en matière de lutte contre les dérives sectaires. A cette occasion, certains ont cru pouvoir se réjouir d'un soi-disant tournant dans la politique française de défense des libertés individuelles et collectives contre les menées dangereuses des sectes et d'une remise en cause des rapports parlementaires de 1995 et en 1999.
 
En réalité, la question posée par le Premier ministre était celle du vieillissement des informations collectées en 1995 et 1999. A cette occasion le voeu formulé par le groupe d'études sur les sectes donne écho aux propositions de commissions d'enquête déposées par les députés de la majorité comme de l'opposition depuis le début de la législature.
 
L'adoption de la proposition de résolution, à l'unanimité par la Commission puis aujourd'hui, en séance publique confirme l'engagement commun des membres de l'Assemblée, au-delà des clivages partisans, pour engager un nouvel état des lieux de la mouvance sectaire tout particulièrement dans le domaine de la santé et de la protection des mineurs.
 
Par ce vote, l'Assemblée nationale fait la démonstration, une nouvelle fois, que le phénomène sectaire interpelle les pouvoirs publics, au plus haut niveau de leurs responsabilités. Aucune société ne peut tolérer des transgressions permanentes aux lois qui la régissent.
 
Sur un sujet aussi important que celui de la lutte contre les dérives sectaires, les parlementaires ont toujours su créer les conditions pour que les grands principes qui fondent l'Etat républicain ne soient pas des sujets de discorde ou d'affrontement partisan. Ce consensus prévaut aujourd'hui encore, plus de 10 ans après l'adoption, à l'unanimité, du premier rapport parlementaire sur les sectes.
 
Ce qui est en jeu ce sont les valeurs et fondements de notre République. Il est du devoir de l'Etat de protéger les plus vulnérables et notre travail permettra de poursuivre et de réaffirmer la position française en matière de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.
 
Jean-Pierre BRARD (CR) - député de la Seine Saint Denis, vice-président du Groupe d'études sur les sectes. Membre du Conseil d'orientation de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires
 
Martine DAVID (SOC.)
- députée du Rhône, vice-présidente du Groupe d'études sur les sectes. Membre du Conseil d'orientation de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives
sectaires

Georges FENECH (UMP)
- député du Rhône, vice-président du Groupe d'études sur les sectes. Membre du Conseil d'orientation de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires

 

Guy GEOFFROY (UMP)
- député de Seine et Marne Vice-président de la commission des lois
 
Olivier JARDE (UDF) - député de la Somme
 
Philippe VUILQUE (SOC.)
- député des Ardennes, Président du Groupe d'études sur les sectes
Mineurs et sectes:
unanimité des députés pour créer une commission d'enquête
 
AFP, 28 juin 2006
[Texte intégral]
 
 
Enfant de la secte Hare Krisna
(Le Crapouillot - journal anti-conformiste - Numéro 106)
 

PARIS- Les députés ont décidé mercredi, à l'unanimité, de créer une commission d'enquête sur l'influence des sectes sur les mineurs, un "embrigadement" qui touche "près de 20'000 enfants" en France, selon un rapport parlementaire.

La commission a jusqu'à décembre pour remettre son rapport.

Le président de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), Jean-Michel Roulet, s'est félicité de cette création, comme la présidente de l'Union nationale des associations pour la défense des familles et de l'individu victimes de sectes (Unadfi) Catherine Picard.

"Cela conforte le fait que le travail que nous faisons correspond bien à une véritable attente de la population", a dit M. Roulet, soulignant que les parlementaires "ont une possibilité d'investigation qui dépasse très largement ce que nous pouvons faire".

Mais la Coordination Cap pour la liberté de conscience (Caplc) a estimé que ce projet visait "les minorités de conviction" et "aboutira à une nouvelle attaque en règle contre le fait religieux en France".

La commission de 30 membres, présidée par un député PS avec un rapporteur UMP, est consacrée à "l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs" et devra faire des propositions concrètes. Elle a été décidée par les quatre groupes politiques de l'Assemblée (UMP, UDF, PS, PCF). Sa première réunion est prévue dès jeudi.

"L'endoctrinement des enfants est un enjeu majeur pour les groupes sectaires: c'est en effet lorsque les individus sont les plus malléables que l'emprise peut être complète", soulignent les 129 députés signataires de la résolution demandant cette commission d'enquête.

Selon le rapporteur de la commission des Lois, Georges Fenech (UMP), "des dérives et des mauvais traite- ments pouvant entraîner la mort sont avérés" et "on estime à près de 20'000 le nombre d'enfants présents dans les sectes".

Deux commissions d'enquête sur les sectes s'étaient déjà constituées sous les deux précédentes législatures et avaient rendu des rapports en décembre 1995 et en juin 1999.

"Il y a une véritable progression", a souligné Mme Picard, "la première commission avait permis de faire le point sur la problématique des sectes, la deuxième avait montré le phénomène sous sa dimension économique, là nous arrivons au problème de fond des mineurs".

"Il s'agira de bien étudier les dangers encourus, les mouvements et les techniques afin de mettre en place des outils de prévention plus perfectionnés", a ajouté cette ancienne députée socialiste, à l'origine avec le sénateur UDF Nicolas About d'une loi de juin 2001 renforçant la prévention et la répression des dérives sectaires.

Dans un communiqué, les porte-parole des groupes parlementaires lors du débat soulignent le maintien du consensus politique en matière de sectes plus de dix ans après l'adoption du premier rapport parlementaire sur le sujet.

Ils notent que la création de la commission intervient un an après une circulaire du Premier ministre précisant les modalités de la lutte contre les dérives sectaires, qui avait été interprétée par certains mouvements comme un tournant avec notamment l'abandon de la référence à la liste des sectes établie par le rapport de 1995.

"En réalité, la question posée par le Premier ministre était celle du vieillissement des informations collectées en 1995 et 1999", estiment les députés.

Commission d'enquête sur les sectes

AFP, 29 juin 2006
[Texte intégral]
 

PARIS - Georges Fenech (UMP, Rhône) et Philippe Vuilque (PS, Ardennes) ont été désignés jeudi respectivement président et rapporteur de la commission d'enquête sur l'influence des sectes, lors de la réunion constitutive de la commission, a-t-on appris de source parlementaire.

La commission a été créée en séance publique mercredi et elle a jusqu'à décembre pour rendre son rapport.
Martine David (PS, Rhône) et Alain Gest (UMP, Somme) ont été nommés vice-présidents, et Jean-Pierre Brard (app-PCF, Seine-Saint-Denis) et Rudy Salles (UDF, Alpes-Maritimes) secrétaires.

Les six députés, à l'exception de Georges Fenech, ont participé soit à la précédente commission d'enquête sur l'aspect financier des sectes, qui a rendu son rapport en juin 1999 et dont M. Brard était le rapporteur, soit à celle présidée par Alain Gest, qui avait rendu son rapport en décembre 1995.

 

Pourquoi à nouveau une commission sur les sectes ?

La Croix, 30 juin 2006 par Cyrielle Blaire
[Texte intégral]

LA QUESTION DU JOUR

La Croix: Pourquoi à nouveau une commission sur les sectes?

Philippe Vuilque : «Pour aboutir à un état des lieux concernant l'embrigadement des enfants»

La commission d'enquête parlementaire nouvellement créée pour étudier l'influence des sectes sur les mineurs s'est réunie hier pour la première fois. Rapporteur de la commission, le député (PS) des Ardennes, Philippe Vuilque, explique pourquoi, avec quatre autres élus, il a proposé la création de cette instance.

Depuis une vingtaine d'années, le ''Parlement s'intéresse de près aux sectes. Il était important de continuer ce travail, en particulier après l'affaire du Temple solaire en 1995 (NDLR: les corps carbonisés de seize personnes, dont trois enfants, avaient été retrouvés dans le Vercors), surtout concernant le problème dramatique de l'embrigadement des en­fants. Aujourd'hui, la vigilance est nécessaire et indispensable. Selon le rapport établi par la Miviludes (NDLR: mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires) en 2005, près de 20'000 enfants sont concernés. Le groupe d'études parlementaire que je préside recueille des témoignages dramatiques. Mon propre engagement depuis 1997, date à laquelle j'ai intégré le premier groupe de travail, est né d'un dégoût, d'une exécration pour les manipulations, et de la volonté de défendre les libertés individuelles. Dans ce sens, le Parlement doit, de ma­nière pédagogique mais aussi préventive, avoir une action concrète et efficace. Ce que nous voulons, c'est aboutir à un état des lieux qui nous permettra à la fois de mieux lutter contre les embrigadements sectaires et d'informer l'opinion publique. Car si le phénomène sectaire n'est pas forcément plus important qu'avant, il est très mouvant.

Sur quels plans peut-on agir ?

Il faut d'abord veiller à ce que l'obligation scolaire soit respectée. Ensuite, donner des clés aux magistrats qui, dans des cas de divorce et de garde d'enfant, se trouvent parfois confrontés à des organisations sectaires. Ce n'est pas toujours évident pour eux d'apprécier la situation. Les maires sont souvent, eux aussi, démunis, leur seul re­cours étant le trouble à l'ordre public. Enfin se pose le problème des délais de prescription quand des enfants sont impliqués. Il leur faut du temps pour se reconstruire et, passé les délais, ils ne peuvent plus porter plainte. Aussi la création de la commission était-elle très attendue, notamment par les associations qui luttent contre les sectes. Cela faisait un an et demi que l'on se battait pour qu'elle voie le jour, mais ce n'était ja­mais considéré comme important ou prio­ritaire.

Il y a, à l'Assemblée nationale, un lobbying très important des organisations sectaires qui fonctionne auprès de certains députés. 129 députés avaient signé notre proposition et je me félicite qu'aujourd'hui la création de cette commission ait été adoptée à l'unanimité.»

Influence des sectes sur les mineurs Compte rendu intégral de la réunion de la commission (Assemblée nationale 28 juin 2006)

 

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