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Italie: perquisition au siège de
l'Eglise de Scientologie à Turin
ROME, 20 mai 2010 (AFP)
La police italienne a mené mercredi à
Turin (nord) une perquisition de neuf heures au siège de l'Eglise de
Scientologie, soupçonnée d'avoir recueilli et conservé des informations
confidentielles sur ses adeptes et ses ennemis, écrit jeudi le quotidien La
Stampa.
"L'hypothèse de délit est la violation de l'article 100 du code
de procédure pénale sur la protection et le traitement des données sensibles,
c'est-à-dire concernant la sexualité, les orientations politiques et la santé",
affirme le journal dont le siège est à Turin.
Les informations de La
Stampa ont été largement reprises par la chaîne de télévision en continu Rai
News 24 et d'autres médias.
Trois pièces fermées à clé se trouvant dans
le sous-sol de l'Eglise de Scientologie contenaient de nombreux dossiers "sur
les adeptes et les "ennemis de Scientologie" (...) magistrats, policiers,
journalistes et membres des familles d'ex-adeptes qui se sont battus pour
arracher ces derniers à l'Eglise fondée par Ron Hubbard", ajoute le quotidien du
groupe Fiat.
"La nature des documents et des dossiers saisis n'est pas
connue", reconnaît cependant La Stampa.
Il y a deux ans, une Française,
Martine Boublil, soeur d'un membre de l'Eglise de Scientologie en France, avait
été découverte par des policiers de Nuoro (centre-est de la Sardaigne), enfermée
dans une pièce remplie d'immon- dices. Retrouvée à demi-nue, elle dormait sur un
matelas infesté de vermine, selon la police locale.
Quatre Français, une
femme et trois hommes, présentés comme des membres de l'Eglise de Scientologie
et soupçonnés de l'avoir retenue contre son gré, avaient alors été arrêtés,
avant d'être libérés.
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