Laxisme des autorités

Un avocat et député peut-il défendre les scientologues ?
 
Non, estime une pétition envoyée
au Parlement jurassien
 
Me Alain Schweingruber
 
Quotidien Jurassien, 13 novembre 2003, Thierry Bedat
[Texte intégral]
 
Jean-Luc Barbier, professeur, musicien, compositeur et peintre à Porrentruy, vient d'envoyer au Parlement une pétition munie de sa seule signature, pour lui demander d'établir une règlement afin qu'un député exerçant la profession d'avocat ne puisse pas défendre une secte comme la scientologie.
 
«Nous estimons que l'image et le crédit de notre canton en seraient ternis», écrit cet Ajoulot, président de l'Association des victimes de la scientologie. Il s'était déjà illustré en 2001 en déposant une première pétition, déjà ornée d'un seul paraphe; pour dénoncer l'attitude indisciplinée de certains usagers des tunnels de l'A16. Les députés l'avaient sévèrement rejetée.
 
Dans sa nouvelle pétition, Jean-Luc Barbier s'en prend à l'avocat et député delémontain Alain Schweingruber qui le persécuterait dans une procédure l'opposant à la scientologie. Sa pétition sera envoyée à la commission de la justice et des pétitions qui la transmettra ensuite au Parlement avec son préavis «Les avocats sont tenus par le secret professionnel et ne peuvent parler de leurs clients», réagit Alain Schweingruber. ll poursuit :
 
«Les avocats ont une totale liberté de manoeuvre, mais il arrive que nous nous fassions intimider à cause de gens dont nous avons un mandat. Cette pétition s'inscrit dans ce cadre. Je la trouve ridicule, car le Parlement n'a pas à se mêler du contenu des mandats des avocats».
 
«Si chaque Citoyen déposait une pétition par semaine, l'exercice parlementaire serait complètement encombré», souligne le député. Il considère que la piêtre validité de cette pétition incitera certainement la commission de la justice et des pétition à proposer son rejet.
 
A noter que Jean-Luc Barbier vient également d'écrire au procureur pour lui demander la démission d'Alain Schweingruber de sa fonction de bâtonnier. «Comment pourrais-je me plaindre au bâtonnier des méthodes musclées qu'il utilise en tant qu'avocat, pour défendre la scientologie», argumente le musicien ajoulot.
 
 Des autorités piégées par une secte
 
Par un courrier daté du 17 novembre 2010 l'avocat jurassien Alain Schweingruber nous indique qu'il n'est et n'a jamais été l'avocat de la scientologie. Il souligne qu'il a eu à s'occuper à défendre professionnellement deux personnes qui se trouvaient être membres de la scientologie ce qui ne fait pas de lui un scientologue.

Nous attestons que Alain Me Schweingruber n'est aucunement scientologue et conservons en lignes les informations de cette page à titre de documents d'archives.

Centre Info-sectes

Le 27 novembre 2010

La scientologie profite des vides juridiques de la loi suisse
 
INSTRUMENTALISATION DE LA JUSTICE
  • Déposer de multiples plaintes pénales pour ensuite tenter de négocier leurs retraits en échange du silence de la partie adverse ...
     
    DES ACCUSATIONS SANS FONDEMENT
  • Attirer la partie adverse en prétendant vouloir négocier.
  • Accuser la partie adverse d'avoir proféré des menaces durant les négociations.
  • Transformer la totalité des propos tenus pour ces négociations.
  • Adresser un courrier recommandé mensonger à la partie adverse.
  • Espérer que la partie adverse ne réagira pas afin d'utiliser un tel courrier à charge devant la justice.
Lettre de Me Alain Schweingruber au nom de la direction de la scientologie (6 novembre 2003)
 
Contestation des propos de Me Alain Schweingruber (6 novembre 2003)
ETUDE DE Me ALAIN SCHWEINGRUBER, AVOCAT
Bâtonnier de l'Ordre des Avocats Jurassiens
 
Av. xxxxx
Case postale xxxxx
2800 Delémont
Suisse
 
Téléphone : xxxxx
Télécopieur : xxxxx
e-mail: xxxxxx

                        Delémont, le 3 novembre 2003

                        LSI
                        Monsieur Barbier Jean-Luc
                        rue ....
Eglise de scientologie / Me Gabriela Arm / M. Jurg Stettler
 
Commentaires en bleu ajoutés
 
Monsieur,
 
Comme suite à l'entretien que nous avons eu en mon étude le 7 octobre dernier, je vous fais part de ce qui suit.
 
En cours de discussion, j'ai eu l'impression que ce qui vous avait le plus affecté dans le cadre de vos relations avec l'Eglise de scientologie était d'en avoir été exclu.
 
Vos véritables griefs ne portaient en effet nullement sur les pratiques de l'Eglise de scientologie, mais sur les circonstances dans lesquelles vous l'avez quittée.
 
Faux: les pratiques pseudo-médicales de la scientologie sont dangereuses et ses actions de mobbing sont criminelles.
 
Pour mes clients, il s'agit maintenant d'une situation acquise sur laquelle il n'y a pas lieu de revenir. Par ailleurs et s'agissant de vos prétentions pécuniaires, elles sont toujours considérées comme infondées, ce que vous avez vous-même admis.
 
Faux: Elles sont totalement fondées.
 
Vous comprendrez dès lors qu'il ne saurait être question pour mes mandants de vous verser, comme vous le souhaitiez, une somme «à bien plaire». Un arrangement aurait certainement pu être trouvé sur la base d'autres éléments. Mes clients auraient ainsi pu renoncer à poursuivre leurs procédures pénales à votre encontre si vous aviez pris l'engagement de cesser de les harceler.
 
Or, depuis lors, vous continuez à nous bombarder de fax et les termes que vous employez dans vos correspondances démontrent que vous ne nourrissez visiblement pas le dessein de cesser votre harcèlement. Dans ces conditions et pour être clair, je vous informe que mes clients n'ont nullement l'intention de vous verser un quelconque montant.
 
A moins que vous ne manifestiez clairement, rapidement et définitivement la volonté de cesser vos agissements, je vous informe que les procédures en cours se poursuivront. (...)
 
Selon la loi suisse, témoigner contre une groupe nuisible n'est pas du harcèlement mais de la prévention. D'autre part comme en Suisse les mensonges ne sont pas des délits pénaux, la scientologie montre en refusant de payer ce qu'elle a promis (entre autres promesses) qu'elle sait parfaitement profiter des vides juridiques.
 
Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.
 
A. Schweingruber, av.
 
Remarque: Jean-Luc Barbier a contesté catégoriquement les propos qui lui sont attribués par Me Alain Schweingruber dans cette lettre. Ce que veut vraiment la scientologie c'est de faire taire ses victimes.
 

Condamnations de la scientologie en Suisse

Une présidente de la scientologie condamnée à trois reprises 

La présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne, Mme Suzanne Montangero condamnée par le Tribunal à 15 jours de prison pour diffamation (24 Heures - 28 mai 2003)

Suzanne Montangero écope de 15 jours de prison pour avoir bel et bien diffamé Jean-Luc Barbier, le président de l'Association des Victimes de la scientologie et de la Dianétique (AVDS) (Quotidien Jurassien - 13 juin 2003)

Dix jours de prison avec sursis contre Suzanne Montangero présidente de l'Eglise de scientologie de Lausanne pour avoir diffamé le président du GPFI (Le Groupement de Protection de la Famille et de l'Individu à Genève) "Faites ce que je dis et pas ce que je fais" a relevé la justice (24 Heures - 19 janvier 2000)

Scientologie Lausanne: Pour insoumission à une décision de l'autorité, Suzanne Montangero présidente de la scientologie, a été condamnée à trois jours d'arrêt (24 Heures - 28 mai 2002)

Stop aux incitations criminelles de la scientologie

Ces condamnations prouvent que les dirigeants scientologues se doivent d'obéir aux injonctions de leur fondateur. Les scientologues sont des menteurs lorsqu'ils clament dans les médias ou devant les juges que ces textes n'existent pas.

Voici quelques exemples d'«écrits sacrés» que nos politiciens au nom des droits de l'Homme feraient mieux d'interdire au lieu de se voiler la face:

  • "S'il se présente une menace à long terme, vous devez immédiatement l'évaluer et provoquer une campagne de Propagande noire afin de détruire la réputation de la personne responsable et de la discréditer de telle manière qu'elle soir mise au ban de la société." Lettre de règlement, HCOB du 30 mai 1974
  • "La personne Fair Game (gibier de potence : ndlr) peut être privée de ses biens, ou blessée par n'importe quel moyen, par n'importe quel scientologue sans que celui-ci soit passible d'aucune mesure disciplinaire de la part de la Scientologie. On peut tromper une personne Fair Game, la poursuivre en justice, ou lui mentir, ou la détruire." Lettre de règlement, HCOB du 7 octobre 1962

Les scientologues donnent des instructions non conformes aux lois

Voyez par exemple ce témoignage de l'avocat Me Joseph Yanny:

Un avocat de la scientologie témoigne contre elle (Los Angeles Time)

Un avocat apprend ce qu'il en coûte de combattre la scientologie
 
Source: http://www.lermanet.com/latimes/la90-6c.html - par Joel Sappell and Robert W. Welkos
L'Histoire de la Scientologie (Série d'articles parus dans le Los Angeles Times)
 
section 6: ATTAQUER L'ATTAQUANT

Un avocat apprend ce qu'il en coûte de combattre la scientologie

Maître Joseph Yanny représenta le mouvement jusqu'au moment où ils se séparèrent. Il explique que mainte- nant, un harcèlement continu et des litiges indiquent qu'il serait devenu "leur ennemi public numéro Un" (29 Juin 1990, page A49:1)

L'avocat Jo Yanny de LA. conduisait sa voiture à l'aube en 1988 dans la campagne d'Ohio, lorsqu'il en fut extrait par la police qui avait reçu un message disant qu'il avait une cache de cocaïne et d'armes dans sa voiture.

Une personne avait appelé les autorités d'Ohio en leur donnant le nom, la description de la voiture et le N° de permis, la route par laquelle il se rendait chez sa soeur après avoir assisté au concert d'un de ses clients, le "Grateful Dead".

Yanny fut immobiolisé, sa voiture fouillée, on ne trouva ni drogue ni armes, et la police le relâcha.

La police conclut ensuite que le mouchard avait donné un faux nom, ce qui les conduisit à présumer qu'on avait cherché lui monter un sale coup.

Et Yanny, bien qu'il ne puisse le prouver, est certain de l'origine: son ex-client, la scientologie.

"Il est vraisemblable que je sois leur ennemi n° 1", avoue-t'il avec une certaine fierté.

Me Yanny et la scientologie sont désormais en plein procès acerbe. Leur dispute illustre comment les batail- les contre la scientologie dégénrèrent souvent en méchantes guerres de vengeance et d'endurance.

Yanny a travaillé pour la scientologie de 1983 à 1987, encaissant selon ses estimations quelques 1,8 millions de dollars d'honoraires.

Son rôle essentiel consista à défendre le point de vue scientologie dans un procès contre un ancien patron scientologue, accusé par l'église de conspirer pour voler les enseignements secrets de l'église. Yanny remporta la victoire lors d'une audition précédant le procès. [note du traducteur: la secte fut finalement perdante et dut verser 2,5 millions de dollars à cet ex-patron scientologue, le bras droit d'Hubbard à l'époque, David Mayo; celui-ci est d'ailleurs le véritable auteur d'une grande partie des derniers cours et procédés de la scientologie - même s'ils sont signés d'Hubbard]

C'est alors que Yanny et la scientologie se séparèrent. Il explique avoir coupé les ponts en raison des tactiques qu'utilise le groupe contre ses critiques. La scientologie prétend l'avoir viré parce que ses "performances ne convenaient pas". Ils le qualifient de "démagogue anti-église".

Les avocats scientologues portèrent plainte contre Yanny, l'accusant de perversion et allégant des viola- tions de l'éthique professionnelle. Ils prétendent qu'il aurait transmis des informations confidentielles sur d'anciens membres scientologues en litige avec la scientologie. Il nie.

Ils l'accusent aussi d'avoir présenté des factures "extrèmement éxagérées", d'avoir travaillé sous l'emprise de drogues --affirmations qu'ils abandonnèrent ensuite.

Depuis le début de la mésentente, Yanny et ses amis disent avoir été l'objet de harrassement.

Il explique que son cabinet de Century City a été cambriolé quatre fois et que des docuemnts liés à la scientologie ont disparu, il dit avoir été espionné par une personne infiltrée par l'église comme secrétaire dans son cabinet, et ajoute que des détectives privés ont fait le pied de grue devant sa résidence de Hermosa Beach, s'esquivant quand il en est parti.

Jon J. Gaw, détective privé de la région de Riverside (Californie) qui s'est occupé de plusieurs recherches liées à la scientologie au cours des années passées, a expliqué lors d'une déposition (en justice) s'être servi de sept à huit enquèteurs pour surveiller Yanny, entre juin 1988 et mars 1989. Deux d'entre eux avaient pris une location dans une rue voisine de Yanny, explique M. Gaw, et suivaient Yanny dès qu'il mettait les pieds dehors.

Gaw a ajouté avoir appris que des détectives d'une autre agence louée par la scientologie avaient espionné Yanny à la même période. Cette seconde agence se servait d'une femme afin qu'elle habite à la porte d'à côté de l'avocat.

Lors d'une déposition, cette femme, Michelle Washburn, a expliqué avoir été engagée par Al Bei, ex-policier de Los Angelès ayant déjà travaillé sur des affaires liées à la scientologie.

Elle expliqua que Bei lui demandait de prendre note des va-et-vient de Yanny. Elle photographiait aussi tous les gens rendant visite à Yanny. Elle a dit avoir communiqué les photos et les notes à Bei, qui a refusé d'en parler.

A Bellaire, Ohio, la police qui avait fouillé la voiture de Maître Yanny pour chercher drogues et armes, découvrit plus tard que des enquèteurs privés venant d'autres Etats, dans quatre véhicules différents, suivaient l'avocat.

Le capitaine de police Robert Wallace a indiqué que l'un des détectives avait tenté de tromper la police lors de l'interrogatoire, en prétendant être sur place pour fournir une assignation à un habitant de la ville voisine.

Puis le détective avoua au Capitaine de Police avoir été engagé pour suivre Yanny, par le puissant cabinet d'avocats Williams & Connelly, de Washington, D.C, (avocat défendant des affaires scientologiques qui refusa de répondre quand on le questionna). Dans un rapport de fin 1988, il explique cependant n'avoir pas su l'histoire.

Yanny, de son côté, poursuit une tactique qui rappellerait le "pas de quartier, pas de prisonniers" de l'église scientologue.

Lui et ses alliés anti-scientologie ont soumis des déclarations sous serment au tribunal, discréditant l'église.

Début 1990, un juge de la Cour supérieure de Los Angelès admit que Yanny n'avait pas présenté des factures exagérées et lui accorda 154000 dollars de dommages et intérêts. Le juge est en train de décider ces temps-ci si l'on devrait autoriser Yanny à aider des personnes lors de leur litige contre son ancienne cliente, l'église de scientologie.

Yanny explique avoir accepté d'être l'un des avocats pour la scientologie car il croyait que les tribunaux ne donnaient pas sa chance à cette église controversée .

"Puis vint le moment où je me suis vivement rendu compte que la scientologie avait sa chance aux tribunaux, mais qu'elle refusait que qui que ce soit d'autre ait la même."