Sri Ram Chandra Mission (SRCM)

 Sri Ram Chandra Mission (SRCM)*

(Source : Les Sectes Etat d'Urgence. Centre Roger Ikor)

HISTORIQUE

Groupe hindouiste fondé en 1945 à Shahjahanpur (Uttar Pradesh, Inde), sous le nom du Maître initial: Shri Ram Chandraji Maharaj (1873-1931), surnommé Babuji. Il est rapporté qu'il aurait montré le moyen pour l'être humain de parvenir à la perfection spirituelle en une seule vie, tout en assumant une vie familiale et professionnelle normale: son " système amélioré de Raja-yoga " prit le nom de Sahaj Marg.

Le Maître actuel, Shri Parthasarathi Rajugopalachari surnommé Chariji - ne fut pas reconnu unanimement par les " précurseurs " de la Mission, ce qui provoqua une scission.

Filiale française : Shri Ram Chandra Mission France (SRCMF), association type loi de 1901 déclarée à Paris en juin 1986.

DOCTRINE

S'est donné pour buts et projets : "éduquer les masses et propager parmi elles l'art et la science du yoga simplifié pour s'adapter aux conditions et besoins de notre époque; promouvoir les sentiments d'amour mutuel et la fraternité universelle sans distinction de classe, de couleur, de croyance, de religion, de nationalité, de sexe, etc. [...]; fonder des institutions charitables d'intérêt public, telles que dispensaires, bibliothèques, salles de lecture, etc.". L'article 17 des statuts spécifie que "le Président qui est le véritable maître de l'Association exercera ses pouvoirs par le truchement du règlement intérieur, qu'il peut modifier à son gré, notamment par tout ce qui a trait à l'orientation spirituelle et philosophique de l'Association".

Le Sahaj Marg est présenté comme "Voie naturelle, nouvelle méthode d'entraînement, spécialement conçue pour répondre aux besoins de l'homme d'aujourd'hui". Méthode à base de méditation et de purification du coeur qui apporte à l'abhyasi (aspirant, disciple) "la force de vie originelle". Tous les besoins seraient couverts si l'abhyasi pratiquait naturellement le "souvenir constant de Dieu", la "dévotion et l'amour" (étant entendu que le guru, considéré "comme une personnification du suprême", devrait en être l'objet exclusif) et l'"abandon de soi". Sur ce dernier point, terrible explication dans Rôle de l' âbhyasi dans le Sahaj Marg par Ram Chandra : "Le moyen le plus facile et le plus sûr d'atteindre le but est de s'abandonner au Grand Maître et de devenir soi-même un mort vivant [...]. Ainsi donc, si l'on fait cadeau de son coeur: si l'on en fait don au Maître divin, il ne reste quasiment plus rien à faire [...]. L'abandon de soi n'est rien d'autre qu'un état de complète résignation à la volonté du Maître avec un complet désintérêt de soi [...]. En cet état un homme ne pense et ne fait que ce que la volonté de son Maître lui ordonne"

[Ndr : Grand Maître = Dieu, Maître = Guru].

Ram Chandra estimait que "si le disciple entre dans la sphère mentale du Guru, en lui abandonnant tout ce qui est sien, il ne faut que sept mois au Guru pour le transférer dans un monde plus lumineux". Il traitait la plupart des "chasseurs de disciples" d'"imposteurs professionnels qui sont une honte pour la nation et la religion et qui rôdent dans une complète impunité, trompant les ignorants et servant leurs intérêts personnels" : "Pour la plupart d'entre eux le métier de Guru Roi est très lucratif et leur assure un revenu énorme qu'il leur serait impossible de gagner autrement. En outre, ils exigent de leurs disciples le plus grand respect et le service personnel." (Le Sahaj Marg, une nouvelle tradition spirituelle, Ram Chandra)

On est étonné d'apprendre que l'abhyasi respecte et sert le Maître, dès lors qu'il le prie et "non pas Dieu". "Mais, lorsque ce même Dieu descend dans une forme de Maître, Il peut alors créer autant d'êtres semblables à Lui qu'Il le souhaite. Voici donc un de ces faits étonnants et incompréhensibles, le Dieu infini est limité, alors que le Maître fini est illimité. Pour en revenir à la question de la prière, voici encore une raison pour laquelle nous devrions prier le Maître et non pas Dieu." (Séminaire à Voranf, Allemagne, 1986)

Doctrine exposée dans les ouvrages de Ram Chandra et de Rajucopolarachi et de faible portée, si l'on en croit ce dernier : "donc, plus la personne est intelligente, moins elle apprécie les ce 0euvres du Maître . Les gens sans éducation, malheureusement, ne peuvent même pas lire Ses ouvrages. Si bien que nous nous trouvons devant ce fait [...] que le corps de l'enseignement ne semble servir à personne."

PRATIQUES

Méditation du matin (une heure), cleaning (ou processus de nettoyage) du soir, prière - méditation de la nuit (vingt minutes).

Le cleaning a pour but de se débarrasser volontairement des "impresssions de la journée" en imaginant qu'elles sortent "par l'arrière sous forme de fumée ou de vapeur".

Méditation collective chez les précepteurs ou en d'autres lieux d'entraînement spirituel, "chargés d'énergie".

Participation aux séminaires, en France et à l'étranger.

Rassemblements à l'ashram-château d'Augerans (39) en été (stages, initiations ...) et à certaines dates d'anniversaire (Basant Panchami : anniversaire de la naissance de Ram Chandra).

La vie en communauté n'est pas nécessaire; il paraît suffisant que l'adepte soit fidélisé par le souvenir constant du maître, guidé par son précepteur local, au besoin SOS-SRC le conseillera par téléphone.

Le disciple peut-il concilier abandon spirituel et maintien de ses attachements antérieurs, selon la doctrine pragmatique de Ram Chandra - En réalité, non. Chariji est explicite : "C'est l'erreur que commettent les personnes qui imaginent que, parce qu'elles ont rencontré le Maître, elles peuvent avec abandon poursuivre en partie lleur ancienne vie et aussi participer à la spiritualité. Elles pensent qu'elles peuvent suivre des pratiques spirituelles et aussi rester attachées à leurs vieilles habitudes. Ce n'est pas du tout possible." Il dit par ailleurs : "...Quand nous remplirons notre devoir envers le Maître, tout notre devoir sera accompli. Il s'occupe du reste dans notre intérêt. Il prend même soin de vos devoirs pour nous."

ORGANISATION

Siège mondial à Madras (Inde), ashrams en Inde, aux États-Unis, au Danemark : Centre européen de Yoga inauguré le 9 octobre 1988 au château d'Augerans, 39380 Mont-sous-Vaudray; siège social de la SRCMF à Paris.

En France, "centres d'entraînement spirituel", animés par des précepteurs, dans une dizaine de régions métropolitaines, à la Martinique et à la Réunion.

Effectifs : en France, approximativement 60 précepteurs pour 600 abhyasis.

RESSOURCES

D'après les statuts, les revenus de l'Association proviennent des cotisations des membres, donations publiques, intérêts bancaires et sources diverses. Les services spirituels de la Mission sont dits gratuits. Le château d'Augerans a été acquis en 1988 pour près de 2 millions de francs.

*Groupe inscrit sur la liste des sectes du Rapport 2468 de l'Assemblée nationale de décembre 1995

Sri Ram Chandra

Qu'est-ce que c'est exactement ?

(Source : ViaNice février 2001)

La Shri Ram Chandra Mission n'est pas un modeste club de yoga mais un mouvement sectaire international comptant plusieurs milliers de membres, il a été fondé en Inde en 1945.

La secte s'est établie en France dans les années 80, administrée par l'association loi 1901 au titre quelque peu anonyme de "SrcmF".

En 1988, la Shri Ram Chandra Mission inaugure son siège européen à Dole (Jura) dans le château d'Augerans acquis pour la somme de 2 millions de francs. Le château est vite rénové par les adeptes.

Elle s'implante ensuite sur tout le territoire. Il faut cependant attendre 1995 et le suicide collectif de Waco pour voir l'État français changer d'attitude vis à vis des sectes, le ton devient plus sérieux : la Shri Ram Chandra Mission est alors reconnue comme secte orientaliste "à tendance apocalyptique" dans un rapport parlementaire dont M. Rudy Salles était l'un des rapporteurs. Comptant plus de 2000 membres, le rapport parlementaire 2468 du 22 décembre 1995 la classe parmi les grands mouvements sectaires.

La secte Shri Ram Chandra Mission se donne pour but d'"éduquer les masses (...) promouvoir les sentiments d'amour mutuel et la fraternité universelle (...) fonder des institutions charitables d'intérêt public... etc." Ça, ce sont les buts de l'association tels que définis dans à la première page de ses statuts. En poursuivant notre lecture jusqu'à l'article 17 des mêmes statuts, on apprend que "le Président qui est le véritable maître de l'Association exercera ses pouvoirs par le truchement du règlement intérieur, qu'il peut modifier à son gré, notamment par tout ce qui a trait à l'orientation spirituelle et philosophique de l'Association". C'est déjà plus inquiétant, mais ce n'est que le début.

En menant l'enquête sur le Shri Ram Chandra Mission, la rédaction de ViaNice a essayé de retrouver des textes plus parlants. Au début, nous sommes tombés sur les préceptes classiques et communs à beaucoup de sectes : retrouver "la force de vie originelle", etc. Et puis, au fil de nos recherches, nous avons trouvé un texte beaucoup plus évocateur : "Le moyen le plus facile et le plus sûr d'atteindre le but est de s'abandonner au Grand Maître et de devenir soi-même un mort vivant (...). Ainsi donc, si l'on fait cadeau de son coeur: si l'on en fait don au Maître divin, il ne reste quasiment plus rien à faire (...). L'abandon de soi n'est rien d'autre qu'un état de complète résignation à la volonté du Maître avec un complet désintérêt de soi (...). En cet état un homme ne pense et ne fait que ce que la volonté de son Maître lui ordonne"

Peut-on pour autant adhérer au Shri Ram Chandra Mission et poursuivre une vie normale, garder le contact avec sa famille, ses enfants, etc ? "Ce n'est pas du tout possible." répond le même texte "quand nous remplirons notre devoir envers le Maître, tout notre devoir sera accompli. Il s'occupe du reste dans notre intérêt. Il prend même soin de vos devoirs pour vous. "

Sri Ram Chandra

Entretien avec Jérôme Rivière, conseiller régional PACA

(Source : ViaNice février 2001)

Jérôme Rivière, suppléant de Charles Ehrmann est conseiller régional PACA, et candidat, dans le 4ème Canton, de l'union de la droite DL-UDF-RPR.

Comment avez-vous appris l'existence de cette secte, il semblerait que son arrivée se soit décidée il y a déjà plusieurs mois ?

Je l'ai appris dans le courant de la semaine dernière, par l'intermédiaire d'habitants du quartier qui s'étaient renseignés sur l'identité des personnes qui devaient acquérir le local en question.

Quels sont vos moyens d'action ?

J'ai dans un premier temps récolté le maximum d'informations car il s'agit d'un sujet sérieux. J'ai téléphoné aux services de l'État qui est directement concerné. J'ai vérifié si les informations que l'on m'avait donné étaient exactes. Effectivement, il s'agissait bien de la secte "Shri Ram Chandra Mission".

A partir de là existe-t-il un encore un moyen légal d'arrêter cette implantation ?

Je crois aujourd'hui, d'après ce que je connais du dossier, et il n'est pas évident d'en avoir tous les détails, qu'il est possible de faire jouer la préemption, mais malheureusement il semblerait que les délais légaux ne le permettent plus.

Il semble que ce délai se soit terminé au mois de décembre ...

Effectivement c'est ce que l'on m'a dit aussi. L'important aujourd'hui c'est de se mobiliser. A Dôle, dans le Jura, qui était le centre européen de cette secte, les élus et les habitants se sont mobilisés et ont rendu la vie assez compliquée à cette secte pour qu'elle décide non pas de quitter les lieux, mais d'implanter son centre européen à Copenhague et de diminuer son activité à Dôle. Donc je souhaite par tous les moyens avertir les gens et leur montrer les dangers d'une telle implantation, sachant qu'effectivement à partir du moment où cette secte a un statut d'association loi 1901, les moyens sont peu nombreux pour les empêcher d'exercer son activité dans l'avenue Clemenceau.

D'après les informations que vous avez obtenues, quel est d'après vous le danger représenté par l'arrivée de cette secte au coeur du centre-ville ?

Je m'en réfère à ce qui avait été écrit sur le rapport parlementaire qui s'est intéressé aux sectes, elle y est qualifiée de dangereuse.

D'ailleurs M. Rudy Salles était rapporteur parlementaire ...

Il m'a lui-même confirmé à nouveau qu'elle était classée comme secte dangereuse.

Du côté de la mairie, quel travail est fait pour essayer de limiter les dégâts ? Un de vos rivaux, M. Verola, pense qu'il n'y a strictement rien a faire, est ce que cela est vrai ?

Ne rien faire est par définition contraire à un élu, si l'on est élu c'est justement pour essayer de prendre en main les difficultés que peuvent rencontrer un canton, une circonscription ou une ville. Je me suis retourné vers le cabinet du maire de Nice pour savoir quelles dispositions avaient été prises. Le maire de Nice a saisit le préfet à la fin de l'année dernière, c'est ce qui m'a été indiqué...

Selon nos informateurs, le maire de Nice, tout en décidant de garder l'affaire sous silence, a prévenu le préfet au mois de novembre, c'est-à-dire à un moment où il pouvait encore faire jouer son droit de préemption et ainsi empêcher la secte de s'installer ...

Exactement, c'est ce que l'on m'a indiqué aussi. En demandant au service de l'Etat quelles mesures ils étaient capables de prendre pour répondre à la menace que représentait cette secte, on m'a indiqué que le préfet n'aurait pas répondu. J'ai appelé le directeur de cabinet du préfet pour avoir une information de première main, il m'a dit qu'il était extrêmement embarrassé par cette affaire et qu'il reviendrait vers moi dans les prochains jours...

Selon certaines de nos sources, M. Jacques Peyrat devrait faire une intervention publique dans les jours à venir pour rassurer la population. Êtes-vous au courant ?

Non, j'ai moi même suggéré une intervention pour montrer que l'on était tous conscient du danger, les sectes c'est très grave et très dangereux. Il y a aujourd'hui
50 000 enfants qui sont soustraits au système scolaire normal et au système de santé publique en raisons de ce mouvement sectaire. C'est gravissime. Au moment où les parents abandonnent parfois leur mission de responsables, de modèles, vous avez des adolescents qui ont besoin de parler et qui se tournent vers ce genre de personnes qui dans un premier temps sont toujours très gentilles et ne vous demandent rien et puis tout doucement vous endoctrinent. C'est quelque chose sur lequel il faut être très attentif et ne surtout pas laisser les choses dans le silence, car c'est dans le silence que se passent les choses les plus graves.

Ils semblerait, selon nos sources, que les renseignements généraux aient déclarés dans l'intimité avoir "d'autres chats à fouetter en ce moment"...

J'ai eu les Renseignements Généraux, ils ne m'ont pas du tout dit cela, ils considèrent au contraire que cette affaire est très grave et très importante. Ils m'ont indiqué qu'ils surveillaient de près et qu'ils avaient alertés toute leur hiérarchie, ce qui nous ramène, en dernière instance, au préfet. Je voudrais ajouter quelque chose d'important, c'est que je ne comprends pas pourquoi tous les élus n'ont pas été informés, je ne suis pas élu du quartier aujourd'hui, mais par exemple le conseiller du 4ème canton, c'est Charles Ehrmann, il est par ailleurs doyen de l'assemblé nationale, ce sont des sujets suffisamment importants pour que l'on alerte les élus. Et M. Ehrmann lui-même découvre cela au détour d'une conversation !

La Shri Ram Chandra Mission - SRCM

Source : G.EM.P.P.I. BP 30095 - 13192 MARSEILLE - Cedex 20 - Tél. 049 10 87 222   
 Email : gemppi@wanadoo.fr

I/ HISTORIQUE D’UNE SUCCESSION DIVINE

1. Un fondateur

Samarth Guru Mahatma Shri Ram Chandraji Maharaj alias LALAJI est né en Inde en 1873. Selon lui, il sortit l'Inde des ténèbres et ressuscita la transmission Yoguique authentique et originelle. Manifestation de Dieu, il serait la puissance de la Nature incarnée sur Terre. Son accession à une vitesse foudroyante à la perfection serait un cas sans égal dans toute l’histoire de l’humanité. Il inaugure une nouvelle ère d’entraînement yoguique par transmission, et s’intronise Maître.

2. Trois successeurs

Un de ses disciples RAM CHANDRA, né le 30 avril 1899 en Inde, porte le même nom que son maître, sans lien de parenté avec lui. Alors qu’il était au pieds de LALAJI, (en 1922) il fut subjugué et découvrit en lui « Le Maître », à tel point que la Divine Présence de LALAJI s’établit d’une façon permanente dans le cœur du disciple.

Le 15 août 1931, le vénéré LALAJI meurt, il entre en état de « Maha Samadhi » : état d’absorption spirituelle, de libération, de vide, exempt de pensées et de conscience: c’est l’état divin, but suprême, la quête du Graal de tout adepte ou «abhyasi». Ce même jour, son disciple Ram Chandra se sent investi de la force du pouvoir suprême à l’intérieur et à l’extérieur de lui même. Son maître défunt avait fusionné en lui.

Les affaires de Ram Chandra, (dorénavant appelé BABUJI) vont bien, les disciples deviennent assez nombreux pour que le 31 mars 1945, il fonde la «SHRI RAM CHANDRA MISSION» destinée à rétablir le véritable Raja Yoga (yoga royal) par la voie naturelle : le Sahaj Marg.

Ainsi la voie naturelle et royale de ce yoga amène tout chercheur sincère à l’ultime réalité. C’est une complète réforme du yoga  hindouiste, « actualisé, épuré du superflu et de l’amalgame occulte et ésotérique dont il s’est chargé au cours de siècles », selon Ram Chandra. C’est une réduction du Raja Yoga à sa plus simple et plus pure expression: tout exercice physique, pratique occulte, rite et cérémonie ont été supprimés. Tout se passe dans la pensée. Pour cela  il est indispensable d’être dirigé par un « maître » patenté par la Mission S.C.R.M.

BABUJI meurt en 1983. A sa suite, un de ses disciples Shri Parthasarathi Rajagopalachari devient la nouvelle « Lumière » de la Mission et du Monde à laquelle il se dévoue depuis 1964. Il est le dirigeant actuel de la SCRM.

 La Shri Ram Chandra Mission - SRCM

Fondateur : LALAJI : Son nom et ses titres (grand maître, etc. …). Samarth Guru Mahatma Shri Ram chandraji Maharaj 

Successeurs : BABUJI, puis RAJAGOPALA CHARI

Avantages comparatifs de la SCRM sur tous les autres cultes et yogas :

* Restauration de la pureté originelle et l’authenticité du Raja Yoga que l’hindouisme traditionnel a perdu, du fait de nombreux amalgames et déviations.

* En la personne du «Maître», Dieu est sur terre, tout puissant, il supplante tous les autres gourous et offre la voie de la libération la plus courte et la plus facile qui soit : «La voie naturelle».

* Le SCRM est introducteur d’une nouvelle ère pour le monde.

La SCRM, à l'origine de la diffusion de l'enseignement du Sahaj Marg, a été classée comme mouvement sectaire de plus de 2 000 adhérents, dans le rapport parlementaire français « Les sectes en France » (1995). Mouvement de type hindouiste, son expansion date des années 70. Cela coïncide avec l'arrivée de Chari et le développement de la Mission vers l'occident. Le caractère le plus inquiétant de cette évolution est l'importance de la dépendance psychologique manifestée par les adeptes occidentaux envers leur maître. 

Si des ponctions financières sur les adeptes n'ont jamais été démontrées,  l'importance des investis- sements immobiliers réalisés par la Mission ces vingt dernières années trouve nécessairement son explication quelque part, même si elle nous échappe pour le moment.

Derrière des atours souvent très humanistes, la SCRM fait preuve de prosélytisme. Chari exercerait, selon certains témoignages, une pression psychologique  sur les précepteurs pour le progrès de la Mission. 

Un précepteur anglais rapporte son expérience et ses sentiments suite à un Séminaire à Manchester les 12 et 13 mars 1999 (C’est nous qui traduisons) : «Nous avons regardé le discours de Chariji du 1er Octobre 1996 en  vidéo, aux précepteurs  en Inde. Chariji y disait que les précepteurs ne travaillent pas assez et que leur manque de travail est une injure à  Babuji et à ses  projets …» G. Poulton - Natural Way (Automne 2000)

Chari, dans un discours à l'ashram de Mysore (Karnataka, Inde), le 16 février 2004, exhorte ses adeptes à se réveiller (C’est nous qui traduisons) : «(…) La progression du Sahaj Marg au Karnataka a été très lente (…) car il y a une trop grande tendance à attendre chez soi que les choses arrivent toutes seules (…) Je connais beaucoup de familles où le père est un abhyasi, alors que sa femme et ses enfants ne le sont pas et que cette situation perdure depuis 20 ans. Si un homme n’est pas capable d’amener sa propre  femme à pratiquer le Sahaj Marg, qui sera capable de le faire ? Je sais que les épouses sont très difficiles à mener, mais c’est la nature féminine qui veut cela, et nous sommes ici justement pour changer la  nature en commençant par notre propre famille. » Même chose à Bangalore le 26 septembre suivant : «(…) Karnata est un grand état. Pourquoi ne progresse t-il pas ? (…) Parce que c’est un état endormi (…) si vous dormez, vous avez besoin d’être réveillés»

Enfin, les compétences professionnelles et autres de certains adeptes laissent envisager l’existence naturelle d’un réseau de sympathisants et de soutien qui peut prendre parfois les formes de pratiques thérapeutiques holistiques dont nous avons souvent exposé les dangers dans plusieurs bulletins du GEMPPI. Nos bulletins N°43 «Hamer et la psycho généalogie», N°54 « Kryeon », N°61 «Santé et emprises sectaires» et N°63 «La kinésiologie et Terre’Enfant », en sont des exemples. Tous sont repris dans l’ouvrage de Jacky Cordonnier «Sectes, religion, santé» Document GEMPPI 2005, 360 pages, 20 euros (+ 4     frais de port)

3. Statistiques et implantation

Dans la Central Chronicle de Bhopal du 14 novembre 2003, journal indien sur le Net, on apprend que la SRCM aurait maintenant plus de 2000 précepteurs dans 78 pays. En 1995, elle comptait 1129 précepteurs pour 50 000 abhyasis dans 73 pays. Si elle est proportionnelle, cette hausse du nombre de précepteurs supposerait un effectif actuel de 85 à 90 000 abhyasis. Rappelons cependant que cette progression s'effectue essentiellement en Inde, les effectifs étant stables, voire à la baisse, dans le reste du monde.

D'après la SRCM, Lalaji a commencé à enseigner le Sahaj Marg dans le nord de l'Inde en 1895. A sa mort, il avait formé une dizaine de précepteurs et avait une centaine d'adeptes. Babuji a repris son enseignement vers 1945 et implanté la SRCM dans le sud de l'Inde. A sa mort en 1983, il y avait environ 180 précepteurs, presque tous en Inde.

En 1970, Chari devient secrétaire de la Mission, sous l'autorité de son maître Babuji. Les premiers abhyasis européens apparaissent en 1971, le premier centre extérieur à l'Inde ouvre à Nice en 1972. Cette même année, Chari entraîne Babuji dans un voyage en Europe et aux USA. Jusqu'en 2000, il ne cessera plus d'écumer l'occident. En 1995, Chari est à la tête de 1129 précepteurs (chefs et enseignants), dont plus de la moitié hors de l'Inde et de 50'000 abhyasis. En 1997, il en annonce 55'000 puis 75'000 en 2000. 

Mais depuis cette date, Chari renonce à la plupart de ses voyages hors de l'Inde et concentre ses efforts dans son propre pays. D'après lui, le nombre d'abhyasis indiens aurait été multiplié par trois en trois ans. En parallèle, on assisterait à une certaine stagnation en Occident. Toujours est-il qu'en 2004, la SRCM affirme compter 2'300 précepteurs et 200'000 abhyasis à travers le monde.

Hors de l'Inde, le taux de croissance serait à peu près de 5,5% en moyenne sur 10 ans, mais nul ces 5 dernières années. L'encadrement des abhyasis y est très élevé : un précepteur pour 10 à 15 adeptes (soit 10 fois plus qu'en Inde) et environ un centre pour 30. Ceci explique sans doute en partie la forte dépendance des abhyasis vis à vis du maître.

La France a été le pays qui comptait le plus d'abhyasis après l'Inde, avant d'être rattrapé puis dépassé par les Etats-Unis. La SRCM s'y est implantée dès 1972 avec l'ouverture du tout premier centre occidental à Nice. Une association loi 1901 a été créée en juin 86, alors qu'il y avait 600 abhyasis. Les effectifs ont continué de progresser (1 483 en janvier 94) jusqu'à la fin des années 90 pour approcher 2 500 et retomber brutalement à  1100 en 2003. Le taux d'encadrement n'a cessé de diminuer au cours de la phase de croissance, allant au delà d'un précepteur pour 15 abhyasis, pour chuter ensuite à moins d'un pour 10 actuellement.

Le nombre de centres a suivi la même évolution (40 en janvier 94, 57 en septembre 95, 177 en 2001 et seulement 39 fin 2004). L'ashram international d'Augerans, acheté en 1988, a été revendu en 2003. Restent trois ashrams régionaux : Montpellier acheté en 1991, Nice en 2001 et tout récemment Paris en 2004.

4. La hiérarchie

On dénombre 5 grades :

  • Le Maître Suprême ou Master : Tout vient de lui, l’adepte doit lui vouer une obéissance absolue.
  • Senior Précepteur
  • Précepteur : Dirigeant Local ou Enseignant
  • Précepteur assistant (aspirant)
  • Abhyasi ou simple adepte.

5. Exemple d’organisation en Provence

En plus des réunions hebdomadaires a lieu chaque mois une rencontre de tous les adeptes de la région. Cette manifestation mensuelle, se déroule en divers endroits de Provence, fixés en fonction des circonstances et des impératifs, par exemple : de manière à avantager équitablement les adeptes selon leur répartition géographique. Alternativement, Niçois, Toulonnais et Marseillais organisent ces réunions. Ceci permet aux adeptes des villes d’accueil d’inviter facilement leurs amis et connaissances, en donnant l’impression, par ce regroupement régional, que le mouvement est d’une importance et d’une vivacité considérables. Ceci permet aussi de créer un effet de groupe, propice pour générer de l’émotion et de l’émulation.


 COMMENTAIRES SUR LES INCIDENCES IDEOLOGIQUES

Selon l’Hindouisme et le Bouddhisme traditionnels, chaque être humain subit les conséquences des actions effectuées dans ses vies antérieures. Cette dette Karmique se règle au travers d’une multitude de réincarnations purgatives amenant à la libération. Cette libération est donc longue et difficile à acquérir, et demande à l’approche du but, une ascèse.

Par contre, selon la SCRM, un simple regard du Maître peut apporter la libération et la réalisation spirituelle. Ceci explique certainement le besoin des adeptes de rejoindre le gourou en Inde. Une seule vie d’obéissance totale et absolue au Maître de la S.C.R.M. coupe court au cycle infernal des réincarnations. Le plus frappant dans le système proposé par la S.C.R.M. est l’indigence doctrinale et philosophique entretenue chez les adeptes, sans rapport avec les systèmes religieux orientaux. La réflexion critique et l'autonomie de pensée sont idéologiquement étouffées dans ce mouvement qui prétend être révolutionnaire dans ses conceptions, mais qui en réalité, se résume à un commandement : «Sois éperdument obéissant au Maître, ne pense à rien d’autre».

En fait c’est du déjà vu ; c’est un produit oriental, de «l’hindouisme facile», comme il en arrive en masse en Europe se proposant aux occidentaux avides de sensations fortes et transcendantes, de stimulations dans leur routine, de résultats immédiats ne compromettant pas le confort et le mode de vie matérialiste ...

Ainsi, les religions orientales, souvent sélectives par leurs exigences spirituelles, sont exportées par des «marchands du temple», aplanissant toute difficulté et offrant un produit de masse très accessible, permettant d’obtenir une clientèle spirituelle très large.

Ainsi, le «Master» (Rajagopalachari) de la S.C.R.M. enseigne que 

«Dieu est simple et donc le chemin pour l’atteindre doit l’être également».

 «Dieu est Dieu, qu’est ce que Dieu peut-être d’autre ? On ne peut connaître Dieu, mais on peut en faire l’expérience ». Ici, Dieu s’éprouve subjectivement grâce à l’obéissance absolue à un Maître. C’est simple, en effet.


 Des écrits … 

Dans ce dossier, nous nous inspirerons notamment des extraits de plusieurs sites Internet faisant la promotion de la SRCM et de son gourou

1) http://essence-euro.org/iasp/wulliem.html

2) www.sahajmarg.org/languages/fr/smrti/education/articles/research/fr_res_art001.html

3) AIPS & Sahaj Marg http://essence-euro.org/iasp/isr97-e.html

4) Un mélange d'EFT et de Sahaj Marg www.shruticounselingservices.com/ 

5) Et d’un ouvrage emblématique du mouvement : «Parthasarathi Rajagopalachari - Mon Maître», Editeur: Shri Ram Chandra Mission France, 1986, où l’infantilisation de l’adepte est mise en évidence dans les extraits que nous avons sélectionnés, ils sont précédés de leur page de référence (c’est nous qui soulignons en gras et ajoutons des commentaires en caractères gras et en italiques) 

 La réflexion, l’intellect et la liberté personnelle sont des maux,
seule l’obéissance au Maître est nécessaire  

P.42 «Même l’éducation n’est pas nécessaire, tout ce qui est essentiel pour réussir est contenu dans la bonne volonté de l’Abhyasi à accepter le Maître pour guide et à poursuivre le sentier inexorablement … Ce concept de «bonne volonté»… tend vers la nécessité d’un abandon total au Maître

«Comme Master l’a répété avec insistance : pour que le travail du Maître réussisse, l’abandon est nécessaire …. Quelle devrait être l’attitude idéale de l’ABHYASI ? Selon les propres mots de Master : «Il doit être tel un homme mort entre les mains d’un habilleur funéraire» c’est-à-dire que l’Abhyasi doit être tel un corps mort, exempt de désir personnel, d’opinions personnelles, et complètement  dénué de toute résistance. Un tel abhyasi est un matériau idéal car il n’offre aucune résistance d’aucune sorte, pas plus physique que mentale, aux pouvoirs spirituels du Maître.»

P.66 «C’est pourquoi la destruction n’est ni bonne ni mauvaise en elle-même. Au delà des apparences, c’est le motif dont il faut tenir compte. Il ne doit y avoir dans l’esprit ni pensée destructive ni émotion. Cela est mauvais. Un soldat tue impersonnellement. Il ne connaît pas celui qu’il tue. Ses actes ne sont motivés ni par intérêt ni par haine personnelles. Il remplit tout simplement son devoir

«En spiritualité l’obéissance est de la plus haute importance. Quand une personne s’abandonne à un maître, cela signifie qu’elle le fait totalement sur tous les plans. Elle est devenue simplement un instrument entre les mains du Maître. Comment une telle personne peut-elle décider de ce qui est juste ou faux ?  Ici, seule l’obéissance est correcte

P.67 «Dans le travail spirituel, il n’est question ni de préférence ni d’opinion personnelle. Et si la nature  réclame la destruction, il faut qu’elle s’exerce. Si un instrument s’émousse et devient inutile, l’artisan le jettera et en prendra un meilleur…. Ainsi l’obéissance est la vertu la plus élevée. Après tout, Master qui travaille pour la nature et met à l’exécution les ordres venus d’en haut, c’est ce qui doit être fait …»

P.98 «Nous devons nous détacher de la connaissance et de l’intellect ... Elle a joué son rôle qui est maintenant révolu et le temps est venu pour elle de quitter la scène. C’est tout !» «Tout ce dont nous avons besoin maintenant, c’est de volonté ; la volonté d’agir et d’obéir au Maître dans le moindre détail de son instruction. Pour ceux qui ont eu assez de chance pour parvenir à cet état élevé, le Maître n’est plus un guide pour la spiritualité seule. Il est maintenant devenu le Maître de notre vie dans tous les aspects de l’existence …. Il n’y a pas de rôle qu’il ne joue pas dans la vie de l’Abhyasi. Il a pris l’Abhyasi totalement en charge.» «Nous obéissons tout simplement. La personne qui donne les ordres, en l’occurrence le Maître, assume l’entière responsabilité de tout ce que nous faisons. Nous ne sommes plus vulnérables au Monde. Alors un grand calme, une grande liberté nous envahit. En échange de la perte apparente de la liberté d'autrefois largement illusoire comme nous l’avons vu, nous recevons comme un don divin, la véritable liberté d’un état spirituel …» 

P.131 «Finalement une condition spirituelle des plus élevée est atteinte au moment où l’existence de l'aspirant est gouvernée dans sa totalité et motivée par la direction du Maître. C’est ici la position généralement acceptée dans le système du Sahaj Marg (voie naturelle).»

Voici une confusion entre la science et la croyance qui ressemble fort à une arnaque intellectuelle : la science, même à un haut niveau, est vérifiable, pas la croyance

P.43 «Dans la vie spirituelle nous demandons tout d’abord des preuves de l’existence de Dieu - Disons, la preuve de l’efficacité du système … Master dit que ceci est non seulement une fausse démarche mais de plus illogique. Il ajouta : « supposez que je veuille apporter une preuve, combien pourraient comprendre? Supposez que vous demandiez à un scientifique de prouver certains concepts abstraits, combien peuvent comprendre ce qu’il prouve ?» …

    Pauvres enfants d’adeptes, avec de telles croyances, leurs parents risquent de freiner leur désir d'apprendre, de poursuivre des études

P.98 «Nous devons nous détacher de la connaissance et de l’intellect ... Elle a joué son rôle qui est maintenant révolu et le temps est venu pour elle de quitter la scène. C’est tout !»

    Voici introduite la dictature du gourou : Bonjour les robots !

P.95 «Nous voyons alors que la liberté semble porter en elle les germes d’un désastre potentiel «Toute la formation pour mener une personne au niveau de l’adepte, semble finalement culminer dans la transformation de cette personne en un être instinctivement et totalement obéissant, aux ordres du Maître. Lorsqu’une personne a progressé jusqu’à ce niveau, il n’y a pas de réflexion, pas de raisonnement. Lorsqu’un ordre est donné par le Maître,l’activité nécessaire l’exécute immé- diatement, presque au niveau d’une action réflexe

P.97 «Tout ce qui est maintenant nécessaire c’est une obéissance aveugle aux instructions du Maître. Ceci seul, garantira l’heureux aboutissement de la quête spirituelle, rapidement et sans danger». «Ceci aussi nous permet de comprendre pourquoi dans le Sahaj marg aucune qualification … n’est requise … la seule qualification … est celle de la bonne volonté à suivre le Maître avec obéissanceLa liberté Nous l'avons volontairement, de tout cœur avec dévotion, abandonnée au Maître de notre âme (Ram Chandra).»

    Ce précieux ouvrage met en garde le lecteur contre les mauvais gourous ou les maîtres douteux, et ceci sur plusieurs pages.

    Pourquoi les adeptes acceptent-ils cela ?

    Que cherchent-ils ?  La fuite des exigences de la réalité : la famille, le travail … ? Ce passage de «Mon Maître» (P.28) peut être un élément de réponse :

P. 28 «Je me suis rendu à Shajahampur … et je séjournais avec Master. J’ai remarqué une chose en sa présence : pendant la durée de mon séjour, toute pensée ou tout souci concernant mon foyer ou ma famille s'évanouit au moment même où j’entre dans sa maison … toutes pensées concernant la maison, la famille, et en vérité le monde entier extérieur à l’Ashram, semblent quitter mon esprit, pour y revenir à nouveau, que lorsque je suis finalement ressorti de celui-ci. Cette absence totale de soucis, est une faveur, une bénédiction dont on n’a pas conscience tant que cela dure … (3 mois pour l’auteur)… La réception d’une lettre de chez moi me rendait soudainement conscient du fait que j’avais réellement un foyer quelque part … La Divine présence de Master …. Jouissant  d’une tranquillité qui est entièrement hors de ce monde»…

    Mais qui est le Maître à qui nous il faut abandonner liberté, personnalité et âme ?

Seul le Maître de la Shri Ram Chandra Mission est en mesure d'apporter la libération définitive. Entre les mains d’un autre maître il faudrait encore d’autres existences pour arriver à la réalisation finale, qui de toute manière aboutirait au Maître de la S.R.C.M.

Ainsi que nous pouvons le lire dans leur ouvrage de base «Mon Maître».  P.118 … « Si nous adoptons la bonne méthode sous la direction du Véritable Maître alors il n’est plus besoin d’autre vie … Une fois que vous trouverez le Maître et la méthode suivez-les sans relâcheLe succès est alors assuré».


 Mode de vie des adeptes 

En dehors de l’aliénation totale au Maître, il n’y a pas de pratique très rigoureuse à la S.R.C.M. pas de vie ascétique. Une vie de modération en toutes choses est conseillée. Le végétarisme est préconisé. Une méditation d’une heure le matin et un cleaning (sorte de méditation purificatrice) de 20 minutes le soir suffisent, dans une pièce réservée à cet usage.

La méditation consiste à imaginer que notre cœur est un soleil, une lumière en expansion jusqu'à n’avoir plus de limite, être tout dans le Tout. Evidemment, cette nourriture spirituelle se substitue chez les adeptes à leur liberté de pensée et de choix, et leur tient lieu de structure morale.

Un abhyasi : «Lorsque la sensibilité est éveillée, il y a un réajustement des habitudes incluant les habitudes alimentaires et comportementales. C'est un ajustement qui se fait en fonction de l'éveil de la sensibilité.»

(...)


 La SCRM : un moyen de développement personnel et psychologique ?

Ces dernières années, les formations en développement personnel sont devenues très à la mode, y compris dans le monde du travail, où l'on exige toujours plus de l'individu qui a tendance à stresser. N'importe qui peut devenir formateur ou créer un centre de formation, il n'existe aucun diplôme obligatoire pour ce genre d'activités. Ainsi au sein de cabinets offrant des prestations thérapeutiques holistiques, d'instituts ou de centres de formation pour le développement du potentiel humain, nombre d’abhyasis exercent leurs talents spirituels sous les étiquettes les plus variées, ce qui est une forme de prosélytisme homéopathique, mais efficace.

Le virus des pratiques thérapeutiques holistiques étant déjà bien répandu sur notre territoire, des adeptes du Sahaj Marg, ou du gourou de la SRCM ont opéré une mutation en se plaçant sur ce créneau commercial directement ou sournoisement selon les cas. Les uns, subtilement ou directement, feront le lien entre leur gourou et leurs activités de psycho généalogiste, ostéopathe, reiki, kinésiologie, Gestalt-thérapie, thérapies holistiques etc.  (Thèmes développés dans les publications n°43, 49, 61, 63 du GEMPPI)


 Un exemple de mutation de la SRCM : la psychiatrie spirituelle

Depuis longtemps, des adeptes psychiatres ont tenté de rationaliser le but suprême du Sahaj Marg au travers de leur discipline. On connaissait déjà le courant transpersonnel, voici maintenant la psychiatrie spirituelle. Donnons la parole au précepteur Ferdinand Wulliemier, l'un de leurs meilleurs représentants. Il se présente lui-même au cours d'un congrès sur la "Médecine du troisième millénaire" organisé par Stratégique (Conférence du 19/01/97 à Paris) : 

"Mon nom est Ferdinand Wulliemier, je suis établi comme psychiatre dans une pratique privée à Lausanne, j'enseigne à la faculté de médecine de Lausanne et également au Centre d'études de la famille, qui dépend du département de psychiatrie adulte. J'organise des séminaires et participe à cette conférence en tant que membre de l'AIPS [Association Internationale de Psychiatrie Spirituelle]. Je pratique la méditation depuis environ 12 ans et j'essaie d'intégrer ma pratique spirituelle dans ma vie quotidienne, entre autres professionnelle." 


 Quand la psychothérapie mène à la méditation  Sahaj Marg 
 
Est-il déontologique pour un médecin de procéder ainsi avec des patients en situation de faiblesse ?

Lors de cette conférence, il rapporte les résultats d'une étude qu'il a réalisée : « elle porte sur une population de 54 personnes, pendant une période de 8 ans, entre 1988 et 1996. Ces 54 personnes étaient des patients que j'ai suivi personnellement en tant que psychothérapeute et qui soit se sont mis à méditer ou méditaient déjà selon le système du Sahaj Marg yoga (...) on ne constate ni problème psychologique ni somatique notoire lorsque les personnes font une psychothérapie avant de se mettre à méditer.» 

"Quel est leur niveau évolutif, c'est-à-dire à quel niveau de fonctionnement psychologique peut-on les rattacher lorsqu'ils commencent à méditer ? Disons tout d'abord que selon cette estimation, presque un quart ont fait une psychothérapie avant de commencer une pratique spirituelle. Une bonne minorité d'entre eux, environ 30%, sont des personnes dites "peu structurées" : si je prends la classification psychiatrique usuelle on y inclura des personnalités borderline, borderline-névrotiques et borderline pré-psychotiques (...)". 

Les comportements scandaleux des gourous de sectes sont tout excusés. Rappelons-nous des accusations de viols, pédophilie, etc. dont ont été l’objet certains gourous.

Ferdinand Wulliemier nous apprend que la voie spirituelle est ce qui peut exister de mieux pour l'humanité, que le comportement dépendant et naïf de l'aspirant spirituel n'est qu'une apparence trompeuse, de même que l'amoralité ou un comportement aberrant du Maître spirituel n'est rien d'autre que l'expression d'une sagesse qui nous échappe (extraits de "Notre évolution involutive ou l'invertendo de notre croissance" - IASP, Vol.3, 1995). 

"Aux stades transpersonnels, l'observateur sera quelquefois choqué par certains comportements d'un Saint ou d'un Maître spirituel, qui peuvent paraître à nouveau amoraux, et donc correspondre à une régression psychologique. Or à ce stade, il s'agit en fait de transmoralité, qui bien entendu, repose sur une moralité impeccable : le Maître incarné peut être amené délibérément (et non pas pulsionnellement) à se mettre en colère, à faire quelque chose d'incongru, d'impoli, voire même de destructeur : comportements inattendus, apparemment aberrants, dont la nécessité ou la sagesse ne nous apparaissent souvent que (bien) plus tard." 

Ci-dessous, l’infantilisation des adeptes, soulignée plus haut, est justifiée par un psychiatre membre de la secte :

"Lorsque nous avons atteint le stade de développement appelé existentiel ou "centaurique" (...), alors ce qui est appelé ici "évolution involutive" a déjà commencé à se manifester. (...) Il permet d'envisager dans de bonnes conditions une croissance à proprement parlé spirituelle (…). A première vue, l'observateur pourrait donc penser qu'il s'agit d'un être dépendant, naïf, incapable de dire non. S'il connaissait cette personne avant sa transition réussie vers un état transpersonnel, il pourrait en conclure qu'il y a eu régression à un mode de fonctionnement infantile. Nous savons qu'il n'en est rien puisqu'il s'agit d'une pseudo-régression, d'une évolution involutive du moi séparateur, permettant à cet être spiritualisé de se vivre non-séparé, de vivre la véritable fraternité (...)." 

Toute la logique sectaire est ainsi psychologiquement justifiée, depuis la "régression à un mode de fonctionnement infantile" des abhyasis jusqu'aux pires agissements du Maître ... 


 Témoignages

Les témoignages suivants, parus dans la presse, ont attiré notre attention. Sont-ils l’expression de constantes comportementales ou de cas particuliers ?  (C’est nous qui soulignons)

« Ces deux femmes et cet homme se sont connus à Shri Ram Chandra Mission, à Montpellier. A eux trois, ils ont passé 25 ans dans cette secte hindouiste », relate Sarah Finger, dans la Gazette de Montpellier (N°522-Avril 98) 

Aline, acupunctrice, est rentrée en 1987 : « Déstabilisée par un divorce, j'ai rejoint leur groupe de méditation. J'ai commencé à travailler régulièrement pour eux. Ils me culpabilisaient, ont essayé de me séparer de mon nouveau compagnon. Un jour, ils ont condamné les psychothérapies autres que celles qu'ils prônaient. Là,  j'ai réagi, étant moi-même thérapeute.»

Elodie n'est pas rentrée dans la secte par le même biais : « Je souhaitais apprendre une technique particulière de respiration, et je me suis inscrite à un stage que proposait un psychothérapeute. J'ignorais qu'il appartenait à cette secte. Ce stage était épuisant. Lors des séances de respiration, nous inspirions et expirions très fort durant plus de 4 heures, sur une musique assourdissante. Le but de cette hyperventilation était de "sortir de soi", de parvenir à un "état de conscience modifié". Nous étions en transe, prêts à tout gober ; nous dormions très peu. Certains ont perdu trois kilos en un week-end. Nous avions signé un chèque de caution de 1 400 F qui était débité si nous partions sans nous justifier devant le groupe …»

Le psychothérapeute allait bientôt pousser Elodie dans la Shri Ram Chandra Mission grâce à une savante manipulation : «Il m'a dit que si je voulais devenir psychothérapeute, il était indispensable de suivre parallèlement une voie spirituelle. Cette voie était bien sûr celle de la mission.» 

Les psychothérapeutes membres de Shri Ram Chandra ramenaient les clients de leur cabinet libéral dans la secte, confirme Jean : «Ces psychothérapeutes avaient du pouvoir au sein de la Mission, car ils étaient censés posséder une double compétence, dans le domaine des soins et de la spiritualité.» 

Pour Elodie, l'expérience fut catastrophique : « Après deux ans, j'étais dans un état suicidaire, on m'a répondu que c'était normal. L'objectif était, en effet, de devenir un mort-vivant

Prosélytisme psychiatrique ou pas, la Shri Ram Chandra Mission recrute allègrement parmi les personnes psychologiquement fragiles. A tel point que Chari lui-même s'en est ému : « (...) nos précepteurs doivent être très prudents quand ils admettent de nouveaux abhyasis, afin de veiller à ne pas avoir ici des gens qui ne peuvent être aidés. Je fais tout spécialement allusion aux personnes qui ont des problèmes mentaux, et qui ont subi une thérapie dans des hôpitaux ou cabinets psychiatriques. Les cas de ce genre sont de plus en plus fréquents (...) » (Discours du 31/12/92).


 Les confessions écrites adressées au gourou divin

Ekstra Bladet - Lundi 13 septembre 2004  (Traduit du danois par Cyril Malka - www.etsectera.org)

Le journaliste d'Ekstra Bladet a, sous couverture, fait un tour dans le quartier général de la secte Shri Ram Chandra Mission au Danmark à Vrads Sande. 

- «Je dois focaliser sur la « lumière divine dans le coeur », disent-ils, pendant que moi, les yeux fermés, assis en tailleur et recouvert d'une couverture, je commence à m'ennuyer sérieusement. Lene, mon guide spirituel vers les voies divines, est assise en face de moi. Je suis sa nouvelle recrue spirituelle … Je me suis inscrit au séminaire «retreat» (retraite). Ce qui veut dire que je dois me replier sur moi-même, écrire des kilomètres de journal personnel et méditer plusieurs heures par jour…Après trente minutes, je ne suis toujours pas illuminé. Plutôt le contraire.

Lene m'interroge régulièrement et me demande si je ressens le Maître et ce à quoi je pense … Lorsque j'exprime un certain scepticisme vis-à-vis des aptitudes du Maître à projeter sa lumière divine, on m'envoie rapidement regarder une vidéo de la secte.

Le film présente un grand séminaire. On peut y voir plusieurs milliers d'adeptes venus de toute l'Europe se rencontrer à Vrads. Le Maître est là. Ses adeptes, fidèles comme des petits chiens, le suivent constamment, où qu'il aille. Même lorsqu'il dort ou travaille, ses adeptes s'assoient alors sur l'herbe près de ses appartements, afin d'être proches de leur maître.

- Il vous faut écrire votre état et vos progrès mentaux, explique George au groupe du soir. Ce soir, on apprend comment écrire son journal. Tout élève abhyasi obéissant doit, au moins une fois par mois, envoyer son journal, qui contient son développement mental, au Maître.

Très souvent, l'élève reçoit une réponse personnelle écrite par le Maître. Et personne ne s'étonne des facultés fantastiques du Maître. Celui-ci peut lire tout cela, le traduire, et écrire une réponse à la machine bien que la secte compte quand même quelques 200'000 adhérents dans le monde. Cela veut dire que le Maître doit lire quelques 6'700 lettres par jour afin de pouvoir être à jour.» 

 
Source : G.EM.P.P.I. BP 30095 - 13192 MARSEILLE - Cedex 20 - 049 10 87 222   
 Email : gemppi@wanadoo.fr

Articles de presse concernant la Sri Ram Chandra Mission

La secte Shri Ram Chandra Mission déménage de son château (AFP, 23 novembre 2001)

Ces pères divorcés, impuissants devant les sectes ... (Le Nouvel Obs - 6 juillet 2000)

Le juge fédéral Roland Schneider était membre de la "Sri Ram Chandra Mission" (SRCM) ! (Dépêche du Jura - 5 novembre 1996)

Un juge fédéral démissionne d'une secte indoue (24 heures - 3 octobre 1996)


Vidéo : Témoignage d'un père privé de ses enfants par la Sri Ram Chandra Mission ("CIEL MON MARDI" de Dechavanne - TF1 - 2001)  141MB